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Artémieff (1), après ligature et section du cordon. donne un bain ; puis il lave la plaie avec une solution phéniquée à 2,5 °/, et la recouvre d'étoupe phéniquée et d’ouate hydrophile. Cette dernière est enlevée si elle vient à se salir, mais on laisse l’'étoupe antiseptique jusqu'à la chute du moignon funiculaire. L'auteur a employé sa méthode dans 20 cas, il a obtenu 6 résultats satisfaisants. Dans les 14 autres cas : 3 fungus, 4omphalites, ? artérites, 1 omphalocèle, 2 rougeurs légères péri-ombilicales ont été observées. La chute du moignon se produit au bout de 153 heures.
En 1886, Pinard (2) introduisit dans son service de Lariboisière la méthode qu’ emplovait dans la clientèle privée depuis quelques années déjà. L'ouate hydrophile qu'il applique sur la plaie est imbibée d'une solution de bichlorure ou de biodure de mercure, substances préférables, selon Pinard, à l'iodoforme ou à l’acide phénique. (Chute du cordon au bout de 94 heures.)
Les résultats obtenus par l'emploi de ce procédé sont satisfaisants et actuellement encore la méthode de Pinard est employée couramment dans les services parisiens.
b) Pansements secs. — Martin (3), à la clinique de Greifswald, saupoudre l’escharre produite par le fer à friser porté au rouge avec un mélange de talc et d'acide salicylique. A Leipsig, on se sert également
(1) Artémieff. Contribution à l'hygiène des nouveau-nés. CE, Th. de Chevalier.
(2) Pinard, cité par Chevalier. Th. de Paris, 1888. (3) Martin. Centralblatt für Gynækoloqie, 1900. p. 1124.
de la poudre salicylée et l'on change le pansement tous les jours.
Stolz (1), à la clinique de Rosthornchen, pratique une ligature provisoire immédiatement après la naïssance, puis, une heure plus tard, il place ras l'anneau une seconde ligature. faite avec de la soie fine. Il sectionne alors le cordon un demi centimètre audessus de cette seconde ligature et recouvre la plaie de dermatol et de gaze. Ce procédé, appliqué dans 530 cas, a donné de bons résultats.
L'iodoforme a été également préconisé et, d’après Chevalier (2), l'emploi de cet antiseptique détérmine la chute du moignon funicylaire au bout de 111 heures.
c) Pommades antiseptiques. — Chevalier à également employé la vaseline boriquée, mais, avec ce pansement, le cordon ne tombe qu'au bout de 124 heures. :
Auvard préconise la vaseline boriquée. Nous pouvons objecter que les pommades, comme les corps gras, empêchent l’évaporation et favorisent la putréfaction.
2° PANSEMENT ASEPTIQUE. — Dans notre deuxième catégorie de pansements, nous avons placé le pansement aseptique, et par ce mot nous avons voulu entendre le pansement pur et simple sans adjonction d'aucune substance médicamenteuse où même d’une poudre inerte. Après ligature et section du cordon,
(1) Stolz. Jæhresbericht über die Fortschritte der Geburtshilfe und Gynœk, p. 669.
(2) Chevalier. Th, de Paris, 1888.
Roi.
on se borne à recouvrir le moignon d'une compr'esse de gaze aseptique, sur laquelle on applique de F'ouate stérilisée et l’on termine le pansement en enroulant une bande autour du corps de l'enfant. Cette méthode est très employée : c’est celle dont on se servait à la Maternité de l’'Hôtel-Dieu de Lyon et les résultats qu'elle à donnés ont été, en général, satisfaisants. La chute du moignon a lieu :
Le 4e jour, dans 12°/, des cas.
5e — RE 6° — 36 0/0 — Te — 12/0. — 8e — 10e F2 ge — UC RS 10e — 6% — 11e — 19/0 — 12e 20/0 —
Au niveau de l'endroit où se fait l'élimination du moignon funiculaire on observe toujours un suintement de sérosité louche. L’épidermisation est incomplète dans 50 ?/, des cas ; on a observé de la rougeur péri-ombilicale dans 30 °/, des cas, et dans 5 °/, un eranulôme de l’ombilic.
3° PANSEMENTS OCCLUSIFS. — Dans la troisième catégorie nous trouvons les méthodes de Kusmin, de Prack et de Horn.
Kusmin (1) préconise le procédé suivant : Immédiatement après la naissance, il place sur le cordon une ligature aseptique. Puis, à l’aide d’une pince, dont les
(1) Kusmin. Sem. méd., 30 nov. 1898.
branches sont disposées de façon à saisir facilement le cordon, il coupe celui-ci à ? centimètres et demi ou 3 centimètres de la peau. Alors, avec ce même instrument, il applique sur le moignon funiculaire un anneau de gomme élastique, et, après avoir baigné l'enfant, il fait un pansement plâtré. Après 10 à 12 heures, ce qui reste du cordon est entièrement dur et, et dans les quatre joûrs suivants, l'élimination se produit comme d'habitude.
Dans la clinique du professeur Lebedef, Kusmin a traité 102 enfants par cette méthode. 22 nouveaux-nés eurent de la fièvre : soit une proportion de 21,5 °/4. Cette fièvre a été légère et, en aucun cas, elle n’attelenit 38° le jour de la chute du cordon, ni le Jour suivant. Dans trois cas, des complications furent observées du côté de l'ombilie : dans les deux premiers, ce furent des hémorragies veineuses assez peu importantes : dans le troisième cas, l'enlèvement de l'anneau élastique ayant été mal fait, la chute des vaisseaux du cordon fut défectueuse.
Czerwenka (1) à combattu cette méthode. Il met en doute la réalité de l'ocelusion que l’on obtient avec le pansement plâtré et il fait remarquer que la partie basale du cordon est à peine protégée contre le suintement. D'autre part Kusmin prétend que son procédé se recommande par sa «simplicité ». Bien peu d'auteurs partagent là-dessus son sentiment : l'application de ce procédé nécessite en effet une instrumentation spéciale et, partant, assez compliquée.
(1) Czerwenka. Jæhresbericht über die Fortschritte der Geb. und Gynæk., 1901. p. 669.
Prack (1), à la clinique d'Amsterdam, après ligature et section du cordon, recouvre la plaie de collodion. La chute du moignon funiculaire se produit :
Le 2e jour dans 6,52 o/, des cas.
530 6,72 °)o — 4e — 11,46 — 5° — 21,82 °% — Ge —. 18,23 0 — Te —#012,90:0/0 — 8e 0 5700 Ce ge = 8,85 Jo — 10€ — 5,73 % — L Le — 2,08 0/a — 2e — 2,08 °,o — Après le 12e — 0,52 0) —
Lorsque ce pansement est bien appliqué et que, par une occlusion parfaite, il met la plaie funiculaire à l’abri des germes extérieurs, 1l donne de bons résultats; dans 23 cas seulement, sur 246 observés, des complications plus où moins importantes auraient été mentionnées. La chute du moignon funiculaire parait se produire un peu plus tard que par diverses autres méthodes. |
La méthode de Horn (2) se recommande par sa simplicité. A l'École de sages-femmes de Cologne, cet accoucheur préconise le procédé suivant. Après ligature et section du cordon, on applique sur la plaie de l’ouate imprégnée d'argile. Ce pansement est renouvelé deux fois par jour, et, après la chute du moignon funiculaire, on applique pendant 1 ou ? jours
(1) Prack. Congrès d'Amsterdam, 1901.
(2) Horn. Münschener med. Wochenschrift, 189, n° 12,
encore de l'argile sur la plaie ombilicale. Les enfants, à la chute du cordon, sont lavés et non baiqgnés. D'après cette méthode le danger doit être considérablement amoindri : il n’est cependant pas supprimé puisque l’épidermisation ombilicale n'est pas achevée au moment de l'élimination funiculaire et que, dès lors, la porte est toujours ouverte à l'infection.
Dans un certain nombre de cliniques allemandes, on appliquait encore en 1898 un pansement occlusif fait d'une pâte de farine et de tale.
D'après Rieck (1) ce procédé doit être rejeté, car il ne protège que très imparfaitement la plaie funiculaire contre les microorganismes.
Tels sont les principaux pansements occlusifs qui ont été proposés pendant ces dernières années.
4° PANSEMENTS DESSÉCHANTS ET ABSORBANTS. — Porak, après avoir pratiqué l’omphalotripsie, panse la région ombilicale avec du sous-nitrate de bismuth. Dans près de 80 °/, des cas, le moignon s’élimine au quatrième Jour et les suites sont le plus souvent très simples.
Leube (2), à la Maternité de Constance, après ligature au calgut et section du cordon ombilical. applique sur la plaie de la poudre de diachylon qu'il renouvelle une fois par jour, après avoir baigné l'enfant. Cette méthode à donné de bons résultats et les complications que lon observait autrefois en
(1) Rieck. Centralblatt für Gynæk, 1900, p. 753. (2) Leube. Jœæhresbericht über die Fortschritte der Geburtshilfe und Gynækologie, 1901, p. 669. a
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si grand nombre sont assez rares lorsque l'on à recours à Ce procédé.
À la Maternité d’'Odessa, Wainstein (1), estimant les pansements hygroscopiques préférables aux pansements secs, emploie le coton hydrophile stérilisé, ou mieux il saupoudre la plaie ombilicale avec du charbon de paille finement pulvérisé, substance facile à se procurer et à aseptiser. Il ne donne pas de bain avant la chute du cordon. Les résultats fournis par l'emploi de ce résultat sont très bons.
Freiherrn von Budberg (2) et Ahlfeld (3), en Allemagne, emploient depuis plusieurs années un pansement à l’alcool, qui a donné jusqu'alors les résultats les plus encourageants. Dans un mémoire très documenté, von Budberg à montré que la suppuration de la région ombilicale est fréquente surtout
dans la classe pauvre et qu'il est nécessaire de
trouver un moyen d'emploi facile qui maintienne le cordon à l'abri de l'infection : 11 se sert pour cela du pansement alcoolisé. L'auteur allemand a expéri-
menté sa méthode dans 200 cas et Jamais il n’a
observé aucune complication.
M. l’agrégé Fabre a employé le pansement alcoolisé du cordon ombilical dans son service hospitalier de la Croix-Rousse, puis à la Maternité de l'Hôtel Dieu et enfin à la Clinique obstétricale de Lyon. Voici quelle est la façon dont il conseille de procéder.
Après avoir fait l’instillation de nitrate dargent à
(4) Wainstein. Sem. méd., 15 déc. 1895.
(2) Freiherrn von Budberg. Centralblatt für Gynæcologie, p. T288. (3) Ablfeld. Centralblatt für gynæcologie, 1900, p. 397.