‹ Du MyxédèmeChapitre 26 sur 52 · TS · texte numérisé non relu

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1 Cas récent de Quatrociocchi. Bull, dell. soc, Laucis degli osp. di Roma 1899, XIX,29.. Re * Meige ; L'anthropologie no 3, 4, 5 1895 (Revue A 1896, L pag. 280). Nouvelle iconograrhie de la salpétrière 1895. -

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nous serons en présence d’un homme; — dans le second ‘cas « le bassin s'agrandit, le visage et le corps à l'exception du pubis et des aisselles restent glabres, la peau reste fine, une épaisse couche de graisse enveloppe les reliefs museu- Jaires, la voix se renforce un peu, puis les seins deviennent volumineux »,. une femme s’est, « formée ». Tel est le développement typique, mais il peut être anormal et provoquer des malformations différentes (qui pour-

ront cependant s'associer) suivant l'organe ou le tissu qui est le plus atteint: osseux (nains, géants, rachitiques!, conjonctif (obèses) , musculaire (myopathiques),si c’est l’appareil sexuel nous aurons linfantilisme, qui sera donc le «syndrôme morphologique caractérisé par la conservation chez l'adulte des formes extérieures de l’enfance et la non-appa- rition des caractères sexuels secondaires » (Meige). — Il sera congénital où acquis suivant le moment où les organes sexuels auront été arrêtés dans leur développement; les = symptômes en seront d'autant plus marqués que l'atteinte

aura été plus précoce, mais ils seront toujours contenus - dans le cadre du « signalement » décrit par Meige : « Face arrondie, joufflue, lèvres saillantes et charnues, nez peu … developpé, visage glabre, peau fine et de couleur claire, cheveux fins, sourcils et cils peu fournis.

Torse allongé, cylindrique. Ventre un peu proéminent. Membres potelés, effilés de la racine aux extrémités. Une couche adipeuse d'une assez grande épaisseur enveloppant

tout Le corps et masquant les reliefs osseux et musculaires. Organes génitaux rudimentaires. Absence de poils au pubis et aux aisselles. Voix grêle et aiguë. Larynx peu saillant. - Corps thyroïde généralement petit. Un état mental infantile

(légèreté, naïveté, pleurs et rires faciles, trascibilité prompte mais fugace, tendresse excessive etrépulsions irraisonnées ». . Nous ne pourrons guère v ajouter aujourd'hui que les deux

oi caractères suivants : Grosseur relative de la tète ta au corps, ce qui est le caractère de la tête de l'enfant (Brissaud), caractère qui persistera chez l'infantile et PRHHIES ment aussi des modifications dans les rapports de la hauteur du tronc à celle de la taille entière et de la circonférence ; thoracique à la demi-taille (comme semble le faire prévoir | l'excellent article de M. Delpeuch sur la « période prépubère »). — Dans les cas les plus heureux l infantile-homme ne sera jamais qu'un « grand enfant »; nous savons que, - F'infantile-femme ne s’eu différenciera que par les organes . génitaux, qui même sont rudimentaires, et par certains caractères qui « paraîtront » plus marqués, comme de ne pas voir les seins se développer, la taille s’échancrer, le : bassin et les hanches s’élargir, les sentiments de coquet- + terie et de pudeur s'installer : l'infantile- femme restera . «une grande fillette » (Meige).

Si la nature fait un pas de plus dans sa marche rétrograde, elle amènera chez nos infantiles le développement des «attributs seruels secondaires du sere opposé ». L'infantilisme-mâle sera alors devenu du féminisme, tandis que l'infantilisme-féminin deviendra du masculisme où virilisme : M. Meige a merveilleusement décrit l'un et l'autre type. L'infantilisme que nous connaissons dans ses caractères principaux devait recevoir un «regain d'actualité » du fait des études récentes sur le Myxædème. Celui-ci agit, en effet, sur l’enfant, en le maintenant à l’âge où il l'a frappé tant au point de vue physique qu'intellectuel, le faisant «rester enfant totalement, corps et âme, absolument et pour tou- > jours » (Brissaud), — et qu'est-ce que l’Infantilisme? C est « la persistance des caractères fondamentaux de l'enfance à. un âge où l’on n’est plus enfant ».

L'infantilisme myxædémateux ou « dysthyroïdien » (pour à éviter de le confondre avec le myxædème infantile, qui est …

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Le syndrème myxœædème développé chez l'enfant) n’est déjà - plusune maladie, c’est « une manière d'être, un fait acquis » . qui se manifestera par «la persistance des attributs morpho- + logiques-et fonctionnels de l'enfance » : il est « absolument .: compalible avec l’état de santé parfaite » et surtout avec une intelligence bien développée (tel le cas de MM. Meige et Allard) et mème supérieur à la normale (tel le cas rétros- … pectif de Simon Paap qui « outre le hollandais parlait faci- . Jement le francais et l'anglais »). — Il se rattache d'autre partpar des lransitions peu sensibles au myxœædème infan-

Lile, un Lype intermédiaire étant créé par certains ayriérés … myredémaleur «au visage légèrement bouffi, au teint bla- fard, aux poils rares, ne possédant que de tout petits lobules thyroïdes et dont l'intelligence est simplement bor- . née, qui sont des idiots myrædémaleur mais {rès supérieurs »

‘ (Brissaud). Le cas de Marfan et Guinon ne s'éloigne guère de ce type. Supprimons de plus en plus l'ædème et le ralentis-

sement des mouvements, élevons la pensée et nous retrouverons tous les degrés de l’infantilisme, réglés par l'âge des = sujets et l'importance de l'insuffisance thyroïdienne. — Cet infantilisnie dysthyroïdien est l'œuvre de Brissaud'; c’est pour lui l’Znfantilisme idéal, aussi en sépare-t il nette- - ment l'awtre infanlilisme, le seul connu auparavant et qui maintenant passe au second plan sous le nom d’Infantilisme du type Lorrain » : celui-ci reconnaîtrait pour cause la tuber- -culose (Faneau de Lacour. Th. Paris; 1871), la lèpre (Jeanselme, Presse Medicale; 1897), le paludisme (Lanceraux,

PE ÿ 2 Sem. méd., 1893), Le rétrécissement mitral (Gérard Th.,

ë, Paris, 1894, Gilbert et Rathervy, Presse méd., 9 et 12 mai - 1900), l'hérédo-syphilis (Fournier. Th. Paris, 1898), l'héré-

dité alcoolique, saturnine où morphinomane, le sulfure de

1 Meice ; Nouvelle Iconographie de la Salpétrière, 1898, pag. 105.

Rate carbone et le mercure (Legendre, à Tr. Path. gén., dè Bouchard, 1895, L. 357) ; on peut y joindre la sédentarité dansles

écoles ou les ateliers de Brouardel; la cause serait, dans tous

les cas, comme l'indique Vivier, un trouble de la nutrition résultant soit d'une mauvaise alimentation, soit de l’insuffi -

sance des conduits nourriciers (anangioplasie). Les causes |

des deux infantilismes seraient done différentes ; plus diffé:

rentes encore sont leurs formes : ici nous n'avons plus, en :

effet, «la persistance des caractères infantiles » stbien décrits :

par M. Meige, mais nous avons affaire à de «petits adultes » | (Brissaud), à une véritable «réduction à l'échelle» (Meige)

de l'aspect morphologique que présenterait un individu normal à l’âge réel du sujet, Ce n’est plus un «grand enfant»,

c'estun «gringalel», selon Pexpression de M. Meige qui à eu l'heureuse idée dedécrire cote à cote deux infantiles, lun

dysthyroïdien, l’autre du Lype borrain!.

Ce dernier à 17 ans paraissait en avoir 410 à 12, mais sa

tête est pelite el le tronc presque proportionné: 1l mesure

1"40, et son Lour de poitrine én égale presque la moitié,

Les épaules sont larges, le bassin étroit et les reliefs musculaires bien marqués ; il lui manque un peu de la pilo-.

sité du mâle, quant aux organes génitaux, ils sont bien conformés, peu volumineux, ilest vrai, mais proportionnés,

du reste «toutes les parties de son corps ont subi les trans- Formations qui font passer de l’habitus de l'enfance à la |

morphologie de l'adulte, à celà près qu'elles n’ont pas obéi aux lois générales de la croissance»; l’ enfant est devenu « un homme en miniature» (Meige). nur

La radiographie est venue, elle aussi, avec Mige els Allard, apporter son contingent au diagnostic: chez l'in

! Brissaud ; Infantilisme myxædemateux et Fees des infantiles, Leçons >

cliniques, 1899 pag. 417 et 143.

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