‹ Du nerf pneumo-gastrique et de ses fonctionsChapitre 6 sur 7 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

J’aurais pu tirer une foule de conclusions des faits que je viens d’exposer; mais les unes eussent été en d^ors de la question que je me suis proposée ; d’autres ne m’ont pas paru suffisamment démontrées, et se rapportaient à l’histoire générale du système nerveux ; quelques-unes enfin n’eussent été qu’une répétition : c’est pourquoi je me suis borné au petit nombre de celles que je présente, pour terminer ce travail.

P*. Le pneumo-gastrique préside en partie aux mouvemens et aux sécrétions des appareils respiratoire et digestif; sa sensibilité normale est obtuse , comme celle de tous les nerfs situés profondément ; mais elle devient extrêmementvive dans l’état morbide, et sous l’influence des irritations mécaniques directes.

IP. Son action sur les fonctions respiratoires et digestives n’est pas la même dans les diverses classes d’animaux , et elle diffère, dans la même espèce, selon lage, les races et une foule de conditions individuelles. ( F'oy.exp. 1, XVI, XXI. )

IIP. Elle est d’autant plus nécessaire à la respiration, que l’animal est plus jeune , et que Celte fonction est plus concentrée, plus dépendante des forces propres du poumon , et qu’elle s’exerce sur un air moins pur; tandis*quelle est a peine marquée lorsque l’acte respiratoire atteint le plus haut degré de perfection et de développement, et qu’il offre de grandes puissances musculaires accessoires,: aussi la division des pneuino-gastriques laisse-t-elle, ch(^ les oiseaux, la respiration presque intacte, tandis quelle amène une prompte asphyxie chez les poissons. ( exp. i, vi , xvi, xvii, xxi. )

IV®. La section dès nerfs laryngés produit la perte complète de la voix • celle des laryngés supérieurs rend les sons plus graves ; celle*dès inférieurs ou récurrens les rend plus aigus , lorsqu’elle né les abolit pas complètement ; elle occasionne de la gêne dans la respiration

par ie resserrement delà glotte, qui ne m’a jamais paru assez complet pour causer la sulFocation. ( Foy. exp. vi, xi, xii, xiv , xv. )

Y'. L’influence du pneumo-gastrique sur la digestion est d’autant plus marquée que l’appapil digestif est plus musculaire , et qu’il s’exerce sur des matières moins assimilables : aussi, son absence estelle nécessairement mortelle chez les oiseaux, puis les herbivores, etc. ; tandis quelle peut être supportée long-temps chez les carnivores, et d’autant mieux que l’on a le soin de les nourrir avec des substances plus digestibles. ( Foy. exp. i, iii, vi, xxi. ) '

YP. Les contractions de l’œsophage et les mouvemens péristaltiques de l’estomac, ainsi que les sécrétions de la portion gauche de ce viscère, sont spécialement sous l’influence des pneumo-gastriques, tandis que les mouvemens antipéristaltiques et les sécrétions de la portion pylorique dépendent du grand sympathique; dès que l’anlagonisme est rompu par l’excision des pneumo-gastriques, les vomissemens sont produits. ( Foy. exp. ii, iii , iv , ix . )

YIP. L’excision des pneumo-gastriques à la région cervicale ne paraît avoir qu’une influence passagère sur les mouvemens du cœur; elle n’amène d’autres changemens dans les propriétés du sang que ceux qui sont produits par la gêne de l’acte respiratoire et le défaut de réparation nutritive ; elle ne détruit ni les besoins de la soif et de la faim , ni celui de respirer. ( Foy. exp. i, vi, viii, tx , x, )

YllI®. Lorsque les extrémités divisées de ces nerfs sont séparées par un intervalle de plusieurs lignes , elles se cicatrisent isolément avec un léger renflement et quelques adhérences celluleuses. Dans, quelques cas cependant, l’on trouve une substance interposée, qui semble rétablir leur continuité ; mais un examen attentif prouve que ce n est que du sang infiltré dans la gaine celluleuse , sans rapports immédiats avec la. substance nerveuse , et incapable de transmettre son action. ( Foy. exp. I, Il, Yi, vu , XXI. )

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