‹ Du MyxédèmeChapitre 14 sur 52 · PE 7 MORE PS ER CAT · texte numérisé non relu

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du précédent au point de vue intellectuel en ce que nous trouvons déjà chez lui quelque instinct (cris pour réclamer sa nourriture) et même certains sentiments d'affection {il sourit à ses parents, est effrayé: par une personne étrangère) : son cerveau sera même capable de percevoir si on prend la peine de le « dresser », dit Combe, qui place son intelligence au niveau de celle . singe. La parole consiste chezeux en quelques monosyllabesreprésentant dans quelques cas des mots que l’entourage seul comprend: le langage n’entraîne aucun Jeu de physionomie. Du reste, les mouvements sont très peu développés ; le petit malade ne sera plus affaissé sur sa chaise, mais il y sera assis, impassible« avec un air de dignité digne d’un grand personnage» (Voisin.) : c'était du reste à son maintien « au bout d’une table qu'il avait l'air de présider, à son regard impassible et son extrème apathie » que le « Pacha de Bicêtre » devait son surnom : or, il appartient par {ous sés symptômes à cette phase du myxædème infantile ; le début de sa maladie aurait. élé marqué par un ns à quinze mois.

Si le myxœædème s'attaque à des enfants plus âgés, nous assisterons alors à l'évolution du #yrædème infantile tardif : Combe le place dans la seconde ou troisième année, Marfan' bien plus tard, vers sept ans: ce n’est là qu'une affaire de degré, il est sûr qu'on doit rencontrer toute une gamme de myxædémateux infantiles tardifs, chez lesquels l'intelligence séra de moins en moins atteinte, passant par les termes d’'idiotie incomplète, d’imbécillité et de simple débilité mentale : ils pourront avoir des sensations et des perceptions, mais ce qui les différeneiera surtout des types précédents, c'est que nous trouvons chez eux ‘un caractère dont l'importance dans lidiotie est si grande que Sollier à

À N ! Marfan ; Journal de méd. interne, 1900, n° 3, pag. 596,

pu baser sur lui toute une classification : c'est la faculté

d'aitirer leur attention; ceci joint à un léger degré dé mémoire permettra de les éduquer et même de leur com-

muniquer quelques sentiments affectifs. Dans les cas les plus marqués, la voir sera lente et traînante comme si « le

malade regrettait chacune de ses paroles » (Combe) ; — les”

mouvements des membres supérieurs sont lents et exécutés

«comme à regret » {Voisin:; de plus, le malade marche à

petits pas chancelants, pesants, quelquetois en se dandinant. Mais hâtons-nous d'ajouter que tous ces troubles et la

petite taille du sujet, qui les accompagne, seront bien moins

- maiqués dans d’autres cas, jusqu'à obliger le médecin à les

rechercher attentivement : ilsera même peut-être, dans cer-

tains cas, obligé de recourir à [a pierre de touche du traitement thyroïdien qui à pu amener le réveil progressif de

l'intelligence, de la parole et de la motilité : : cependant,

Marfan fait remarquer que le succès définitif sera toujours

moins marqué que chez l'adulte parce que le corps n’a recu

aucun développement, ni le cerveau aucune éducation, « le traitement améliorera, mais ne guérira pas ». Mais, dironsnous, s'il améliore seulement de façon à rendre possible l'éducation, le résultat vaut bien la peine d’être tenté.

Le crétin, « l'idiot crétin goitreux » comme l'appelle encore

Wagner, ne diffère en général que (OBL REA de lPidiot Se

mateux: la présence du goître n’est qu'une différence illusoire nous l'avons dit; du reste, le goitre peut ne pas exister chez

le crélin, et même la distinction étiologique de Brissaud qui : veut que le crétin soit toujours un descendart de goilreux a. déjà été attaquée. On retrouve également chez le crétin, au

point de vue des symptômes nerveux, une échelle progressive suivant l’âge auquel l’a atteint la maladie : dans la DMRARE des cas ce sera un enfant ou un adolescent, car bien qu'on en ait

signalé de septuagénaires, le crélin meurt jeune. Dans qu.

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