‹ Du Naphtol Camphré et de son emploi en chirurgieChapitre 28 sur 28 · TN ES · texte numérisé non relu

TN ES

Acluellement notre malade est absolument guéri, sa santé est florissante.

Cette observation nous paraît démontrer que, dans les cas de septicémie gangréneuse, même lorsque le malade est profondément affaibli et infecté, que le foyer septique siège au membre inférieur, que l’envahissement est très étendu, que la crépitation gazeuse et la tuméfaction ont envahi l'abdomen et le thorax, on ne doit pas désespérer.

Tout en faisant de nombreuses et profondes incisions au thermocautère, on doit chercher à désinfecter la plaie d'origine et les plaies opératoires avec de puissants antiseptiques (nous sommes convaincus que le naphtol camphré remplit cette condition) et à lutter contre l'infection de l'organisme par les toniques et l’antisepsie générale ou intestinale.

Enfin, lorsque l'infection a diminué, lorsque le malade a repris ses forces, on peut faire, avec l'espérance d'un succès définitif, l'opération qui est devenue nécessaire et qui est indi-

quée par l'étendue de la mortification, tout en continuant à :

pratiquer très vigoureusement l'antisepsie interne et l’antisepsie externe jusqu’à complète guérison. La réunion par première intention ne nous paraît pas devoir être cherchée ; en ne réunissant pas les lambeaux on peut désinfecter les surfaces opératoires et les mettre en contact avec une substance fortement antiseptique, dont une partie est certainement absorbée,

En un mot, on doit lutter contre la septicémie par l’antisepsie locale et générale.

Vu par le Président de la thèse,

Page 1