‹ Du MyxédèmeChapitre 29 sur 52 · PEN PER · texte numérisé non relu

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artérielles, puis une prolifération alvéolaire, et dans les cas … extrèmes (hypertrophie thyroïdienne), des lésions de thyroidite interstitielle et même la disparition de toutes traces d’alvéoles. Ballet et Enriquez rapprochent ces résultats de la maladie de Basedowet concluent à « un trouble de la sécrétion du corps thyroïde (vraisemblablement la simple Hier sécrétion) », mais « secondaire à toutes les causes morales ou physiques (infectieuses ou toxiques) . agissent sur le: système nerveux, particulièrement sur la bulbe'». Canter © (1895) a pu produire chez le chien l'amaigrissement, Ja | diarrhée, des vomissements, la paraplégie ; — et dans un Fa du tremblement, la tachycardie, une augmentation de la désassimilation. — L'expérimentation a été plus loin : elle » est entrée dans le domaine humain: c’est ainsi qu'en mars | | 189%, M. Gagnebin, candidat en médecine à Lausanne !, « ayant volontairement absorbé un lobe de thyroïde de mouton par jour, pendant neuf jours, éprouva de violentes : douleurs dans les jambes, de la céphalée, de l'insomnie, + un tremblement très marqué, des palpitations violentes, de : la tachycardie (130-160), dès congestions, des sueurs abon- à dantes, de la fièvre, une grande surexcitation et enfin, une.

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1 Cité par Combe, Revue médicale de la Suisse romande, 20 juin 1897. fre

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… Une malade de Doyen ?, après avoir subi la thyroïdectomie,

se donna de nouveaux accidents oculaires et cardiaques par nne médication thyroïdienne intempestive. Citons enfin un malade de No{{haft ?, qui pour maigrir plus vite, absorba en six semaines mille tablettes, contenant chacune 3 gr. de

thyroïdine et provoqua, de par lui, une intoxication {hyroi-

dienne aiguë, caractérisée par un amaigrissement rapide (30 livres), une exophtalmie et un tremblement très marqués, des battements et de la Lachycardie (120), de la toux et de l'insomnie, de la polyurie et de la glycosurie, un gonflement du cou (sans que la thyroïde part particulièrement arectee symptôme qui avec exophtalmie persistèrent six mois après la suppression de la cause toxique: — Les

symptômes du thyroidisme se rapprochent donc de ceux du goître exophtalmique, doivent-ils être identifiés? Malgré des résultats contraires de Hutchinson, qui par linjection de 3 gr. 5 à 4 gr. 5 de substance colloïde {ce qui correspond à 14 gr. de glande thyroïde fraîche), n’a produit chez deux femmes, ni palpitations, ni {achycardie, ni modification du corps thyroïde, — on serait tenté de le croire et d'accepter Ja principale des théories thyroïdiennes que nous allons rapidement examiner.

1 Thèse de Toulouse, 1896 Cité par M. Mossé. Rapport, pag. 82, 2 Doyen; Congrès de chirurgie, 1897, pag. 292. 3 Notthaft ; Centralblatt fur innere med, 16 avril 1898 (Gaz. des hôp., 1899

pag. 647). < Hs 2 | 8

— 114 — ee = Ces /héories pathogéniques, qui rapportent la Maladie de Basedow à un vice sécrétoire de la thyroïde, sont de date récente : Gauthier de Charolles' les a entrevues en 1885, et en 1890 il admet que, si une lésion bulbo-protubérantielle suffit à expliquer tous les symptômes, l'intoxication est - nécessaire pour expliquer la cachexie basedowienne ; l'auteur. n’est pas exclusivement « thyroïdien » puisqu'il soutient en même temps la théorie de la névrose, de plus c’est à l° hypo=

thyroïdation qu'il se rällie, « une atrophie fonctionnelle

correspondant à l'hypertrophie de la glande ». Cette théorie de l’hypothyroïdation à l’aide de laquelle on a voulu si quer l'association du myxœædème etde la maladie de Basedow a pour elle les succès du traitement thyroïdien, les cas cilés d'Hultchinson et des expériences de Soupault :? cet au injecte à des cobayes les thyroïdes de moutons normaux, d'une femme de vingt ans morte accidentellement et d’une basedowienne qui venait de succomber à la thyroïdectomie

el obtint une toxicité bien moins grande avec cette der-. nière glande. Cette théorie ne nous parait guère acceptable

que dans certains cas (Dreyfus-Brisac) ou secondairement (Lépine, Boinet). ;

L'Ayperthyroïdation lui est diamétralement opposée ; énon- +

cée par Mobius en avril 1886, elle ne fut prise en considération qu'à la suite de nouvelles publications ? du même auteur ; il donne pour origine à la maladie de Basedow une ne morbide de l'activité fonctionnelle de la glande thyroïde qui précèderait tous les symptômes, même celui de l'hypertrophie thyroïdienne : ce serait là la véritable cause,

1 Gauthier de Charolles ; Concours de l'Académie pour le prix Portal, 1886. Revue de médecine, 1890, pag. 409. (

? Soupault ; Rev. neurologique, 1897, pag. 630.

% Môbius ; Schmidt’s Jahrbuch, 1886. — Centralblatt fur Nervenheilkunde, 1887 et 1890.— Die Basedowsche Krankheit Wien, 1896, v

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le syslème nerveux n’interviendrait qué comme cause prése disposante (hérédité) ou occasionnelle (émotion). — Renault" suppose un prunum movens vartable (infection, auto-intoxication, extension de lésions neuraxiales préalables, choc) rie qui, par l'intermédiaire du système nerveux, mettra la glande … enétat d'hyperactivité; une thyroïdite en résultera qui ici (comme pour le foie) produira un retour à l’état fœtal des éléments excréteurs centraux: cette prolifération cellulaire annulera les voies lymphatiques intralobulaires, forçant le . réseau veineux à recevoir directement la sécrétion interne . de la thyroïde ; mais le produit de sécrétion de ces éléments fœtaux sera lui aussi fœtal, rappelant la substance colloïde du 4 mois de la vie intra-utérine : ce sera la « thyromucoïne»

(par opposition à la « thyrocolloïne » de l'adulte) qui ne pourra remplir Île rôle neutralisant habituel, d'autant plus que le lieu de transformation {réseau lymphatique) est sup- . primé. L'intoxication se produira, agissant d'abord sur Le sys- {ème bulbo-protubérantiel, elle provoquera les accidents de la « phase d'intolérance », ceux que l'on peut reproduire par l'hyperthyroïdation ; plus tard les lésions de la glande amè- neront les symptômes de La « phase de tolérance » qui F seront ceux de la cachexie thyroïdienne,— Chevalier, dans une excellente thèse de Montpellier (1890, faite sous l’inspiration de M. le professeur Carrieu, concluait à une affection - « des centres nerveux supérieurs à siège essentiellement el primitivement bulbaire, mais dont les troubles fonctionnels peuvent intéresser par diffusion tout l'axe cérébro-spinal ; … et ikrapporte la cause de tous ces accidents à une intoxica-

tion spéciale (glande thyroïde) du système nerveux. » C'était | : > prévoir les idées que Renaut et Brissaud allaient défendre

à Renaut ; In, thèse Bertoye (Lyon, 1888, n9 409),— Congrès de Bordeaux in Sem. méd., 7 août, 1895.— Traité d'histologie pratique, tom. IT, pag. 576 (1897). 2 Chevalier ; Thèse de Montpellier, 1889-90. no 334 ?

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