II
Quoique dans le cours entier de mon ouvrage je me sois attaché , autant qu'il m'a été possible , aux idées générales, néanmoins on s'apercevra aisément que je me suis particulièrement occupe de la France. Avant qu'elle ait bien connu ses erreurs , il n'y a pas de salut pour elle ; mais , si elle est encore aveugle sur ce point, l'Europe l'est peut-être davantage sur ce qu'elle doit attendre de la France.
Il y a des nations privilégiées qui ont une mission dans ce monde. J'ai tâché déjà d'expliquer celle de la France, qui me paraît aussi visible que le soleil. Il y a dans le gouvernement naturel , et dans les idées nationales du peuple français , je ne sais quel élément théocratique et religieux qui se retrouve toujours. Le Français a besoin de la Religion plus que tout autre homme; s'il en manque, il n'est pas seulement affaibli , il est mutilé. Voyez son histoire. Au gouvernement des druides , qui pouvaient tour, a succédé
celui des Evêqucs qui furent consiamnicnt, mais bien plus dans l'anliquilé que de nos jours , les conseillers du roi en tous ses conseils. Les Evoques , c'est Gibbon qui l'observe, ont fait le royaume de France * ; rien n'est plus vrai. Les Evoques ont construit celte monarchie , comme les abeilles construisent une ruche. Les conciles , dans les premiers siècles de la monarchie, étaient de véritables conseils nationaux. Les druides chrétiens, si je puis m'cxprimor ainsi, y jouaient le premier rôle. Les formes avaient change, mais toujours on retrouve la même nation. Le sang teuton qui s'y mêla par la conquête, assez pour donner un nom à la France, disparut presque entièrement à la bataille de Fontenai , et ne laissa que des Gaulois. La preuve s'en trouve dans la langue ; car lorsqu'un peuple est un , la langue est tme ^ ; et s'il est mêlé de quelque manière , mais surtout par la conquête, chaque nation constituante produit sa portion de la langue nationale , la syntaxe et ce qu'on appelle le génie de la langue appartenant toujours à la nation dominante; et le nombre des mots donnés par chaque nation est toujours rigoureusement proportionné à la quantité de sang respectivement fourni par les diverses nations constituantes, et fondues dans l'unité nationale.
(1) Gibbon , Hisl. de la dt^caJ. lom. Vil, ch. XXKVIII. Paris , Maradaa , 1812 , ia-8.
(2) De là Tient que plus on sVlève dans l'antiquittî , et plus les langues sont radicales et par cou&îquent régulières. En partant , par exemple , du mol maison , pris comme racine, le grec aurait dit maîsonnisle , maisonnier , maisonneur , maisonnerie ,7naisonner , emmaisonner , démaisonner, etc. Le Français, au contraire, est obligé de dire maison, domcs' tique, économe, casanier, maçon, bâtir, habiter, démolir, etc. On leconnaît ici les poussières de différentes nations, mêlées et pétries par la Kiain du temps. Je ne crois pas qu'il puisse y avoir une seule langue qui ne possède q;ie!que élément de celles qui l'ont précédées ; mais il y a principalement de grandes masses constiluanles , et qu'on peut pour ainsi dira loucher,
Or , i'éiéinoni teutoniquo est à peine sensible dans la langue française ; considérée en niasse , elle est celtique et romaine. Il n'y a rien de si grand dans le monde. Cicéron disait : « Flattons-nous tant qu'il nous plaira , nous ne « surpasserons ni les Gaulois en valeur , ni les Espagnols a en nombre, ni les Grecs en talents, etc.; mais c'est par « la religion et la crainte des Dieux, que nous surpassons « toutes les nations de l'univers.» [De Jr. resp. c. IX.]
Cet élément romain , naturalisé dans les Gaules , s'accorda fort bien avec le druidisme , que le christianisme dépouilla de ses erreurs cl de sa férocité , en laissant subsister une certaine racine qui était bonne ; et de tous ces éléments il résulta une nation extraordinaire , destinée à jouer un rôle étonnant parmi les autres , et surtout à se retrouver à la tête du système religieux en Europe;
Le christianisme pénétra de bonne heure les Français , avec une facilité qui ne pouvait être que le résultat d'une affinité particulière. L'Eglise gallicane n'eut pi-esque pas d'enfance; pour ainsi dire en naissant elle se trouva la première des Eglises nationales et le plus ferme appui de Funité.
Les Français eurent l'honneur unique , et dont ils n'ont pas été à beaucoup près assez orgueilleux , celui d'avoir constitué ( humainement ) l'Eglise catholique dans le monde , en élevant son auguste Chef au rang indispensablement dû à ses fonctions divines , et sans lequel il n'eût été qu'un patriarche de Constantinople , déplorable jouet des sultans chrétiens et des autocrates musulmans.
Charlemagne, le trisméglsîe moderne , éleva ou fît reconnaître ce trône , fait pour ennoblir et consolider tous les autres. Comme il n'y a pas eu de plus grande instilu-
tion clans runivcrs, il n'y en a pas^ sans le nioindi'c cloute, où la main de la Providence se soit monlrce d'une manière plus sensible ; mais il est beau d'avoir été choisi par elle , pour être l'instrument éclairé de cette merveille unique.
Lorsque , dans le moyen âge , nous allâmes en Asie , l'épée à la iwain, pour essayei' do briser sur son propre terrain ce redoutable croissant , qui menaçait toutes les libertés de l'Europe , les Français furent encore à la tête de cette immortelle entreprise. Un simple particulier, qui n'a légué à la postérité que son nom de bapiême , orné du modeste surnom (Termite , aidé seulement de sa foi et de son invincible volonté, souleva l'Europe, épouvanta l'Asie , brisa la féodalité , anoblit les serfs , transporta le flambeau des sciences , et changea l'Europe.
Bernard le suivit; Bernard , le prodige de son siècle et Français comme Pierre, homme du monde et cénolîite mortifié, orateur, bel esprit, homme d'état, solitaire, gui avait lui-même au dehors plus (inoccupations qus la plupart des hommes n'en auront jamais ; consulté de toute la terre , chargé d'une infinité de négociations importantes, pacificateur des états , appelé aux conciles , portant des paroles aux rois , instruisant les Evêques , réprimandant les Papes , gouvernant un ordre entier , prédicateur et oracle de son temps^.
On ne cesse de nous répéter qu'aucune de ces fameuses entreprises ne réussit. Sans doute aucune croisade ne réussit, les enfants même le savent ; mais toutes ont réussi, et c'est ce cjne les hommes même ne veulent pas voir.
Le nom français fit une telle impression en Orient, qu'il
(i) Uuurda'.oue , scrni. sur la fuite du monde ,1'^ partie.
y c^t cli-meurô comme synonyme de celui dlùiropcen; et le plus grand puële de l'Italie, ccnvanl daus le XVl" siccle, ne refuse point d'employer h même expression '.
Le sceptre français brilla à Jérusalem et à Constanlînople. Que ne pouvait-on pas en attendre? Il eut aj^randi l'Europe , repoussé l'Islamisme et suffoqué le schisme ; uiulheureusemcnt il ne sut pas se maintenir.
Magnis tamen excidil ausis.
Une grande partie de la gloire littéraire des Français , surtout dans le grand siècle, appartient au clergé. La science s'opposant en général à la propagation des familles et des noms"-^, rien n'est plus conforme à l'ordre qu'une direction cachée de la science vers l'état sacerdotal et par conséquent célibataire.
Aucune nation n'a possédé un plus grand nombre d'établissements ecclésiastiques que la nation française , et nul'e souveraineté n'employa , plus avantageusement pour elle, un plus grand nombre de prêties que la cour de France. Ministres, ambassadeurs, négociateurs, instituteurs, etc., on les trouve partout. De Suger à Fleury, la France n'a qu'à se louer d'eux. On regrette que le plus fort et le plus éblouissant de tous se soit élevé quelquefois jusqu'à l'inexorable sévérité ; mais il ne la dépassa pas; et je suis porté à croire que, sous le ministère de ce grand homme,
(i) Il popol Franco. (Les croisés, l'armée de Godefroi. ) Tasso.
(2) De là vient sans doule l'antique préjugé eur l'incompatihilitë Je'a science et de la noLiesse , préjugé qui tient, comme tous les aulres, à quelque chose de caché. Aucun savant du premier ordre n'a pu créer i!:i3 race. Les noms mCmes du XViic siècld, finieus Jaiss les sticuces et ks 'eltr^s , ne subsistent déjà plus.
le supplice des Templiers cl d'aiilres événements do celle espèce n'eussent pas élé possibles.
La plus haute noblesse de France s'honorait de remplir les grandes dignités de l'Eglise. Qu'y avait-il en Europe au-dessus de celle Eglise gallicane, qui possédait tout ce qui plaît à Dieu el tout ce qui captive les hommes, la vertu, la science , la noblesse et l'opulence ?
Veut-on dessiner la grandeur idéale? qu'on essaie d'imaginer quelque chose qui surpasse Fénelon , on n'y réussira pas.
Charlemagne , dans son testament , légua à ses fils la tutelle de l'Eglise romaine. Ce legs , répudié par les empereurs allemands , avait passé comme une espèce de fidéicommis à la couronne de France. L'Eglise catholique pouvait être représentée par une ellipse. Dans l'un des foyers on voyait saint Pierre , et dans l'autre Charlemagne : l'Eglise gallicane avec sa puissance, sa doctrine, sa dignité, sa langue , son prosélytisme , semblait quelquefois rapprocher les deux centres , et les confondre dans la plus magnifique unité.
Mais , ô faiblesse humaine ! ô déplorable aveuglement ! des préjugés détestables que j'aurai occasion de développer dans cet ouvrage, avaient totalement perverti cet ordre admirable , cette relation sublime entre les deux puissances. A force de sophismcs et de criminelles manœuvres , on était parvenu à cacher au roi três-chrélien l'une de ses plus brillantes prérogatives , celle de présider (humainement) le système religieux , et d'être h protecteur héréditaire de l'unité caiholique. Constantin s'honora jadis du titre di'évêque extérieur. Celui de souverain pontife extérieur ne flattait pas l'ambilion d'un successeur de Charle-
magne ; et cet emploi , ofloii \m- la Provûlcnce , éuiii vacuul ! Ah î si les rois do France avaient voulu donner niaiiilorle ù la vérité , ils auraient opéré des miracles ! Mais (juc peut le roi , lorsque les lumières de son peuple sont t-ieinlcsP 11 laul même le dire à la gloire immortelle de l'auguste maison, l'esprit royal qui l'anime a souvent et lièsheureusement clé plus savant que les académies, et plus juste que les tribunaux.
Renversée à la fin par un orage surnaturel , nous avons vu cette maison si précieuse pour l'Europe, se relever par un miracle qui en promet d'autres , cl qui doit pénétrer tous les Français d'un religieux courage ; mais le comble du malheur pour eux , serait de croire que la révolution est terminée, et que la colonne est replacée, parce qu'elle isl relevée. Il faut croire , au contraire, que Tcsprit révolutionnaire est sans comparaison plus Tort et plus dangereux qu'il ne l'était il y a peu d'années. Le puissant usurpateur ne s'en servait que pour lui. Il savait le comprimer dans sa main de fer , et le réduire à n'êire qu'une espèce de monopole au profit de sa couronne. Mais depuis que la justice et la paix se sont embrassées , le génie mauvais a cessé d'avoir peur ; et au lieu de s'agiter dans un foyer unique , il a produit de nouveau une ébuliition général'^ sur une immense surface.
Je demande la permission de le répéter : la révolution fiançaise ne ressemble à rien de ce qu'on a vu dans h s temps passés. Elle est satanique dans son essence ^ . Jamais lile ne sera totalement éteinte que par le principe contraire , et jamais les Français ne reprendront leur plac« jusqu'à ce qu'ils aient reconnu celte vérité. Le sacerdoce
il} ConsiJcralious sur la France. Clmp. X . § 5-
doit élro l'objel principal de la pensée souveraine. Si j'avais sous les yeux le tableau des ordinations , je pourrais prédire de grands événements. La noblesse française trouvo à celte époque l'occasion défaire à Tétat un sacrifice digne d'elle. Qu'elle offre encore ses fils à l'autel comme dans les temps passés. Aujourd'hui , on ne dira pas qu'elle n'ambilionne que les trésors du sanctuaire. L'Eglise jadis l'enrichit et l'illustra ; qu'elle lui rende aujourd'hui tout ce qu'elle peut lui donner : l'éclat de ses grands noms, qui maintiendra l'ancienne opinion , et déterminera une foule d'hommes à suivre des étendards portés par de si dignes mains ; le temps fera le reste. En soutenant ainsi le sacerdoce , la noblesse française s'acquittera d'une dette immense qu'elle a contractée envers la France, et peut-être même envers l'Europe. La plus grande marque de respect et de profonde estime qu'on puisse lui donner , c'est de lui rappeler que la révolution française, qu'elle eût sans doute rachetée de tout son sang^ fut cependant en grand'! partie son ouvrage. Tant qu'une aristocratie pure , c'est-àdire professant jusqu'à l'exaltation les dogmes nationaux ,, environne le trône , il est inébranlable , quand même Is faiblesse ou l'erreur viendrait à s'yasseoir ; mais si le harotirnage apostasie , il n'y a plus de salut pour le trône, quand même il porterait saint Louis ou Charlemagne ; ce qui est plus vrai en France qu'ailleurs. Par sa monstrueuse alliance avec le mauvais principe , pendant le dernier siècle , la noblesse française a tout perdu; c'est à elle qu'il appartient de tout réparer. Sa destinée est sûre , pourvu qu'elle n'en doute pas, pourvu qu'elle soit bien persuadée de l'alliance naturelle, essentielle, nécessaire, française du sacerdoce et de la noblesse.
A l'époque la plus sinistre de la révolution , on a dît s Ce n\st pour (a noblesse qu'une éclipse méritée. Elle rs-
prendra sa pîacc. Elle en sera quitte pour embrasser un jour , de bonne grâce ,
Des eiifants qu'en son sein clic n'a point poiU's 1.
Ce qui fut dit, il y a vingt ans , se vérifie aujourd'hui. Si la noblesse française est soumise à un rocrutcmcnt, il dépend d'elle d'en ôter tout ce qu'il pourrait avoir d'affligeant pour les races antiques. Quand elle saura pourquoi il était devenu nécessaire , il ne pourra plus lui déplaire ni lui nuire ; mais ceci ne doit être dit qu'en passant et sans aucun détail approfondi.
Je rentre dans mon sujet principal , en observant que la race anti-religieuse du dernier siècle contre loulcs les vérités et toutes les institutions chrétiennes s'était tournée surtout contre le Saint-Siège. Les conjurés savaient assez, et le savaient malheureusement bien mieux que la foule des hommes bien intentionnés , que le christianisme repose entièrement sur le Souverain Pontife. C'est donc de ce côté qu'ils tournèrent tous leurs efforts. S'ils avaient proposé aux cabinets catholiques des mesures directement antichrétiennes, la crainte ou la pudeur , au défaut de motifs plus nobles , aurait suffi pour les repousser ; ils tendirent donc à tous les princes le piège le plus subtil.
Ilélas ! ili oal des rois égaré les plus sages !
Ils leur présentèrent le Saint-Siège comme l'ennemi naturel de tous les trônes; ils l'environnèrent de calomnies^ de défiances de toute espèce ; ils tâchèrent de le brouiller avec la raison d'état ; ils n'oublièrent rien pour attacher l'idée de la dignité à celle de l'indépendance. A force d'usurpations, de violences, de chicanes, d'empiétements de tous les genres , ils rendirent la politique romaine ombrageuse, lente, sournoise; et ils l'accusèrent ensuite des
(1) Considdralions sur la France Cliap. X , § 3.
défauts qu'elle renaît d'eux. Enfin, ils ont roussi à un point qui fait trembler. Le mal est tel que le spectacle de certains pays catholiques a pu quelquefois scandaliser des yeux étrangers à la vérilc , et les détourner d'elle. Cependant , sans le Souverain Pontife , tout l'édifice du christianisme est miné, et n'attend plus, pour crouler entièrement , que le développement de certaines circonstances qui seront mises dans tout leur jour.
En attendant, les faits parlent. A-t-on jamais vu des protestants s'amuser à écrire des li^Tes contre les églises grecque , nesloricnne , syriaque , etc. , qui professent des dogmes que le protestantisme déteste ? Ils s'en gardent bien. Ils protègent , au contraire , ces églises ; ils leur adressent des compliments , et se montrent prêts à s'unir à elles , tenant constamment pour véritable allié tout ennemi du Saint-Siège^.
L'incrédule , de son côté , rit de tous les dissidents , et se sert de tous , parfaitement sûr que tous, plus ou moins , et chacun à sa manière , avancent son grand œuvre , c'està-dire la destruction du christianisme.
Le protestantisme , le philosophismc et mille autres sectes plus ou moins perverses ou extravagantes , ayant prodigieusement diminué les vérités parmi les hommes^, le genre humain ne peut demeurer dans l'état où il se trouve. Il s'agite , il est en travail , il a honte de lui-même , et cherche, avec je ne sais quel mouvement convulsif-; à
(1) Voyez les Tlecherches asiatiques de M. ClaudiiisBuclianan, doclcur en llieologie anglaise , où il propose à IVglisc anglicane de s'allier dans l'Inde à la syriaque , parce quelle rejette la suprématie du Pape. In-8. Londres , 1812 , p. 285 à 287.
(2) DiminulSB sunl vcrilales à filiis hominum. Fs. XI , T. 2.
\G romontor rontro \o lorront des orroiirs , après s'y (îtrc abandonné avec ravoiiglcmcnt syslémaliquo de l'orgueil. A. celte époque mémorable , il m'a paru utile d'exposer , dans toute sa plénitude, une théorie également vaste et importante , et de la débarrasser de tous les nuages dont on s'obstine à l'envelopper depuis si longtemps. Sans présumer trop de mes efforts , j'espère cependant qu'ils ne seront pas absolument vains. Un bon livre n'est pas celui qui persuade tout le monde , autrement il n'y aurait point de bon livre; c'est celui qui saiislait complètement une certaine classe de lecteurs à qui l'ouvrage s'adresse particulièrement, et qui du reste ne laisse douter personne ni de la bonne foi parfaite de l'auteur , ni de l'infatigable travail qu'il s'est imposé pour se rendre maître de son sujet j et lui trouver même , s'il était possible , quelques faces nouvelles. Je me flatte naïvement que , sous ce point de vue , tout lecteur équitable jugera que je suis en règle. Je crois qu'il n'a jamais été plus nécessaire d'environner de tous les rayons de l'évidence une vérité du premier ordre, et je crois de plus que la vérité a besoin de la France. J'espère donc que la France me lira encore une fois avec bonté; et je m'estimerais heureux surtout si ses grands personnages de tous les ordres , en réfléchissant sur ce que j'attends d'eux , venaient à se faire une conscience de me réfuter.
Mai 1817.