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le fait à ce que l’extirpation a été incomplète, sinon au. point de vue chirurgical du moins au point de vüe analomique, — où bien à la suppléance rapide et surtout croissante de l'organe enlevé: ces explications quadreraient |

fort bien avec la bénignité relative, la guérison souvent

observée des formes frustes. Les cas .frustes opératoires

. L' . » À ! Reverdin ; Congrès de chirurgie, octobre 1886.

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ce nu —

seront d'autant moins atténués qu'ils auront été provoqués

chez des sujets plus jeunes.

Dans le myredème infantile, nous retrouverons des formes

frustes complètes ou incomplètes ; d'une façon générale, elles seront faites des degrés les moins marqués dans l'échelle des symptômes cutanés, trophiques et surtout psychiques

que nous avons décrits au myxædème infantile. On peut se représenter des formes frustes correspondant à chacun des types cliniques : au nryxœdème congénital, une

intelligence, des mouvements, la parole lents à s'établir,

mais normaux ; la petite taille de l'enfant, sa croissance peu

rapide, son inertie physique et la répugnance qu'il éprouve

pour tout effort intellectuel, à moins que l’un de ces symp-

Lèmes ne l'emporte sur les autres. Mais c'est surtout aux

Lypes plus dgés que nous pourrons opposer des formes frustes déjà bien étudiées : elles en seront les cas extrêmes formant

* pour ainsi dire une transition entre le myxædème infantile le plus tardif et le myxœædème de l'adulte: cependant, elles

ne sont pas: toujours dues à ce que l’enfant a-été atteint à la fin de sa croissance, on peut plus souvent les voir succéder

à une sclérose partielle de la thyroïde ou à la suppléance

active, mais n'atténuant que partiellement l'absence com-

plète de la fonction thyroïdienne, comme le suppose Combe

qui décrit à ces malades une tête un peu forte, légèrement en pleine lune, aux paupières, aux joues et aux lèvres, un peu gonflées, reposant sur un petit corps trapu, car la erois-

sance est réduite à quelques millimètres par an; les extrémités sont légèrement. tuméfiées et eyanosées; le pelit

malade est sensible au froid, transpire peu, sa chevelure est clairsemée, la seconde dentition tardive, la langue nor-

. male; le parler,un peu rauque, est monotone et lent, cepen-

dant le visage est éclairé par un regard assez intelligent bien

qu'il y aitchez eux un peu d’ apathie intellectuelle, «le caleul

ir.

mental est difficile», mais ces enfants peuvent suivre leur classe «dans un rang moyen», dit Combe, — «bien au-dessous de la moyenne », pense Thibierge qui, le premier avait. soupçonné le die fruste de l'enfant, mais s'en faisait un tableau un peu sombre, les montrant « crétins » : au lycée, puis dans la vie, quoiqu'il reconnaisse chez cer tains d’entre eux une culture intellectuelle, mais aussi quelquefois une fatuité révoltante. Ë Hertoghe considère que le symptôme principal est 2: rt de lu croissance qui n'apparaîtra guère qu'«au moment de he -première communion, à l'occasion de laquelle l'enfant est comparé à d'autres du même âge » et peut-être — ajoutons- <4 nous — parce que la croissance qui ne suit pas une marche + progressivement régulière (comme l'a montré M. Delpeuch : a déjà subi chez les enfants normaux une poussée qui larend plus manifeste; à côté de ce signe primordial viennent le retard et les irrésulnrase de la première e dentition, une /147chelente à s'établir ; la constipation s ‘installe lavorisée par le relâchement de. la sangle abdominale, la peau est sèche et feuilletée, les ertrémités sont froides et moites, les organes génitaux malformés (monorchidie, varicocèle) : les végétations ‘ adénoïdes sont fréquentes ; quant à l'intelligence, elle est soit nulle, soit imparfaite, surtout du côté de la mémoire fimpos- ‘ sibilité d'apprendre l'orthographe et le calcul). à Nous arfivons ainsi par des degrés insensibles à certains = cas dans lesquels un groupe de symptômes l'emportant sur les autres finira par créer des formes frustes incomplètes, les symptômes nerveux cutanés où trophiques étant les plus marqués. On pourrait ainsi considérer le « myxædémaeux démyxædémalisé » de Thibierge® et surtout les trois

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di io de

€ 1 Delpeuch ; Presse médicale, 17 août 1898.

? Thibierge ; Soc, méd, des hôpitaux, 26 mars 1897 pag: 419,

cas de « myxœædème partiel » de Brissaud : nous savons que cet auteur lattribue soit à une simple diminution des . fonctions thyroïdiennes, soit à une atteinte limitée ou à la thyroïde seule (dystrophie prédominante), ou aux para- thyroïdes seules (troubles intellectuels). Mais, en général, ceux-ci sont les moins atteints: Pourneville parle d’un . myxœædémaleux qui n'était, au point de vue psychique, qu'un simple arriéré, et nous avons placé le cas de Marfan et Guinon sur les frontières du myxædème infantile tardif à cause de ses symptômes intellectuels. — Nous retrouverons de ‘ces formes incomplètes à côté de formes complètes dans la question encore discutée de l’infantilisme. L'arrêt de la croissance,qui est commun à ces infantiles el aux idiots myxædémateux, a amené Brissaud à émettre l'opi- nion que certains « infantiles » étaient des myxædémateux frustes. — Le terme d’/nfantilisme n'était pas nouveau : Lasèque l'avait employé et Lorrain en avait dans la préface de la thèse de Faneau de Lacour (1871) fixé les caractères (gracilité des formes, exiguité du thorax, petitesse de la taille, atrophie des organes génitaux) qui sont ceux d’une «juvénilité persistante », mais ils n'avaient étudié ce syn- drôme que chez les phtisiques: Cotard (1886) en fait une forme de: dégénérescence : Prouardel (1887) lui donne pour cause la sédentarité dans les écoles ou dans les ateliers au moment de la croissance; cher (1892) décrit sous le nom d’chermaphrodisme antique » une observation qui se rapproche fort de l’infantilisme myxæ- démateux ; Barety; Joffroy, Bourneville et Sollier, Cupitan différencient l'infantilisme des états similaires et Ch. Féré ! les classe suivant le retard dans le développement des caractères sexuels, ces caractères sexuels étant prunordiaur (orga-

| 1 Féré; Revue de médecine, 10 juillet 1893.

en *

nes génitaux) et secondaires (morphologie du corps, propor-

. £ y Le k 5 . > n , :

tions, développement relatif d'organes qui mont quun

rapport indirect avec la génération, caractère el tendances),

— « les armes et les charmes » (Vivier). — Le caractère pri= mordial est-il féminin et les caractères secondaires mascu- |

lins, on a le masculisme, — les caractères opposés donneront

le féminisme; — à un degré moindre masculisme et fémi- ? nisme créent le type androgyne; — l'infantilisme est aussi | un arrêt de dév eloppement, mais général, bien qu'il « porte | principalement sur les organes qui fournissent'les caractères |

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