PARALTSIRS
Comme on Ta vu, les nervosiques offrent souvent, à une période avancée, des paralysies de natures fort diverses, ayant pour siège des organes diflFérents. — Paralysies des organes des sens, amaurose, surdité, anesthésie; paralysies du mouvement sous forme d'hémiplégie, de paraplégie, de paralysie générale ou partielle; toutes ont été observées, principalement dans le Nervosisme chronique. C'est dans ces cas que les bains sulfureux, les eaux de Cauterets, de Baréges, deBourbon-rArchambault, de Bourbonne, et les bains de mer; la sudation suivie de Timmersion dans Teau froide, toutes les autres pratiques de rhydrothérapie ; les frictions sèches et irritantes avec de la laine, des gants de crin; Turtication; la cautérisation par le crayon de charbon enflammé, du parle fer rouge; rélectrisation,par courants continus ou intermittents, les frictions avec la brosse électrique; le massage; la strychnine et la brucine à Tintérieur peuvent être employés avec quelques chances de succès. Lorsque la paralysie est générale, localisée, hémiplégique ou paraplégique, on pourra, ainsi que l'ont proposé Lersch, Bonnet, Mérat, Tissot, Curchod (1), etc., les traiter par des bains de marc de raisin qui excitent le système nerveux mus-
(1) Curcbod (de Vevey), Essai théorique et pratique sur la cure des raisins. Vevey, 1860, in-8°. — Voyez aussi Herpin (de Melz), Du rai" sin et de ses applications thérapeutiques, Paris, 1865.
culaire et circulatoire. — Tissot rapporte qu'un paraplégique prit quatre bains en se mettant dans le marc jusqu'au nombril; au cinquième il eut la fièvre avec sueur copieuse suivie de guérison. L'action de ces bains est due au calorique et aux principes volatils dégagés par la fermentation, qui ne sont autres que Tacide carbonique et l'alcool. — Les inhalations de chloroforme ont une fois très-bien réussi à Bounefont dans Tobservation X.
De tous ces moyens combinés aux toniques généraux déjà indiqués, le massage, l'électrisation et l'hydrothérapie sont assurément les meilleurs et ceux qui réussissent chez le plus grand nombre des malades.