‹ Du MyxédèmeChapitre 41 sur 52 · A EN CHAT RES · texte numérisé non relu

A EN CHAT RES

diese

NE

ailleurs. Les réactions ne sont donc pas tout à fait normales: mais elles ne sont pas proportionnées à cette impotence presque absolue. A ces symptômes d’apathie vient se joindre le caractère principal du myxœædème : la disparition de la glande thyroïde : nous avons vu au début de l'observation qu'un des lobes en paraissait légèrement hypertrophié : Aujourd’hui on arrive directement sur le cartilage thyroïde, et ni le procédé, habituel [déplacement vertical), ni le moyen indiqué par Bérard (déplacement transversal) ne permetteni de sentir le corps thyroïde ou des vestiges dignes d’être notés.

Aussi a-t-on soumis la malade au traitement thyroïdien à deux reprises du 12 janvier au 20 février et pendant le mois de mai : dans la première période, la malade a pris régulièrement par jour deux tablettes de thyroïdine de 0,25 cgr.; des phénomènes d’intolérance (maux de tête, crampes violentes d'estomac, exagération du pouls, du tremblement et de l’insomnie) nous ont forcé à suspendre le traitement ; au mois de mai, on a voulu le reprene dre, mais la malade ne le suivait guère qu'irrégulièrement parce qu'elle lui attribuait ses douleurs, et nous avons dù y renoncer. Sous l'influence de ce traitement nous avons noté certains phénomènes du côté du poids, de la Température et des urines ; le poids a d’abord augmenté, puis diminué (5 janvier 68 k., 30 janvier 69 k. 20 février 67 k.) ; depuis il est remonté à 73 k 500 (23 juillet) La température a augmenté, mais n’a dépassé qu’à trois reprises 37°. Il est vrai que, en dehors de tout traitement et dans l'intervalle des crises, la température est subnormale (35° 8 à 36° 8), les points les plus bas de la courbe correspondant aux nuits les plus agitées: cette hypothermie se manifeste subjectivement par une sensation de froid. — Les urines ont régularisé et augmenté leur quantité (1060 à 1650), d’alcalines sont devenues acides ; leur faible teneur en urée a légèrement augmenté, l'élimination des phosphates s’est faiblement atténuée ; les chlorures ont augmenté de façon à dépasser la normale {5,50 à 16,48). Le coefficient d'oxydation pris à deux reprises (janvier et mai) a été 91 et 90, 6 ojo. Ajoutons les deux caractères négalifs importants: absence d'albumine et absence de sucre. Dans les deux occasions même où nous avons voulu réaliser l'épreuve de la glycosurie alimentaire, nous n'avons pas obtenu de glucose, ni de matière réduisant la liqueur de Fehling,

mais simplement de légères traces de saccharose. Des expériences de toxicité urinaire faites dans le laboratoire et selon la méthode de M. le professeur Mairet, nous ont aussi donné des résultats qui méritent d’être notés : le 26 janvier {après 15 jours de traitement thyroïdien), nous avons obtenu la mort d’un lapin de 2 k. 550 avec

30 cc. d’urines (soit 11,76 par kilogr. d'animal), le 30 janvier, avec 56 cc. (24 par kilogr.), le 31 janvier, avec 33 cc. (12,31 par kilogr.) —le 25 février, un lapin de 2 k.380 à absorbé 298 cc.sans présenter d’autres symptômes que l'apparence de sommeil, et, le léndemain,

un autre animal n'a succombé qu’à 215 cc. (soit 176,23 par kilog.)

Le traitement thyroïdien semble avoir rendu moins toxiques des urines qui étaient très toxiques au début (ces résultats parais-

Page 1