‹ Du MyxédèmeChapitre 46 sur 52 · PR EURE CAT PRE · texte numérisé non relu

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. flement et la mère disait que les symptômes « étaient les mêmes que quand il avait sa maladie de cœur ». Amélioration marquée maïs moins rapide que dans les cas de myxædème simple.

Le 18 septembre, le malade est plus alerte : la bouffissure générale a disparu. Enfin, en mars 1894, son médecin m'écrit : « notre malade est très bin. sa cure est considérée comme merveilleuse par tous les habitants de la montagne ». :

Ie Cas. — Le 22 mai 1884, je suis appelé auprès d’un entant de

‘quatorze ans pour amygdalite folliculaire : l'attaque cède le 1° juin mais la température remonte au-dessus de 103° (39°4 c.) ; le pouls . oscille entre 140 et 160 et varie jusqu’au 12 juin entre 100 et 120. A ce moment, la thyroïde est notée comme modérément et symétriquement augmentée de volume, légère proéminence des yeux, pas de tremblement : le diagnostic ne faisait pas de difficulté, on se proposait de faire la galvanisation du sympathique, mais le malade partit,

En 1890, tous les symptômes de la maladie de Graves ont complètement disparu. À partir de ce moment jusqu’en décembre 1891, le malade tombe dans un état reconnu par une sommité médicale de

Londres pour du myxædème. En janvier 1893, traitement thyroïdien suivi de succès éclatant.

III Cas. — En juin 1887 j je vois une italienne de 15 ans, irrégulièrement règlée depuis six mois et à hérédité bilatérale notablement névropathique. La thyroïde est augmentée de volume, les yeux sont très proéminents; pouls 90 à 100 et légère excitabilité nerveuse, léger tremblement des extrémités, inocclusion des paupières quand elle dort. Le traitement (galvanisation du sympathique cervical tous les deux jours) est continué jusqu’en octobre 1888, moment où la menstruation s'établit régulièrement et où disparaissent les signes de-la maladie de Graves.

En novembre 1893, ralentissementde la cir ion hébétude mentale, sensation intolérable de froid ; dimirutiôn de la ide. Pas de traitement. En octobre 1894 mêmes symptômes, pouls 65; peau pâle, plus sècheet moins active. On prescrit des tablettes de thyroïde : l'effet est de prime abord satisfaisant. La malade reste en observation.

IVe Cas. — En juin 1892 vint me consulter une Suissesse de 44 ans, mariée jeune, ayant eu plusieurs enfants, mais malheureuse en ménage. En 1888, une violente émotion morale ; en 1889, irrégularité menstruelle qui a duré lout un an. A la suite, palpitations, essonf-

deent. augmentation du cou, Fe des-yeux, nervosisme, = insomnie. Ces symptômes disparaissent graduellement jusqu’à de ménopause (mai 1890). | ee

Elle remarque que sa voix est maintenant déréglée, tantôt forte et

claire, tantôt floue et indistincte. En même temps, inhibition psychi- 4

que, sensation de fatigue insurmontable et mélancolie ; sommeil. peu k

réparateur. Les digestions sont lentes ; il y a de la constipation. Elle à

souffre vivement du froid. Peau pâle, sèche et dure, les cheveux sont épais et longs mais tombent. Augmentation de volume des mains et des pieds, Tuméfaction palpébrale, joues pâles. | Le traitement tonique avait amené en novembre une amélioration; mais en hiver, en dépit du traitement, l’état empira. Aussi en juin 1893.

| essaie-t-on le lraitement thyroïdien qui donne d'abord une simple

atténuation, puis une véritable amélioration qui se maintient encore.

OssenvarioNs XVII (Résumées)

Campbell Gowan (West Herts Medical Society — The Lancet 1895 I, pag. 478) ‘ Ier Cas. — Cette malade fut, pendant un certain temps, à mon service comme nourrice de mes enfants. A 36 ans, elle remarqua une augmentation de volume du corps thyroïde ; celle-ci avait été précédée d’une sensation de réplétion de la gorge et était accompagnée de

palpitations et d’exophtalmie. Elle se fit traiter pour ces symptômes + .

pendant deux ans, au bout desquels ils disparurent ; néanmoins, elle ‘ ne se sentait pas’ bien et retomba bientôt bien plus bas qu'auparavant. Elle remarqua que-sa langue devenait lrop large pour sa bouche, ce qui rendait sa parole lente et peu distincte. L’urine devint … rare et pâle. Ses périodes étaient très diminuées et manquaient quelquefois. La chevelure devint cassante et tomba. La marche devint si incertaiue qu’elle devait se traîner en rampant sur les mains et les

genoux. Sa sensibilité était modifiée, ses extrémités engourdies, et

elle était opprimée par une sensation de pesanteur. La peau devint sèche et coriace, tandis qu'auparavant elle était notablement moîte. Elle dormait mal, elle avait toujours froid ; elle en souffrit même tellement pendant l’hiver 1891-1899, qu'elle ne put sortir, restant toute la journée à contempler le feu. Ces symptômes furent attribués. à l'hôpital de Londres, à du myxœdème ; un traitement one et diurétique l’améliora,

IF Cas. — Campbell Gowan vit cette malade pour la première lois à 18 ans 1/2, à la fin de 1889. Elle présentait une malalie de Graves

Prononcée. Ïl apprit ultérieurement qu'elle avait consulté tous les médécins légaux el illégaux et avait lout essayé depris l'arsenic j jusqu'à « l'électricité bleue ». :

Elle Jui raconta l'histoire suivante : à dix ans, elle avait eu une commotion due à une chute dans une mare, peu apiès, une grande . frayeur, ayant mis le feu à des étoffes. Depuis lors, sa santé s’altéra :

elle éprouva des palpitations, de la réplét'on de la gorge et une péni- ble proéminence des globules oculaires. Un accident de voiture fait empirer son état. En 1890, rougeole, dans laquelle la température monte jusqu'à 105° (40°5 centigrade), l'atteinte fut très sévère et la pigmentation ren l'éruption persista plusieurs mois. À partir de sa convalescence, les symptômes de la maladie de Graves se modifièrent,

À la fin de 1891, je fus prié de l'examiner avec soin et de

formuler une opinon précise sur son état, ses symplômes ayant gra- duellement subi un changement complet: mon examen m’amena à conclure qu'elle était atteinte de myxædème, fait que je soupconnais depuis quelques mois. Vu la gravité de son état, je la montrai aû D: Ord qui pensa que c'était un cas de myxœædème tout à faitau début. L'observation prise alors sur ce cas est trop vaste pour être être condensée dans les limites de cette note ; elle peut se résumer de la façon suivante: Ses symptômes devinrent ceux d’une maladie absolument opposée à celle qu’elle m'avait tout d'abord prié de soi- gner. En fait, elle était passée de la maladie de Graves an myxædème, — d’un état d'exaltalion générale avec hypertrophie thyroïdienne à un état de dépression avec atrophie de cette glande, — présentant l'exemple unique et saisissant de la détérioration d'un organisme surmené. — Le traitement thyroïdien encore en cours, semble déjà . atténuer les symptômes .

n III. — Campbell Gowan cite, en outre, un troisième cas (sur les six de myxœædème observés par lui), qui aurait commencé par une hypertrophie thyroïdienne.

OBservATIONS XVIII (Résumée) Babinski: L. ( in thèse de Félix, Paris, 1895 96. n° 241). IT. Congrès des 3 médecins neurologistes et aliénistes, Bordeaux 1895

I cas. — Couturière, 30 ans, hérédité neuro-arthritique ; une

sœur de 34 ans à des crises nerveuses et uné affection cardia Menstrues irrégulières, grossesse normale à à 20 ans, pas de fau ses. ‘couches ; depuis son accouchement, prolapsus utérin, douleurs abdominales exaspérées au moment des règles, pertes blanches, Subit un curettage en octobre 1894. — Ensuite tout alla bien pendant deux. mois, puis la malade ressentit, sans cause appréciable la même sensation dans le bas- ventre. — En février 1895 la malade s aperçoit que son cou grossissait, le tremblement des mains apparut, les palpitations qui existaient depuis le mois d'octobre de l’année précédente augmentent. À peu près à la même époque, la malade remarque que ses chevilles étaient gonflées, plus tard l' ædème s'étend aux jambes st. petit à petit gagne la racine des cüisses, limite qu ‘elle ne dépasse jamais. -Une chute sur la région précordiale augmente ses palpitations. =. Elle entre alors à la Pitié (11 juillet): Les deux lobes du corps thy- 4 roïde sont hypertrophiés et il existe un souffle très intense, continu, avec redoublement systolique perçu par la malade, frémissement très net.Le périmètre du cou est de 34 cent. Les yeux sont saillants. Cœur. douloureux, palpitations, pouls à à 124. La nuit, la malade a des étouffe- : ments. Aux mains il existe un tremblement intentionnel à petites : oscillations rapides. Depuis trois mois altération du caractère, insta=: # bilité, insomnie, amaigrissement notable. Elle est très sensible au”? froid et a des crises de diarrhée. Réflexes rotuliens normaux, pupil= laires conservés. Pas de rétrécissement du champ visuel, pas d'anesthésie du pharynx, ni de zones d’anesthésie ou d'hyperesthésie tactile ou douloureuse. Les saillies des malléoles sont effacées, les jambes et . les cuisses myxædèmateuses, l'ædème estdnr, les téguments ne se laissent pas déprimer. Il y a quelque temps que les poils des cuisses sont tombés. Pas d’albumine dans les urines. < es On remarqua, les jours suivants, que le corps de la ee était amaigri à la partie supérieure, tandis que les jambes grosses et les chevilles enflées avaient un véritable aspect éléphantiasique. Son poids s’éleva (de juillet en novembre) de 52 kil. 250 à 59 kil. ; 1 circonférence du cou diminua légèrement 33 em. à 32,5; les dimen-. sions du mollet de 36 cm. à.37. Le pouls s'était aussi accentué 116 à 124. — À ce moment, le cœur bat normalement, fort; — on : entend un soufile dans les carotides, Le corps thyroïde est proéminent, on y sent un frémissement à la palpation ; à l’auscultation on.

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5 perçoit un souffle systolique ; toute la région est animée de battements ; bouffées de chaleur et céphalée. bain On commence alors le traitement par la thyroïdine à raison de L- deux capsules de 0,10 cgr, (ce qui équivalait à un tiers de glande): il coïncide d’abord avec quelques accidents qui le font suspendre (céphalée, élourdissements, angine, température à 39; pouls à 176); mais ensuite la température baisse, lé sommeil revient, les yeux deviennent moins saillants, le poids tombe à 52 (24 déc.), 53,5 (13 mars), les palpitations diminuent peu à peu mais avec certaines recrudescences et semblaient cependant obéir aux reprises du traitement de même que les dimensions diverses que nous avons nee et résumées dans le tableau suivant : es

24 déc, 17 janv. 21 janv, 29 févr. 21 mars 523 mars a mars DO A0R 126 20 112. 120 104 100 D Hs D 4) 21. 38. 9." Mollet droit... 34 Dar DT 8 LA 8 5 1R

Il cas. M. Babinski (au congrès de Bordeaux 1895) parle d'une seconde malade qui, quelques mois après l’amputation du col … utérin, vit survenir des accidents basedowiens et myxædémateux.

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