SEXE
son appétit est bon, son visage bien coloré et rien dans sa personne n'annonce la souffrance.
Hydrothérapie ; — pessaire à air. — Aconit.
Dans cet état, s'observent un certain nombre de troubles sympathiques de rinnervation qui, par leur multiplicité et leur variété, décèlent Texistence d'un état nerveux, plus ou moins grave, porté à l'état de diathèse et attribué par quelques personnes à un véritable état de chloro-anémie. Si le fait est exact, la théorie ne Test guère, car les accidents nerveux de la grossesse commencent souvent à l'instant même de la fécondation ou dans les jours qui la suivent, alors qu'il n'y a pas encore de chloro-anémie, et ils cessent au sixième ou septième mois, alors que l'altération chlorotique du sang est à son plus haut degré d'intensité. Dans cet état, la vision, l'ouïe, le goût et l'odorat peuvent être profondément modifiés dans leurs fonctions. La digestion est troublée par la dyspepsie, du ptyalisme, des vomissements, quelquefois incoercibles et mortels, de la dyspnée, de la toux nerveuse, des névralgies et des viscéralgies aussi différentes que variées, des désordres plus ou moins graves des facultés afiFectives et intellectuelles, des contractures, des convulsions et autres troubles de la motilité plus ou moins caractérisés, etc.
La grossesse et la lactation prolongée amènent des maladies nerveuses avec effets semblables à ceux que je viens d'indiquer.
Tous les accoucheurs, qui ont écrit sur les maladies des femmes enceintes, signalent les troubles nerveux multiples, gravesdes principaux appareils organiques, et dans quelques cas indiquent avec raison^ comme une complication fâcheuse, l'état nerveux général fébrile ou apy rétique, associé aux différentes perturbations de l'encéphale et des voies digestives.
Obs. III. — Nervosisme dans la grossesse. — Convulsions.
« M. Levert cité le cas d'une femme qui, après avoir eu dans une première grossesse des étourdissements hystériques, eut tous les jours dans la seconde, au bout de quelques semaines, un accès de convulsion dans les muscles extérieurs, car aucun viscère ne fut jamais attaqué : ces accès duraient plusieurs heures ; au milieu de la grossesse, au lieu d'un accès par jour, elle en eut deux, si longs qu'entre les deux ils duraient plus de dix-huit heures par jour. Ils étaient si réguliers, qu*ils servaient à faire juger de la justesse des montres. Toutes les fonctions se faisaient très-bien, et, de tous les organes internes, ceux de la voix paraissaient les seuls affaiblis ; il n'y avait rien d'extraordinaire du tôté de la matrice, et les douleurs de l'enfantement commencèrent pendant un accès ; mais les convulsions diminuaient à mesure que les douleurs augmentaient, et elles finirent entièrement une heure avant l'accouchement. Les saignées du bras furent le seul remède, et on en essaya beaucoup qui procurèrent quelque soulagement au commencement ; & la fin elles devinrent inutiles (1). >
Paul Dubois a observé un grand nombre de faits
(1) Bullier, Abusées règles générales^ p. 15, — Extrait de Tissot, p. 136.