‹ Du MyxédèmeChapitre 28 sur 52 · LUN "ES · texte numérisé non relu

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et amène l'atrophie thyroïdienne, — enfin dans certains cas, les altérations histologiques des éléments épithéliaux et

la matière colloïde indiqueraient une sécrétion viciée de la glande. L'idée de Boinet nous semble bien résumer les trois

grandes théories thyroïdiennes émises et permettrait d'ex-

pliquer toutes les lésions de la maladie de Basedow sans « la diviser comme l'ont fait d’autres auteurs.

Ceux-ci se sont basés pour cela sur les différences dans le

1 Revue de Médecine, 1899, pag. 972;

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…. moment d'apparition du goître : à la forme habituelle où tous les symptômes débutent à peu près en même temps, ils ont opposé les cas de maladie de Basedow développés chez des sujets déjà goitreux {Lamy, Brissaud, Broca, Lasvènes ): ils . deviennent pour Brühl les «faux goitres exophtalmiques » :

et seraient dus pour lui à la compression du sympathique , Duhamel leur donne pour cause soit la suppression de la fonction thyroïdienne, soit le réveil de la névrose; ils sont

justiciables du traitement chirurgical et doivent être assi- milés aux «goitres chirurgicaux » (Le Dentu) déjà décrits = dans la thèse de Bénard. Leflaive, Dourdoufi, Ripamonti Gt Solary pensent de même. Avec Gauthier de Charolles, le faux goitre dévient une des formes de goître exophtalmique . réflexe qu'il oppose au goître exophtalmique névrose, — avee Mignon, une maladie de Basedow symptomatique, distincte des maladies de Basedow idiopathique et réflexe. Joffroy en - fait une forme primitivement fruste qui se compléterait. (Rappelons, que, pour MM. Forgue et Reclus (chirurgie opératoire Il, p. 483)goître exophtalmique fruste devient synonyme de goître ordinaire, auquel se combine le syndrôme Basedowien.) :

Marie appelle ces goîtres. «Goîtres basedowifiés» il en - donnait en 1894 une explication hypothétique très ingénieuse supposant un réflexe qui parti des lésions goîtreuses provo- : querait l'hypersécrétion des parties saines, mais en 1897 il paraît plutôt se rattacher à la compression des organes du cou, Lemke, Létienne, Riche, confondent les goîtres exophtal- miques avecles faux-goitres.Pour-Morestin ", les deux formes, distinctes à l’origine, finissent par ne différer qu'en peu de choses : il pense avec Tillaux qu'on ne doit agir par la thyroïdeetomie que dans les cas où le goître a débuté, paraissant

1 Morestin ; Congrès de Chirurgie, Paris 1899, pag. 317.

êlre le «point de départ ou tout au moins le prétexte du syndrome basedowien» surtout sil est constitué par une tumeur limitée et isolable. — Ce n’est plus deux, mais trois sortes degoîtres exophtalmiques,qu admet Delove! : les goîtres basedowifiés, qui peuvent être traités chirurgicalement, les goîtres exophtalmiques survenant au cours d’une maladie du cœur et les goîtres exophtalmiques d'origine nerveuse éclatant à la suite d’un choc moral qui serait (comme l hys-* téro-traumatisme) une des formes de lhystérie provoquée. C’estprobablement dans ce dernier groupe qu'on devrait re rentrer les cas si contradictoires de CA étien (hèse 1888)

de Dolbeau (cité par Teissier, Soc. méd. de Lyon, mars ad de goitres exophtalmiques consécutifs à la thyroïdectomie, + — de même que ceux qui ont été guéris par des opérations simulées (Chalat, méd. opérat.). — IL y à doncune sorte de goître qui est même, pour les auteurs les moins « thyroï=

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diens», la cause de la maladie de Basedow: il nest guères

possible de dire sice goître agit mécaniquement par la com- 4 pression du sympathique soit en donnant lieu à un réflexe ou À à une intoxication nerveuse (Bérard) *. :

: Réservons done ce rôle pathogénique, mais au point de. vue symptomatique nous pouvons dès maintenant faire le. parallèle du myxædème et du goître exophtalmique (JoAns- + lon, Campbell Gowan, Joffroy, Brissaud, Maude, Gayme* ): ù à l'atrophie de la thyroïde myxædèmateuse s s'oppose, en effet, l'hypertrophie de la glande basedowienne, à l'œdème géné- 4 ralisé et dur accompagné souvent de surcharge graisseuse! l’amaigrissement, à la peau sèche et privée de sécrétion sudorale les sueurs abondantes, à l'apathie intellectuelle une.

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1 Debove ; Soc. mëd. des Hôpitaux, 21 avril 1899. ? Bérard; Congrès de Chirurgie, Paris 1899, RCRSINAT $ Gayme ; Thèse de Paris, 1888-89,

— | 69 — < excilalion constante, à la somnolence l'insomnie, à la répul- Sion pour les mouvements, l'impossibilité de rester au repos, même volontairement du fait du (remblement vibratoire ; la lenteur de la parole est remplacée par un bavardage incessant auquel est dù en partie ce qu'on à Justement, qualifié de «chorée des idées» (Russel Reynolds), le ralen- Lissement d’un cœur aux bruits sourds par la tachycardie avechattements énergiques,l'hypothermie par l'hyperthermie et même la fièvre, l'impression de froid par la sensation de chaleur, la constipation par la diarrhée, et les ménorpagies par l'aménorrhée ; on à même opposé à l’exophthalmie une légère rétrocession des yeux (Campbell-Gowan), disons tout

au moins le reculement apparent du globe oculaire par le fait de l’œdème palpébral. — Ajoutons que dans les périodes . terminales les manifestations des deux maladies rapprochées par les troubles nutritifs secondaires ne sont plus opposables, . elles ont même été comparées (Ch. Valier). D'ailleurs, les symptômes sont une base peu solide pour une théorie - pathogénique, il nous suffira de rappeler ce que nous k avons vu pour le goître des crétins. On pourrait fonder plus . d’espérances sur le traitementen vertu du raeiee « sublata causa tollitur effectus ». Malheureusement, il n’apas été con- cluant dans tous les cas.

On a, il-est vrai, traité el. guéri de ie eux cas degoîtres . exophtalmiques par des moyens qui— à l'inverse del Opo- . thérapie supprimaient plus ou moins complètement la fonction thyroïdienne : la “hyroïdectomie (Watson 1873 et Tillaux . in Thèse Bénard 1881, a donné dans la statistique de Rehn! sur 177 cas 55,7 °/, de guérisons 26,5 d'améliorations, 2,3 d'échecs et 13,6 de morts), l'énucléation intraglandulaire des : noyaux kystiques (Socin) ou massive (Poncet), là ligature des

1 Rehn ; Réunion des Mat. et Méd, allemands 17-22 sept, 1899, Munich.

| artères th ho (Mickuliez, sur 14 cas 2 2 .,, de guéris sons, 30 °/, d'améliorations, 28,6 de morts d'après Rehn). ont donné d'excellents résultats, — de même lerothyroperie, (Poncet et Jaboulay) mais le maintien d'une plaie ouverte. offrait de grandes chances à l'infection et Jaboulay lui-même à ne la pratique plus! A ces procédés, si nous en. ajoutons | d’autres convergeant dans le même sens tels que les injections a'éther iodoformé en plein goitre (Pitres?), l'emploi du. sérum de chiens éthyroïidés (Ballet et Enriquez) et celui de lait. de chèvres thyroïdectomisées (Lanz*), nous voyons que la thyroïde et sa sécrétion semblent avoir le principal rôle. dans la maladie de Basedow. — Des résultats contradictoires, il est vrai, sont venus contrarier les vues : ce sont d’abord. les échees rapides résultant des opérations précédentes, mais surtout les succès dus à l'emploi de la médication y roïdienne : le 1% cas est celui de J. Voisin*, il est suivi de. ceux de Moyan, Morin, Taty el Guérin, ne Bürns À Bogroff, Clouston, Etienne, Villard, Silex, Casselberry, Bose. el Dessalle, Blottière, Devay, Mairet, Mossé. Ces succès cepen-} dant peuvent être considérés comme exceplionnels, des faits” contraires ont été observés par Æroald, Stabel, Béclère,” Hennig, Spillmann, Grasset, Bézy, Saviolle ; quelques uns ont. pu obtenir «la diminution du goitre au prix de l’ag ggravation des phénomènes cardiaques el nerveux» (Brüns et Flechter 1 Angqals); d'autres vont même plus loin: ils assimilent aux. sApoES du goitre exophtalmique les accidents de ty)

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l Sociélé des Sciences médicaies de Lyon, 4 avril 1900. a.

2? Pitres ; Congrès de méd. de Lille, 1899. a

3 Lanz ; Correspond, BI. f. Schw, Aerzte, (899, in Fribune méllicale, 14 févr : 1900. £ :

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 Soc. méd. des hôp., 19 octobre 1894. — ou avec les auteurs suivants in. Mossé, RAApont s # È

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roïdisme qu'on a observé quand on traite le myxœdème à l’aide de doses trop énergiques de thyroïde.

Quelques auteurs, parmi lesquels Bouchard, avaient signalé certains symptômes (céphalée, douleurs dans les bras), mais c'est Marie? qui le premier rapproche de la … maladie de Basedow le thyroïdisme qu’il avait vu présenter

. notamment dans un cas de la tachycardie, de l'élévation de: la température, de l’insomnie et de l'agitation, une sensa-

tion de chaleur, des sueurs exagérées, de la diarrhée et de la polyurie. Marie n'identifie pas les deux maladies parce qu'on n'a jamais qe reproduire l'exophtalmie ni Le signe de de Grœæfe, parce qu'on ne saurait expliquer par une simple

hyperthyroïdationtes cas de goîtres exophtalmiques à début brusque ou à symptômes unilatéraux: l'hyperthyroïdation entre pour une part dans la maladie de Basedow, mais elle est secondaire. Béchèré ? conclut au contraire que « le syn-

“drôme de Basedow traduit en clinique l’exagération de la

sécrélion thvroïdienne comme le syndrôme myxædème en révèle l'insuffisance », après avoir observé un cas de thyroï-

disme dans lequel il note l'exophtalmie marquée par l'éclat du regard et la saillie des veux. Manhein (189%) à lui aussi, retrouvé celte exophtalmie dans 12 cas (sur 16): d’autres ont observé le tremblement (Busch, 1896), l'augmentation - des échanges azotés (Magnus Lévy, 1898). — L'expérience est venue contrôler les résultats de la clinique: Ballet el

- Enriquez * ont provoqué l'hyperthyroïdation chez le chien à l’aide de la greffe, de l'ingestion et des injections sous-cutanées : les deux dernières méthodes leur ont donné comme symptômes immédiats l'élévation de la température et une

1 Congrès pour l'avancement des Sciences, Pau 1892, pag. 292.

2 Soc, med. des hôpitaux, 23 février 1894, pag. 132.

3 Béclère; Soc. med. des hôpitaux, 12 octobre, 1894, pag. 631.

* Ballét et Enriquéz; Médecine moderne, 28 décembre 1895, pag. 801.

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augmentation des pulsations cardiaques sans qu'il y ait parallélisme éntre ces deux manifestations, des phases d'excitation pendant lesquelles l'œil présentait un éclat particulier, de la fixité et un exorbitisme violent, des des crises de tremblement et dé dyspnée; — comme symptômes tardifs, de la ris un amaigrissement rapide et de la diarrhée ; — en soumettant des animaux jeunes à des injections idea. ils ont même pu déterminer un véritable goître expérimental : les corps thyroïdes examinés ont présenté d'abord un épaississement des parois

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