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a de
A a dia a à
lions soient peu marqués: (cas d'Harris et W right, d'Osler
et premier cas de Sollier), soit que-le myxædème consécutif
puisse être attribué, du moins en partie, à une médication employée (cas de Putnam).
La variété de ces cas à donné à à certains auteurs l idée de
les classer: Félir t, étudie séparément les cas où le myxæ- + dème succède à du goître exophtalmique (Maude, Bowles et Ord, Baldwin, Campbell Gowan, Hugh Smith, Williams) et ceux plus rares où les affections sont associées (Hartmann,
Kovalevski, Sollier, Osler, von Jaksch, Babinski). Plus près
de nous, Faure? propose une division plus complète repo-
sant sur la symptomatologie de l'affection : 1° Observations où les accidents basedowiens apparurent au cours de l’évolution du myxædème, dont ils ne furent qu'un épisode (Hartmanon, Harriset Wright, Bowles, Campbell Gowan); 2° Celles où les accidents myxædémateux apparurent par périodes au
cours de l’évolution d’un goitre exophtalmique, dont ils ne furent . également qu'un épisode (Kovalevski,. Sollier) ; 3 Celles où les aceidents du myxœdème et ceux du goître exophtalmique évoluèrent et persistèrent ensemble (Sollier,
von Jaksch), et enfin , 4° Celles où l'on vit apparaître, soit au cours d’un goitre exophtalmique, soit au cours d’un myxœædème, des accidents qui ont pu faire penser à l’autre affection sans en réaliser le tableau net et complet (Osler, Vogt, Babinski).— Les deux classifications ont du bon : celle de Faure, en ce sens qu'elle incite les auteurs à fixer l'ordre d'apparition et la persistance des symptômes, celle de Félix en ce qu’elle cherche à s'appuyer sur une base pathogénique. C'est à cette dernière que nous sommes lenté de
nous rallier, faisant en attendant mieux deux grands grou-
à pélix, Thèse Paris 1895-96 no 241.
2 Maurice Faure. Presse Médicale, 23 septembre 1899.
ee ire in
pes inégaux : le premier comprendrait. les cas dans tue
le myxœdème à succédé au: goître exophtalmique : plus. s généreux que Félix, nous ferions rentrer dans ce groupe nos è
observations-Il, VI, VIE XI, XVI, XVIL, XVII, XIX te
XX, XXNE, XXIV, XXV, XXVII, XXVHI et peut-être XV, de:
nous remarquerons que ces cas se Horn plus en plus en actes à mesure que les deux maladies sont mieux. connues ; ; auparavant Qils se surajoutaient », maintenant ils Cée a », dirait Joffroy. — Dans un second groupe, nous placerions (avec, comme fransition, cellesoùles deux syndromes ont suivi une marché parallèle, Viet XXI, les observations dans lesquelles le goître exophtalmique
paraît avoir suivi le myxœdème: V'et IX, peut-être Fe.
surtout ‘celle de Howard Morrow (XX VI). Quant aux cas ie
X, XII, XIX (2) et XXL ils resteraient un peu ‘indéterminés. .
C'est le premier groupe qui est le plus facile à expliquer au
point de vue pathogénique : vis-à-vis des théories th yroïdien
nes, il ne paraît pas, du reste, aussi contradictoire qu’ aux beaux jours de l'hyperthyroïdation et nous ne serons pas obligé d'admettre : comme Môbius qu'«une moitié de la
thyroïde s’est atrophiée, tandis que l’autre continue Je processus basedowien » ; — nous n’aurons guère, par contre, le droit d'en faire un non en faveur de la doctrine Se
sive de l’hypothyroïdation, car alors on ne s’expliquerait
pas les échecs complets ou partiels du traitement thyroïdien |
dans ces cas; — nous connaissons l’ingénieuse théorie de .
: Notkin-Revilliod ; — nous savons aussi comment Babinski a
fait servir espions des faits qué nous envisageons la
dysthyroïdisation de ‘Gley: la chose est d'autant plus
admissible qu'actuellement les partisans des théories thy=. :
roïdiennes ne comprennent la modification quantitative
qu'accompagnée d'une altération qualitative ; — la théorie -
parathyroïdienne de Moussu PHRCE peut-être: un jour ‘
te ii
- donner une solution du problème, el nous avons vu M. Meige y faire une allusion à propos de son cas; — mais pour le . moment, ce qui nous paraît rendre le mieux ‘compte de notre
premier groupe, €’est l’idée de Lépine et-de Boinet, qui. Fait
Fe succéder dans le goitre exophtalmique à à l'hypersécrétion
thyroïde l'hyposécrétion: La léorie du sympathique peut
aussi expliquer ces cas d'association des deux syndromes :
nous avons vu que c’est à la compression du sympathique = par un goître parenchymateux que Faure attribue la cause
“de son cas (XXV), et l'anatomie pathologique de son obser-
vation semblerait lui donner raison: il est vrai qu ‘elle n’ ’arien donné de semblable à Joffroy (Obs. V), {tandis qu elle a montré dans Les deux cas que la thyroïde était altérée), et puis, de plus, la théorie de la compression du sympathique par Je goître est un peu tombée en discrédit; — maïs remar- quons que rien n'empêcherait d'admettre, parallèlement au processus d’athyroïdie créant le myxædème, l’évolution d’un g goître exophtalmique d'origine sympathique, que ee nerf soit considéré comme la véritable cause ou comme la
. voie d'arrivée d’une cause nerveuse centrale ou autre. Nous
sortirons ainsi de l « unité thyroïdienne » ; mais le sympathique nous paraît pouvoir encore servir à expliquer l’asso-
ciation sans sortir de cette unité : ne peut-on admettre, en effet, que l'excitation par ce nerf de la glande thyroïde
amène d’abord sa suractivité fonctionnelle, puis son épuisement, Le goître exophlalmique serait ainsi suivi du myxœædème. — Mais comment expliquer notre second groupe, dans lequel c’est le myxædème qui est suivi de la
. maladie de Basedow: dans le cas d'Howard Morrow (XXVI),
nous voyons cette modification se faire sous l'influence du traitement qui semble avoir amené l’hypertrophie d’un des lobes de la thyroïde atrophiée : on aurait sans doute là affaire à une reviviscence de l'organe, mais remarquons que; si
cette reviviscence a été suivie de l'apparition des symptômes basedowiens, elle n’a pas fait disparaitre les manifestations myxædémateuses. Nous pourrions aussi expliquer les autres cas, soit par la reprise du fonctionnement d’une partie de la glande, soit par l'entrée en ligne d’un organe de sup-
pléance, — sans sortir. du domaine th yroïdien. — Et si nous
pensons devoir rapporter la cause de la maladie de Basedow au sympathique ou à toute autre cause extra-thyroïdienne,
nous serons alors plus à l'aise pour faire des hypothèses =
pathogéniques.
Mais ce ne sont que des hypothèses. us ee mieux
attendre une étude symptomatique un peu plus exacte, notam-
ment au point de vue du moment de début et de la disparition des manifestations basedowiennes : ce sera quelquefois chose délicate, car nous savons que la maladie de Basedow ne s'installe et ne disparaît en général que symptôme par
symptôme. C’est ainsi que nous avons vu souvent des symptômes basedowiens persister, dans la ie de ae
dème. =
On devra de . se ae el ceci a son ae pour bien fixer le diagnostic de ces formes associées, que certaines manifestations de l’une des deux affections peuvent simuler celles fe FaMEes Il en est une que nous tenons à
signaler : elle à trait à l'infiltration des téguments. Nous
savons que les ædèmes sont fréquents dans la maladie de. Basedow. Milliard' les avait rangés sous trois chefs : dyscrasiques (chlorose, anémie, oblitération des troncs veineux),
cardiaques (dilatation ou affaiblissement du cœur) et nerveux (vaso-moteurs). Môübius a cité un cas très net de ces derniers?, . Ces trois formes s'associent en général. Fiogeats a a repris
1 Milliard. Thèse, Paris, 1888, no 58.
? Mébius, Schmidt's Jahresbericht, 1891; t. 230, p. 134.
, * Liégeois. Journat des Praticiens, 7 août 1897, p. 502. Sr ee
la question, signale en outre une quatrième forme coïncidant avec l’albuminurie, mais qu'il rapporte aussi à l’état cachectique des malades. Ces œdèmes pourront survenir à toutes les périodes de la maladie, ils seront quelquefois, de même
que d’autres œdèmes névropathiques, difficiles à distinguer du :
myxœdème; on devra dans ce cas rechercher les caractères spéciaux (blanc, indolore, ete.) et les signes généraux de là maladie (paresse intellectuelle et physique, ralentisse-
ment du pouls, ete.) : M. Meige insiste sur la participation de la face. — ARendu (article du dictionnaire de Dechambre) dit
avoir observé dans certains cas un «œdème dur, résistant,
occupant les deux régions sus-claviculaires », et Souques
(ëèn Charcot, Bouchard et Brissaud) parle d’«œdèmes passagers localisés de préférence aux faces latérales de la jambe, au ventre et surtout aux cuisses, — que le doigt ne déprime pas en godet, — qui conslitueraient un épaississement, une infiltration du derme analogues à ceur du myrædème, el la
ressemblance serait frappante dans le cas où cet æœdème se
généralise». Il est probable que parmi ces ædèmes si spéciaux se trouvent des myxædèmes «partiels » où des myxædèmes généralisés ; de même que nous pourrions peut-être en rencontrer parmi ceux qu’on a décrits à la période cachectique du goître exophtalmique. On voit néanmoins que le diagnostic est difficile entre le myxædème et-certains de ces œdèmes. — Nous ne parlerons pas des difficultés qui pourraient surgir du fait de la coïncidence avee le goître exophtalmique de l'obésité, ce qui est assez rare, — de la sc/érodermie, qui confine au myxædème par des degrés insensibles, qui ont même fait créer la sclérodermie myxœdémateuse dont un eas un peu embarrassant a été signalé par Raymond (Mal.syst. nerv. IE, p. 710), ou avec l’acromégalie que les rayons de Rôntgen
permettent aujourd'hui d'éclairer d’un Jour tout nouveau.
Pour traitement des formes associées nous avons vu suc-
cessivement, ho les loniques, l'ergot de seigle, r hydro thérapie. Dans certains cas, le traitement thyroïdien a été suivi de succès (Baldwin, Campbell Gowan, Gauthier, Faure) à Le cas de M. Courmont et celui qu'il nous à été donné. d'ob- server ne sembleraient guère plaider dans ce sens et nous serions tenté de lui préférer le traitement électrique, qui à réussi $ à M. Meige. Mais il est plus probable que l’une et l'autr méthode ont leur application suivant les formes réalisées où les phases parcourues par les deux Done combinées.