INTRODUCTION DU TRADUÇTEUR. XXI
nées antérieurement du Siége Apostolique. Cette définition, quoi qu’en disent des esprits pusillanimes et de faux prudents, combleraient les vœux les plus ardents de tous les vrais catholiques, et convaincrait les dissidents, hérétiques on schismatiques, de l'indispensable nécessité de se rattacher au centre immuable de l'unité chrétienne.
20 Sentiments de Saint Alphonse. — Une chose digne de remarque, c'est que tous les Saints se sont distingués par une ubéissance exceptionnelle, une vénération toute spéciale pour le Vicaire de Jésus-Christ sur la terre. Aussi le savant pape Benoit XIV, dans son célébre ouvrage De la Béatification des Serviteurs de Dieu et de ta Canonisation des Bienheureux,\ compte-t-il parmi les signes sur lesquels on peut fonder un jugement solide touchant l’Rérozsme de la foi, cette obéi:sance et cette soumission spéciales envers le Souverain Pontife. Or, on peut dire que Saint Alphonse était animé de ces sentiments portés à leur suprême degré, et que, sous ce rapport, il s'est même distingué parmi les autres Saints. C'est ce que constate le procès de sa Béatification : Tous les Saints, y lisons-nous, ont professé une grande vénération pour le Souverain Pontife; cependant, de même que les astres différent entre eux par leur éclat, ainsi le saint prélat, Alphonse-Marie de Liguori, brille, sous ce rapport, d'un éclat particulier parmi les autres Saints : Quamquam pit omnes sanctique viri Summum Romanum Pontificem debita veneratione sint prosecuti, ut tamen stella differt a stella, inter cateros (Sanctos) hoc laudis genere micat sacer antistes Alphonsus Maria de Liguorio.
Aussi attachait-il une importance capitale à tout ce qui se rapporte à l'autorité du Pontife Romain. C'est ce qui lui fit entreprendre, en dépit de ses infirmités et de son grand âge,
les différents écrits qui composent le volume que nous publions ;
(1) Lio. 3. c. 23.81. n. 4.