EN UE
Un an après, la tumeur récidiva dans la cicatrice, mais ce ne fut que trois ans après que le malade revint à l'hôpital. Service de M. Gayet. La tumeur était plus grosse que la première fois. La même opération fut pratiquée, la tumeur avait le même aspect. Pendant l'opération, un des tendons du fléchisseur fut probablement lésé, car c'est depuis lors que le médius est roide et ne peut plus” s'étendre complètement.
Six mois après, nouvelle récidive.
Aujourd'hui, trois ans après la seconde opération, on constate dans la paume de la main gauche, une tumeur de la grosseur d'un œuf de dinde, à grand diamètre transversal, s'étendant depuis deux travers de doigt au-dessous du pli moyen du poignet jusqu'à un travers de doigt au-dessus du pli palmaire métacarpo-phalangien, et d'un autre côté depuis l'éminence hypothénar jusqu'à l'éminence thénar, sur laquelle elle empiète un peu. — Elle est composée de trois lobules : un médian et deux latéraux, Le lobuls médian est plus élevé que les précédents, dont il est séparé par deux sillons bien marqués. Il est ovoïde à grand diamètre vertical. Le lobule interne s'étend jusqu'à deux travers de doigt du bord interne du cinquième métacarpien, cependant il semble qu'il se prolonge sur l'éminence hypothénar, car lorsque l'on essaie de presser sur cette région pour arriver sur les parties profondes on sent que le doigt est arrèté par une masse dure. Il est aussi ovoïde et à grand diamètre vertical. Quant au lobule externe, il est rond et occupe l'espace qui sépare le premier métacarpien du deuxième. Par la palpation, on sent une fausse fluctuation qui est due probablement à ce que ce lobule est composé de plusieurs petits lobules secondaires qui s'échappent lorsque l'on presse avec l'un ou l’autre doigt. On sent la même chose pour le lobule interne. Le troisième ne peut être examiné, car la palpation en est douloureuse. — En résumé, cette tumeur est solide, et elle présente des points plus durs les uns que les autres.
La peau est lisse et amincie, principalement au niveau du lobule interne, mais elle n’est pas adhérente à la tumeur. Elle est silloanée de grosses veines.
La tumeur n'est pas mobile sur sa base. Elle paraît adhérente aux gaines tendineuses. Le pouce, l'index, l'annulaire et le petit doigt jouissent de tous leurs mouvements. Seulement, le mouvement d'op- -position du pouce est gêné par la tumeur. Le médius est raide. L'extension de ce doigt ne se fait pas complètement, ainsi que la flexion ; la première phalange ne peut dépasser l'angle droit avec le métacarpien, Quant aux deux autres phalanges, elles se fléchissent