‹ Du nervosisme aigu et chronique et des maladies nerveusesChapitre 12 sur 45 · FAIBLESSE ORIGINELLE OU ACQUISE · texte numérisé non relu

FAIBLESSE ORIGINELLE OU ACQUISE

nique. Il y a, dans ce cas, hérédité de similitude. C'est Topinion de Van Swieten (1); de Viridet (2); de Willis (3); d^Andrée (4); de Perry (5); de Pomme (6); de Tissot, de P. Lucas dans son magnifique Traité de Vhérédité naturelle (7) et de tant d'autres médecinsqu'il serait trop long de nommer ici. Les enfants échappent quelquefois aux névroses mentales, douloureuses, paralytiques et convulsives, observées chez leurs parents; mais il est rare qu'ils n'offrent point, au moins à un faible degré, la disposition nerveuse morbide de ceux qui leur ont donné la vie. C'est une hérédité par métamorphose. \jà. maladie des parents se transforme, et la folie du père ou de la mère, les paralysies nerveuses ou les convulsions dont ils étaient afiFectés, se traduisent souvent chez les enfants par une irritabilité physique et morale dont le résultat est une maladie nerveuse protéiforme.

§ ft. — FalbleMe orlg;lnelle ou aeqiiise. — Édaeiltloii

La faiblesse originelle ou acquise est toujours accompagnée d'une très-grande excitabilité du système nerveux, et à ce titre elle prédispose singulière-

(1) Van Swictèn, t. III, p. 402.

(2) Viridet, Traité des vapeurs, p. 47.

(3) Willis, Demorbis convuls., chap, i, p. 8.

(4) Andrée, page 101.

(5) Perry, A mechankal account of the hystérie passion. London, 1875, p. 195.

(6) Pomme, t. I, p. 17.

(7) Lncas, Traité physiologique et philosophique de l'hérédité natU' relle^ Paris^ 1847-1850. 2 vol. in-8.

ment à Tapparition des phénomènes nerveux multiples qui caractérisent le Nervosisme. « Juvenes mulierculcBy quœ sunt sensibilioris generis nervosij texturœ tenerioris. (Arétée.)

Véducation molle^ énervante^ efféminée de certains enfants auxquels on fait peur de tout ce qui les entoure, dont on excite prématurément le cœur et rimagination aux dépens de Tintelligence par une ridicule sensiblerie, ou par des lectures romanesques et des narrations fantastiques; —les rêveries prolongées poétiques et sentimentales, qui détournent Tattention des choses trop réelles de la vie commune ; — le /anatisme religieux et politique qui exalte et trouble la raison ; — les sérieuses préoccupations littéraires et scientifiques des gens de lettres et des savants qui passionnent Tesprit, et l'appliquent d'une façon continue à Tétude d'un objet difficile, etc., finissent toujours par donner au système nerveux général une susceptibilité excessive, qui se traduit par des troubles fonctionnels sensitifs aussi nombreux que mobiles, et qui constituent un état morbide véritable.

Tout le monde connaît les tristes résultats du mysticisme exagéré sur la raison et sur la santé, son influence sur la démonomanie, sur les maladies exta^ tiques^ convulsives et paralytiques des siècles passés» René, Werther et Chatterton ont parleurs déclama-* tiens maladives énervé une foule d'individus qui ont cherché dans le suicide un remède aux souffrances

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