‹ Du MyxédèmeChapitre 36 sur 52 · NAT · texte numérisé non relu

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Cest à l’excitation du sympathique que Gayme attribue la maladie : elle serait directe ou réflexe; directe elle pourrait être idiopathique {intoxications thyroïdienne ou autres, infections, troubles primitifs de la nutrition générale) ou symptomatique (de la tumeur bulbo-cérébelleuse de Gauthier de Charolles ou de l'extension de la sclérose du tabès de Joffroy, de Marie et Marinesco): réflexe elle dépendrait de toutes les causes qu'on à invoquées. Quant aux symptômes

secondaires, ils résulteraient d'actions réflexes du système sympathique sur le système cérébro DA ou bien de trou-

bles de la nutrition générale.

. La théorie de l'excitation du sympathique est digne d'être opposée à la théorie thyroïdienne, car elle peut comme elle expliquer les symptômes nombreux et variés dela maladie de Basedow etreposesur des constalationsanatomiques,des arguments physiologiques et des résultats thérapeutiques incontestables. 2

Remarquous du reste que la thyroïde, recevant du sympathique son innervation motrice, sensitive el sécréloire, totale pour les uns, principale pour les autres, pourrait bien se rattacher de très près au grand système viscéral, soit com- . me effet soit comme cause : n'avons-nous pas vu des auteurs donner au système nerveux la possibilité d'amener des troubles thyroïdiens (Marie) et d’autres accorder à la thyroïde la faculté d’entrainer des troubles nerveux {Renaut, Ballet) ? Dupuy! se sert de l’un et de l’autre pour créer son « cercle basedowien» (suractivité circulatoire de la thyroïde amène hypersécrélion thyroïdienne qui excite à son tour le système nerveux central et le sympathique) -- Sittmann?, plus éclec-

tique, pense que trois facteurs peuvent intervenir: Le système

1 Dupuy ; Thèse Lyon, 1897-98, n° 69, 2 Sittmann ; Réunion des naturalistes et médecins allemands. Munich, 17-22 septembre 1899,

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nerveux central, la glande thyroïde (organe périphérique), el les fibres d'association qui les unissent (sympathique, pneu= mogastrique) : la maladie se produira toutes les fois que l'harmonie entre ces trois facteurs sera rompue et l'étude des symptômes permettra de préciser lequel des trois facteurs

est en cause. Cette explication paraît bonne parce qu'elle est très générale, mais comment la concilier avec le cas de Boinet s

dans lequel l’exothyropexie, suivie de thyroïdectomie, suivie | elle-même de la résection totale et bilatérale des deux sym-

pathiques cervicaux, n’amena aucune amélioration ?

La théorie thyroïdienne et la théorie sympathique font intervenir les centres nerveux. Beaucoup d'auteurs y placent

Ja cause primitive de la maladie, mais on n’y à démontré

que peu de lésions : doit-on parler de névrose? C'est la con- : elusion à laquelle s'arrête Mi Ziegelmann®. Cette opinion est parfaitement acceptable, mais à la condition de ne voir dans ce mot que la signification de «cadre d'attente» que lui donne Riche, soit que l'on arrive à trouver à la maladie de.

Basedow des lésions centrales, soit que l’on enlève au goître

exophtalmique, une partie de ses cas (Debove, Pader* et

pour Æobinson* tous ses cas,) pour les rendre à lhystérie dont ils ne seraient qu’une forme spéciale.

Nous ne parlerons pas des autres théories pathogéniques du goitre exophtalmique qui ont été bien distancées par les précédentes : la névrose générale telle que la comprenait Peter il

v à dix ans, ne nous salisferait plus aujourd'hui ; — l'influ-

ence du preumogastrique que l'on suppose une paralysie

(G. Sée) ou l'excitation de la troisième racine du nerf dépres-

seur(de Cyon 1898) ne rendrait compte qu'imparfaitement

! Boinet, Soc. méd. des hôp., 20 octobre 1899. ? Ziegelmann: Thèse Montpellier, 1899.

3 Pader; Thèse Paris, Juin 1899, n° 491.

# Robinson ; Thèse Paris, Juillet 1899, n° 646.

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