‹ Du panarisChapitre 2 sur 18 · CONSIDÉRATIONS ANATOMIQUES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS ANATOMIQUES

On appelle doigts les cinq appendices qui terminent la main ; ils constituent des organes de préhension et de défense, et sont par cela même exposés plus que toute autre partie du corps aux blessures de toute espèce. Aussi la grande fréquence du panaris s’explique par les nombreux usages auxquels les doigts sont destinés. Tous m’ont pas la même longueur ni la même grosseur. Le médius est le plus long^ le pouce est le plus court et le plus gros ; les premiers se composent de trois phalanges et ce dernier n’en a que deux. Leur forme varie selon les sexes ; ainsi ils sont aplatis d’avant en arrière auniveau des deux premières dans les deux sexes, et cet aplatissement permet de leur considérer quatre faces ; l’une antérieure ou ‘palmaire, Tautre postérieure ou dorsale^ et deux faces latérales. Us se terminent par une extrémité cylindrique chez l’homme, et par une extrémité effilée chez la femme. Cependant quelques individus les ont naturellement terminés en massue, et il fautrapporter cette singularité aux travaux nombreux ou à une altération de la nutrition. Dans ce dernier cas l’amaigrissement de la pulpe de la phalangette est suivi d’un aplatissement qui entraîne l’ongle et l’oblige à se recourber. Quelques auteurs, voulant attribuer une signification à cette transformation exceptionnelle, ont cru remarquer entre cette forme des doigts en massue e . le développement des tubercules une coïncidence qui ne parait pas absolument dénuée de fondement ( 1 ) ; mais nous devons fuire reïnarquer que toute cause de dénutrition et môme certaines professions manuelles sont capables de produire cette forme anormale, et que ce signe considéré isolément n’a pas une grande valeur.

(1) Ricliet, Traité d’anatomie médico-chirurgicale, p. 12.

Pour étudier les doigts nous allons examiner successivement leurs faces, et au point de vue anatomique nous aurons à considérer quatre couches principales:

La peau ;

2" Le tissu cellulaire sous- cutané, les vaisseaux et les nerfs ;

3° L’aponévrose d’enveloppe ;

4° Les parties sous-aponévrotiques (ligaments, phalanges).

Page 1