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DU PAI'K

sait moins que tout autre. Les querelles qu'il chercha aux divers princes n’étaient point motivées sur l’oppression de leurs peuples ; elles n’eurent pour objet que de les asservir au SaintrSiége. S'il y avait à cette époque de la démocratie quelque part, et de la véritable, c’était dans les villes anséatiques. Or, l’allié et le protecteur de la confédération laborieuse des villes libres fut précisément l’empereur Henri IV, qui les soutint constamment contre les hostilités réunies de la féodalité saxonne et des seigneurs de l’épiscopat.

Celte justice n’est pas la seule que l’histoire doive à ce prince, sévèrement jugé pour quelques fautes de jeunesse, et qui eut au moins de son côté le hon droit dans ses luttes avec la Papauté! De pieux écrivains ont cru voir la main de Dieu dans les malheurs dont sa vieillesse fut affligée. Ce qui est plus sérieux et vraiment digne d'intérêt, c'est l'analogie de la fin d’Henri avec celle de l'infortuné Grégoire. Il devait, lui aussi, mourir en exil et dans l’étonnement où le laisseraient les prodigieux événements auxquels il succombait.

Les papes Urbain H et Pascal II, successeurs de Grégoire, soulèvent successivement contre lui ses deux fils, en flattant la coupable convoitise de ces enfants dénaturés. Henri est renversé, et Rome triomphe. Une diète, composée en grande partie d’évêques, prononce à Mayence sa déposition , et il se passe en cette occasion une scène qui respire toute la moralité de la guerre des investitures. Les archevêques de Worms, de Cologne et de Mayence se présentent devant le roi pour lui signifier le grand acte qui vient d’étre accompli; il leur en demande la raison. « (’/esl , lui répondent-ils, parce que, durant de longues années, tu as déchiré l'Église

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