‹ Du Naphtol Camphré et de son emploi en chirurgieChapitre 21 sur 28 · EL · texte numérisé non relu

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La plaie est sanieuse, purulente, atone. Après un lavage à la solution de sublimé au millième, la sur/ace de la plaie est touchée avec un tampon de ouate imbibé de naphtol camphré. Pansement au salol.

28 août. La plaie est bourgeonnante. Petit pansement au salol, maintenu par du collodion.

2 septembre. Cicatrisation complète. Exeat.

OBSERVATION V (PERSONNELLE) Plaie contuse de la jambe.

L...., Ch.-Auguste, 49 ans, charbonnier, entre le 15 octobre 1888 à l'hôpital Lariboisière, salle Ambroise Paré, 41 ÿis, service de M. le Dr Périer.

Le 3 octobre, contusion du tiers supérieur de la face antérieure de la jambe droite par une voiture de briques.

18 octobre. Plaie contuse, infecte, à bords mâchés et infiltrés. Sphacèle du tissu cellulaire, iymphangite remontant au genou et s'étendant sous forme de traînées jusqu'aux ganglions inguinaux tuméfiés.

Phlegmon circonserit au niveau de la région contuse.

Incision au bistouri, grattage ; pansement avec gaze au salol, imbibée de naphtol camphré.

5 novembre. Exeat. Guérison absolue.

‘OBSERVATION VI Plaie des doigts par scie circulaire.

L...., Alexandre, entre le 15 septembre 1888, à l'hôpital Lari-

boisière, salle Ambroise Paré, lit n° 45, service de M. le Dr Périer, suppléé par M. le D' Nélaton.

Le 5 septembre, le malade a eu les quatre derniers doigts de la main gauche pris sous une scie circulaire. Plaie contuse de la face dorsale des deuxièmes phalanges des quatre derniers doigts. Pas de fractures. Un médecin de la ville fait appliquer des pansements iodoformés. Le 45 septembre, le malade se présente à la consultation externe. Les plaies des doigts ont mauvais aspect et donne lieu à une suppuration infecte.

Pansement avec la gaze au salol imbibée de naphtol capmhré.

Le 18. Les plaies bourgeonnent activement. La suppuration est presque tarie et n’a plus d'odeur anormale. ne

Le 28. Guérison.

OBSERYVATION VII (PERSONNELLE) Plaie contuse de la cuisse.

V... François, âgé de 43 ans, camionneur, entre le 13 août 1888, à l’hôpital Lariboisière, service de M. le Dr Périer, pour une plaie cortuse de la face antérieure du genou et de la cuisse, d’une étendue de 10 centimètres. La plaie remontant au 6 août a mauvais aspect; sa surface est atone, la suppuration est abondante.

Après lavage à la solution de sublimé au millième, on applique sur la plaie de la gaze au salol, imbibée de naphtol camphré. Pansement ouaté. ‘

49 août. La plaie a meilleur aspect, sa surface est bourgeonnante.

Même pansement au naphtol camphré, maintenu par du collodion.

27 août. Cicatrisation absolue, Exeat.

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OBSERVATION VIII (PERSONNELLE) Plaie contuse de la région thoracique par morsure de cheval.

P..., François, âgé de 38 ans, palefrenier, entre le 9 août 1588, à l'hôpital Lariboisière, salle Ambroise Paré, 21, service de M. le DrePérier.

Le 6 août, P:.. a été mordu par un cheval à la partie moyenne de la région thoracique latérale gauche.

Le 9 août, ce malade se présente à la consultation externe. La plaie a 5 ou 6 centimètres de longueur, et a mauvais aspect. La suppuration est abondante, les bords en particulier sont mâchés et infiltrés.

Pansement avec gaze au salol, imbibée de naphtol camphré.

13 août. La plaie a bon aspect. La suppuration est à peu près tarie. Bourgeonnement actif. Pansement au salol.

20 août, Guérison. Exeat.

OBSERVATION [X (PERSONNELLE) Plaie contuse de la main. Phlegmon.

M..., Clovis, 58 ans, garçon grainetier, entre le 17 janvier 4889, à l'hôpital Lariboisière, salle Ambroise Paré, lit 20, service de M. le D" Périer.

Le 10 décembre, en chargeant un ballot, le malade se fait une plaie contuse et profonde de la face dorsale de la main gauche avec un crochet d'emballeur.

Pansements avec cataplasmes et perchlorure de fer.

A l'entrée du malade à l'hôpital, la plaie de la face dorsale de la main gauche est œdémateuse, rouge violacée, la suppuration est abondante, les bords sont décollés.

Phlegmon de la face dorsale de la main et du poignet, el trainée de lymphangite sur l’avant-bras.

On fait prendre au malade deux bains prolongés de la main et de l'avant-bras dans la solution de subiimé au millième; dans l'intervalle des compresses imbibées de la même solution enveloppent le membre malade et sont maintenues par du taffetas gommé. \

À chaque pansement la plaie d’origine est imbibée de naphtol camphré.

Le 20 janvier. La lymphangite a disparu. Le phlegmon paraît s’atténuer, la plaie contuse a meilleur aspect, la suppuration a diminué. Sa surface bourgeonne.

Pansement au salol, après avoir touché la plaie avec le naphtol camphré.

31 janvier. Il n'y a plus qu’une petite surface granuleuse, qui bourgeonne activement et tend à la cicatrisation.

OBSERVATION X (PERSONNELLE) Panaris. Nécrose d’une phalange.

P...., Jean, 22 ans, valet de chambre, entre le 9 novembre 1888 à l'hôpital Lariboisière, salle Ambroise Paré, lit n° 90, service de M. le Dr Périer, Il s’agit d'un panaris du pouce gauche, ayant débuté, il y a environ dix jours, après une piqüre avec un clou.

Nécrose de la deuxième phalange. Plaie atone, suppurante, avec trajet remontant vers la racine du doigt. Après extraction de la deuxième phalange, la cavité de la plaie est bourrée avec de la gaze au salol, imbibée de naphtol camphré. Pansement ouaté.

40 novembre. Pansement. La surface de la plaie est bourgeon-

nante. On cherche l’accolement des lambeaux. Pansement au salol. |

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.A7 novembre. L'accolement des lambeaux est ‘avancé. Pas de suppuration. Pansement ouaté compressif.

22 novembre. Guérison absolue. Exeat.

OBSERVATION XI (PERSONNELLE) Adénite inguinale suppurée.

S...., Eugène, 20 ans, boucher, entre le 30 octobre 1888 à l'hôpital Lariboisière, salle Ambroise Paré; lit n° 20, service de M. le Dr Périer. Le malade, a contracté, il y a une dizaine de jours, un chancre mou siégeant sur la partie gauche du prépuce.

À son entrée, il présente une adénite inguinale gauche suppurée avec empâtement périphérique. Incision au bistouri, évacuation du pus, grattage. Pansement avec gaze au salol imbibée de naphtol camphré.

10 novembre. Exeat. Guérison.

OBSERVATION XII (PERSONNELLE) Contusion du coude. Hygroma suppuré et lymphangite.

P...., Jules, 43 ans, journalier, entre à l'hôpital Lariboisière, salle Ambroise Paré, service de M. le D' Périer.

Le 30 décembre, le malade fait une chute sur le coude gauche. Tuméfaction et ecchymose. Souffrant peu, il reprend son travail du 2 au 15 janvier. F

Le 15 janvier, P.... est obligé de garder le repos; il souffre du coude gauche qui est rouge et tuméfié. :

À son entrée, hygroma aigu de la bourse séreuse olécranienne. Phlegmon eircouserit, lymphangite remontant à la face interne du bras. Tuméfaction des ganglions épitrochléens et axillaires.

Bains prolongés dans la solution de sublimé au millième et

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pendant l'intervalle le membre est enveloppé de compresses imbibées de la même solution.

23 janvier. Abcès collecté. Incision au bistouri de la peau et de l'hygroma. Lavage au sublimé au millième. Pansement avec gaze au salol, imbibée de naphtol camphré.

30 janvier. La plaie à peu près comblééest recouverte de bourgeons actifs.

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