INTRODUCTION DU TRADUCTEUR. XXIII
etc.! » Or, l'autorité pontificale est la seule qui comprime et arrête sûrement le flot de ces erreurs, comme on peut le voir par tous les décrets émanés du Saint-Siége, par l'Index des ouvrages prohibés, par les allocutions consistoriales, en un mot, par tous les documents pontificaux qui donnent au monde les plus solennelles leçons.
Animé de ces sentiments, Saint Alphonse « ne trouvait aucun repos et ne pouvait contenir son indignation, quand il apprenait qu'on attaquait ou qu'on révoquait en doute l'autorité du Pape sur le Concile et son infaillibilité en matiere de foi. Au contraire, il ne se possédait point de joie, quand il voyait que d'autres partageaient ses sentiments sur ce point : Otez au Pape, disait-il, sa qualité de juge suprême pour décider les controverses, et la foi est perdue. Ce juge manque chez les hérétiques ; aussi ne trouve-t-on parmi eux que confusion et dissentiment, parce que chacun se donne à lui-même la qualité de juge.? » — « Après Dieu, disait-il encore, à l'occasion de la mort de Clément XIII, nous n'avons que le Pape; sans lui, dans quelle confusion ne serions-nous pas? c'est le Pape qui nous fait connaître la volonté de Dieu, et qui met la paix dans nos consciences.® » Dans la Dédicace de sa Théologie Morale, il appelle le Pape « le Prince suprême de la Théologie, le Modérateur de l'Eglise, le Conservateur et le Vengeur de la vérité divine, le seul Juge des controverses ; » et dans son Homo Apostolicus, il le proclame « le Docteur universel de l'Eglise, l'Interprète suprême de la volonté divine; » enfin, dans le 1°" Traité de ce volume,‘ il le nomme « le Fondement, la Règle, le Docteur, et
le Défenseur de la Foi. »
(1) Villecourt, Vie et Institut de S. Alphonse, |. 6. p. 2. ch. 3. art. 1.
(2) Ibid. art. 2. — Ri/fessioni sulla Santità e Dottrina di S. Alfonso, p. 2. class. 2. a. 2. n. 7.
(3) Villecourt, ibid. 1. 3. c- 43, et Tannoia, Vita ed Istituto di S. Alfonso de Lig. |. 3. c. 43. (4) Ch. 1. art. 11, page 10.