‹ Du Pape et du Concile ou Doctrine complète de s. Alphonse de Liguori sur ce double sujetChapitre 27 sur 138 · INTRODUCTION DU TRADUCTEUR. XXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION DU TRADUCTEUR. XXVII

plus belles qualités de l'esprit, avait efficacement contribué par une persévérante application et les plus sérieuses études dans toutes les branches de la science religieuse et profane, à faire fructifier ces heureuses dispositions dont la nature l'avait enrichi : on comprend par là qu'il ait pu obtenir, dès l’âge de 16 ans, le bonnet de docteur dans le droit civil et ceclésiastique, et acquérir enfin cette vaste science dont nous découvrons le cachet dans toutes ses œuvres. Or, ces qualités naturelles de l'esprit, ces études solides, cette science étendue, il les a consa- “crées entièrement et principalement à la défense de la primauté et de l'autorité du Pontife suprème. Certes, on peut dire qu'il a réussi éminemment dans cette tâche par ses savants écrits sur ces matières, et, comme dit le cardinal Villecourt dans la Dédicace de son ouvrage à Sa Sainteté Pie IX, « Saint Alphonse a vengé si puissamment la primauté de Pierre et sa Chaire infaillible, que les sophismes de Fébronius et des autres novateurs non moins hardis se sont évanouis comme la fumée. » C'est la même pensée que le défenseur de la cause de sa Béatification exprime dans ces paroles bien remarquables : Totam item ingenii aciem, natura sublimem, studiisque maxime cxcultam, in id prasertim intendit, ut ejusdem Pontificis primatum et auctoritutem a malignantium dicteriis et cavillationibus defenderet ; id autem doctissimis suis elucubrationibus egregie est assecutus.

De plus, cette science et l'autorité qui en résulte, sont encore rehaussées par cette éminente sainteté que nous attostent sa vie entière et tous les actes émanés de l'Eglise à l'occasion de sa Béatification et de sa Canonisation. Cette sainteté, qui lui a valu l'honneur des autels, le rendait naturellement étranger aux ser:timents étroits de l'esprit de parti, aux influences des impressions purement naturelles et humaines, aux entrainements irréfléchis et toujours excessifs que provoque l'attachement entêté à des systèmes préconcus et favoris. En outre, elle le portait nécessai-

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