‹ Du Pape (volume 2)Chapitre 204 sur 295 · LIVRE III, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE III

ser une veuve Le Talmud ajoute qu’il ne pouvait épouser deux femmes, quoique la polygamie fût permise au reste de la nation 1 2 ; et tous devaient être purs pour entrer dans le sanctuaire.

Les prêtres égyptiens n’avaient de même qu’une femme3 4 5 6 7 8. L’hiérophante, chez les Grecs, était obligé de garder le célibat et la plus rigoureuse continence \

Origène nous apprend de quel moyen se servait l’hiérophante pour se mettre en état de garder son vœu 1 : par où l’antiquité confessait expressément et l’importance capitale de la continence dans les fonctions sacerdotales, et l’impuissance de la nature humaine réduite à ses propres forces.

Les prêtres, en Éthiopie comme en Égypte, étaient reclus et gardaient le célibat *.

Et Virgile fait briller dans les champs Élysées

Le prêtée qui toujours garda la chasteté’.

Les prêtresses de Cérès, à Athènes, où les lois leur accordaient la plus haute importance, étaient choisies par le peuple , nourries aux dépens du public , consacrées pour toute la vie au culte de la déesse, et obligées de vivre dans la plus austère continence*.

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