‹ Du Pape (volume 2)Chapitre 203 sur 295 · Lévit., V, 5, 15 et 18; VI, 6; Nomb., V, 6 et · texte numérisé non relu

Lévit., V, 5, 15 et 18; VI, 6; Nomb., V, 6 et

5. Il ajoute tout de suite: «Mais si le pécheur veut obtenir une pleine ré- • mission de son péché, qu'il évite surtout la rechute'.!! > (Lois de Menu, fils de Brahma, dans les Œuvres du chevalier W. Jones, in-4, t. III, ch. u, p1 2” 84 t 233.)

l)ü PAPE.

Les mômes idées ayant agi de tous côtés et dans tous les temps , on a trouvé la confession chez tous les peuples qui avaient reçu les mystères éleusiens. On l’a retrouvée au Pérou, chez les Brahmes, chez les Turcs, au Thibet et au Japon

Sur ce point comme sur tous les autres, qu’a fait le christianisme? Il a révélé l’homme à l’homme; il s’est emparé de ses inclinations, de ses croyances éternelles et universelles; il a mis à découvert ces fondements antiques; il les a débarrassés de toute souillure, de tout mélange étranger, il les a honorés de l’empreinte divine; et sur ces bases naturelles il a établi sa théorie surnaturelle de la pénitence et de la confession sacramentelle.

Ce que je dis de la pénitence, je pourrais le dire de tous les autres dogmes du christianisme catholique; mais c’est assez d’un exemple; et j’espère que, par cette espèce d’introduction, le lecteur se laissera conduire naturellement à ce qui va suivre.

C’est une opinion commune aux hommes de tous les temps, de tous les lieux et de toutes les religions, quï/ y a dans la continence quelque chose de céleste qui exalte l'homme et le rend agréable à la Divinité; que, par une conséquence nécessaire , toute fonction sacerdotale , tout acte religieux , toute cérémonie sainte, s'accorde peu ou ne s’accorde point avec le mariage.

Il n’y a point de législation dans le monde qui, sur ce point, n’ait gêné les prêtres de quelque manière, et qui même, à l’égard des autres hommes, n’ait accompagné les prières, les sacrifices, les cérémonies solennelles, de quelque abstinence de ce genre , et plus ou moins sévère.

Le prêtre hébreu ne pouvait pas épouser une femme répudiée, et le grand prêtre ne pouvait pas même épou-

I. Carli, Lettere americane, t. I, leU. XIX. — Extrait des voyages d’Effreraoff, dans le Journal du Nord, Saint-Pétersbourg, mai 1807, n" 18, p. 335,— Feller, Catéch. philosoph., t. III, n° 501, etc.

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