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par l'organisme maternel pendant la vie intra- utérine n'ayant pas encore été utilisées par Re de l'enfant (Kocher), — l'alimentation lactée n’exigeant qu'un pouvoir thyroïdien antitoxique moindre (Bourneville), — le thymus
pouvait suppléer dans une certaine mesure — ou bien à ce que les phénomènes intellectuels encore peu marqués et ne.
progressant que lentement à cet âge, ne se signaleraient que par une attention fugitive et une immobilité absolue. La
difficulté de l'allaitement et plus tard la marche et la parole ; lentes à s'établir et lentes à progresser viendront donner
l'éveil, puis, plus l'enfant avancera en âge et mieux on verra l'absence de développement intellectuel ; les instincts, même celui de la conservation, n'apparaissent pas non plus. La parole est nulle, l'enfant ne fait aucun mouvement : il est
assis, plutôt même affaissé sur une chaise : il ne fait guère. que respirer et digérer, aussi comprend-on qu'on lait
comparé en raison de cette vie végétative à une « plante ».
Le cas le plus intéressant qu'il nous ait été donné de rencontrer de ce type de myxœdème est celui de Jaffé et Saen-. ger' dans lequel la croissance du petit malade, d'abord
parallèle à celle de son frère jumeau (dont le poids à la naissance était «inférieur » de 200 grammes, et qui put par la
suite devenir un véritable « témoin»), manifesta son arrêt. au moment de l'installation de la marche etde la parole ; ce. malade, qui à douze ans présentait tous les signes du myxE=
dème, fut guéri par le traitement thyroïdien.
Si l'enfant devient myxædémateux un peu plus tard, dans
le cours de la première année, par exemple, il réalise ce qu'on appelle le »yrædème infantile précoce: ici aussi ily à un arrêt
de développement, mais le malade « reste enfant » à un degré
qui correspond à un àge un peu plus avancé : il diffère done
" Jaffé et Saenger ; Soc, méd. Hambourg, ?8 juin (Trib. méd., 20 juillet 1898).