‹ Du MyxédèmeChapitre 27 sur 52 · PARA TN ME U · texte numérisé non relu

PARA TN ME U

| — 99 — E fantile du type Lorain Vossification parait prématurée Pétat des cartilages de conjugaison ne s'éloigne pas k po de celui que l’on rencontre chez les sujets du même àge réel, mais est beaucoup pins avancé que celui > qui devrait exister à son âge apparent: c’est un acheminement vers l'ossification précoce des cartilages signalée par Springer el Serbanesco et constatée par E. Fournier dans la syphilis héréditaire ; ; — nous savons par opposition qu'Her- Ltophe a décrit dans arntone myrædémaleur une ossitication retardée : dans le cas de Meige, Le développement et la

Les

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. soudure des cartilages ne sont guère plus avancés que l'âge apparent du sujet (enfant de six ans de la même taille), mais s'éloignent fortement de ceux que l'on rencontre habituel- 2 lement à l’âge réel (dix-neuf ans pour ce malade). Ajoutons que dans des cas de ce genre — et ceci a son importance au point de vue du pronostic - — on a pu «voir» le traitement = thyroïdien faire «vieillir le squelette de plusieurs années en quelques mois» {Raymond\.

La eause, l'aspect, l'examen radiographique et les résul- Lats thérapeutiques sembleraient donc donner raison à Brissaud, quand il envisage deux sortes d’ infantilisme : nous en

avons vu les différences, mais il y à aussi certains points de ressemblance : l’exiguité de la taille les rapprochait déjà,

Brissaud lui-même à de plus indiqué un point de contact

en décrivant l'union de lune et l’autre forme sur un même de sujet (atrophie thyroïdienne, tHperoulose héréditaire et alcoo-

lisme personnel).

Mais c'est surtout Herloghe* qui rapproche le plus les

deux infantilismes : il les rapproche au point de les confondre au point de vue étiologique; il en donne comme pans : «4° la coexistence dans la même famille des diffé-

et Hertoghe ; Bull, acad. roy, de Belgique, 30 octobre 1897.

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rents types de l'infantilisme (obésité, chondro-dystrophie, rachilisme, myxœædème); 2° les antécédents dysthyroïdiens des parents (maladie de Basedow, asthme thyroïdien, ménorragies); 3° les effets thérapeutiques exercés sur ces différentes formes d'infantilisme par l’ingestion des produits thyroidiens ». Hertoghe ne voit dans les «anangioplasies» que le résultatet non la cause de l'infantilisme ; il en conclut donc : l'infantilisme est un el sa cause initiale est d'origine dysthyroidienne ». Tuberculose, rachitisme, chondro-dystrophie, syphi= : lis héréditaire, sténose mitrale ou congénitale de l'aorte, albu- » | minuries infantiles, nicotinisme et alcoolismene sont que des causes indirectes de l'arrêt de croissance, elles commencent par frapper la thyroïde ou sa sécrétion ; elles peuvent i APS mer à l’infantilisme un « cachet pathologique spécial », mais on retrouvera dans toutes les formes d’infantilisme « des. | lignes communes et des analogies frappantes ». La croissance, et le développement des organes génitaux, qui n’en. est qu’une modalité, sont précédés d’une « hypertrophie de. la glande thyroïde qui se traduit par une sécrétion tyroi- | dienne plus abondante ». — Nous citerons sans les interpréterles formes frustes d’infantilisme décrites par Hertoghe el limitées à l'appareil sexuel, vocal ou visuel, aux systèm pileux ou dentaire, à certains organes comme la vessie. —

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Mais nous voulons signaler deux points bien mis en lumière par Hertoghe, qui a étudié à diverses reprises" les retiens entre la thyroïde et le développement : le premier concerne le traitement : il indique la cure possible de tout infanti= lisme par les produits thvyroïdiens, à la condition d'agir avec prudence, la tuberculose seule serait une contre “indien. tion — le second règle l'opportunité du traitement en même -

1 Hertoghe ; Acad. roy. de Belgique, 1895, pag- 897, ee pag. e 1807 | pag. 701.

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| ol lemps qu'il vient aider puissamment le diagnostic, nous l'avons déjà rencontré : c’est la preuve donnée par la radiographie de l'arrêt de la croissance ; tant que dure la croissance, les cartilages de conjugaison non ossifiés sont traver-

Sés facilement par les rayons X, ce qui se traduit par une.

ligne claire à leur niveau sur les épreuves positives : la possibilité d'une reprise de l’évolution physiologique est basée par Hertoghe sur [a persistance de ce caractère vraiment scientifique ; il est aussi plus constant que l’âge du sujet, puisqu'on a pu le voir chez des myxædémateux de6, 14, 18, 27 ans et obtenir dans ce cas un bon résultat thérapeutique (Ces caractères radiographiques ont été observés récemment par Joachimsthal" sur une troupe de huit nains, infantiles, probablement myxœdémateux). Car c'est dans le myxædème qu’on rencontre l’ossification la plus tardive, dans le rachitisme elle est précoce, aussi les résultats du traitement seraient moins satisfaisants. = Hertoghe ne reconnaît qu’une cause à l’infantilismel'hypothyroïdie; Brissaud admet deux types d’infantiles : dysthyroïdiens et anangioplasiques; Vivier? paraît y ajouter un troisième groupe, en mettant à part les infantiles créés par

Je rachitisme et le surmenage : il reconnaît néanmoins que

l'insuffisance thyroïdienne est la cause la plus générale et la plus active et qu’elle se superpose presque toujours aux deux autres causes dont «la coexistence avec l’infantilisme n’est pas constante et dont l'effet certain est d'en modifier la morphologie ». ere

D'autres troubles trophiques peuvent également venir masquer un peu l'infantilisme en s’associant à lui. Parmi les cas les plus intéressants citons ceux de Siegert? qui sont 1 Joackimsthal ; Réunion des nidechs Allemands, 19 novembre 1899.

B Vivier ; thèse Paris 1888-89 n° 169. À 3 Siegert; Munch, méd. Woch (1898). Presse méd, 1898, pag. 336).

probablement les quatre e seuls cas d ostéomalacie signalés chez l'enfant : les petits malades (3 filles et { garçon) avaient ’ tous l'habitus infantile, — et celui de M. le professeur Grasset', d'un homme squelelte où mieux momie » qui joi- à - gnail à de l’infantilisme une selérodermie généralisée con génilale avec atrophie musculaire (le corps US n “était pas nettement perceptible). :

Une relation étroite existe entre la Thyroïdie et l'infanti-

lisme; c’est ün PO que lon doit reconnaitre quelle que. soit l'opinion qu'on admette de Brissaud où d’Hertoghe ; aussi a-Lon rapproché linfantilisme du Myxædème : TH berge”, qui avait deviné ces rapports (en 189), a depuis. publiéun cas d'infantilisme myxædémateux ; ileroit qu ‘Her-. toghe a « poussé les choses trop loin » en mettant tous les cas d'Infantilisme sur le compte d'une altération thyroïdienne et pense que l'Infantilisme myxædémateux est un. degré intermédiaire à l'Infantilisme proprement dit et à l'Idiotie myxædémateuse. Il partage done l'opinion de Brissaud, de même Aaymond dans ses derniè ères or clini= ques.

L'Infantilisme a souvent été rencontré également, chez les | crélins et les goitreur (Brissaud). Le fait avait du reste été remarqué par Broca (ix Traité de Duplay et Reclus, 1801) que « chez le crétin complet la puberté ne s'établit pas»:il ne saurail nous surprendre après la description parallèle que nous avons donnée du myxædème infantile et du crétinisme. - Nous retrouverons done l'infantilisme et les autres Pornic de crélinisme fruste parmiles éfats crétinoides qui viennent a +

‘a suite de l'échelon des crétineux. Rappelons à ce propos i la remarque faite par ARegnault* ? la Commission sarde

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{ Grasset ; Nouvelle Iconographie de la Salpétrière, 1806, pag. db Te ? Thibiergo; Soc. méd. des Hôpitaux, 28 octobre 1898, pag. 699, * Regnaull; Bull. Soc, anthropologie, 1896, VII, pag. 387;

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Le Myxœdème associé au goître exophtalmique

Le myxædème peut done devenir d’un diagnostic difficile

du fait de l'atténuation de ses symptômes; il peut le devenir

également si les symptômes d'une autre maladie viennent 4

se joindre aux siens: on peut, en effet, le rencontrer en clinique associé à d’autres maladies aiguës (nous l'avons vu interrompu par la rougeole dans le cas de M.-le professeur Baumel) ou chroniques. Mais l'association morbide qui

offre certainement le plus d'importance est celle du.

myxædème avec le goître exophtalmique en raison des relations qu'on à indiquées entre les deux affections. Nous savons, en effet, que pour certains la #aladie de Basedow est toujours, et dans tous les cas, opposable au myxædème dans ses symptômes, ses lésions, son traitement, partant sa pathogénie (théories {hyroïdiennes) ; — pour d’autres auteurs, certaines formes seules auraient leur origine

dans la glande thyroïde qui donnerait le symptôme primitif, agirait par une déviation de sa fonction et par son ablation

amènerait la guérison (goîtres secondaires) ; = pour d’autres

enfin la rade n'agirait que secondairement, soit que les

centres nerveux impressionnent directement la glande (théories nerveuses), soit que celle-ci soit alteinte par une action

réflexe, partie d'un point quelconque du grand sympathique

qui unit les centres nerveux à un immense domaine périphérique dont la glande ns fait parte (théorie SyMpalique).

La glande thyroïde est done le ane souvent intéressée

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- dans le goître exophtalmique, simple symptôme pour les

uns, cause pour les autres. Examinons là, rapidement comme symptôme, comme mode de traitement et voyons les

théories pathogéniques qu'elle a inspirées. Re Comme symptôme, le goître à été décrit accompagnant

, l’exophtalmie dès 1821, par Demours et a fait partie, dès la création de la maladie de Basedow, de sa triade symptomatique. Il est vrai que les descriptions qu’on en à données

ne sont pas toujours comparables : {tantôt c’est une véritable Tumeur ayant {ous les caractères d’une dilatation vasculaire,

- ne se distinguant guère d’une anévrysme : elle présente un

soulèvement à chaque battement cardiaque, du tbrill, un souffle continu avec renforcement systolique, elle peut

atteindre en quelques jours, en quelques heures même, les dimensions d’une tête d'enfant, aussi Joffroy/ Progrès Médical

1893) l’a-t-1l comparée à «une injection de sang sous pression dans la glande », Letienne (Debove et Achard) à «une véritable apoplexie thyroïdienne » ; —ailleursnousauronsune

simple hypertrophie thyroïdienne uniforme ou dessinant la

glande, mais de la simple grosseur d'une orange et sans

signes de dilatation vasculaire bien marquée ;— dans d’autres

cas, nous pourrons avoir un corps thyroïde normal ou même

atrophié, il est vrai que quelquetois ceci n'est qu'une appa-

rence, Car un Corps thyroide peut doubler de volume sans

ue l'examen de la région révèle rien d’anormal » (Joffroy): : : 6 —- où même encore, on peut avoir affaire à des goîtres rétro-

trachéaux que dénoteseuls Le signe indiqué par Bérard / Thèse

Lyon, 1897), absence de la crépitation étouffée, due proba-

blement au frottement du bord postérie eur du ne Ehv-

roïde sur la colonne vertébrale, quand on déplace transver-

salement le larynx ; — ajoutons en terminant que la maladie

de Basedow est celle qui présente le plus de formes frustes

Ja sclérose interslitielle qui étouffe l'élément elandulaire :

(par disparition d'un ou plusieurs symptômes cardinaux): |

le goître manquera dans 1/5 (POIDS dans la moitié des cas

(Boinet). : Rs

Les lésions thyroïdiennes ont été, elles aussi, décrites de” facons un peu différentes : la plupart des auteurs ont bien. noté une augmentation des surfaces épithéliales, la disparition de la substance colloïide ou l'abondance d’une subs-. {tance colloide altérée, la sclérose du tissu interstitiel, mais : tous les cas ne reproduisaient pas exactement la «cirrhose * hypertrophique thyroïdienne » de Brissaud. Certains auteurs (Farner) avaient vu des lésions diverses dans des cas diffé-. rents. Soupault concluait, malgré l'observation d’un- véri-. table « polyadénome thyroïdien » à l'hyposéerétion à cause ” des lésions destructives de la-glande: chez sa malade qui. était morte à la suite de la thyroïdectomie, la sclérose interslilielle n’était qu'à son début. Boinet! à émis à ce sujet uné opinion éclectique qui pourrait bien mettre tout le monde d'accord: il pense qu'on peut trouver des lésions. variables suivant la période de la maladie: au début, on à une prolifération épithéliale avec intégrité des vésicules thyroïdiennes marquant la suractivité fonctionnelle ! de la thyroïde, — plus tard, apparaissent des kystes et:

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