‹ Du Pape (volume 2)Chapitre 208 sur 295 · LIVRE III, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE III

était punie du même supplice qu’à Rome La virginité y était considérée comme un caractère sacré également agréable à l’empereur et à la Divinité J.

Dans l’Inde, la loi de Menou déclare que toutes les cérémonies prescrites pour les mariages ne concernent que la vierge, celle qui ne l’est pas étant exclue de toute cérémonie légale ’.

Le voluptueux législateur de l’Asie a cependant dit : « Les disciples de Jésus gardèrent la virginité sans « qu’elle leur eût été commandée, à cause du désir qu’ils « avaient de plaire à Dieu *. La fille de Josaphat contt serva sa virginité : Dieu inspira son esprit en elle : « elle crut aux paroles de son Seigneur et aux Écritures. « Elle était au nombre de celles qui obéissent 5 »

D’où vient donc ce sentiment universel? Où Numa avait-il pris que, pour rendre ses vestales saintes et vénérables, il fallait leur prescrire la virginité6?

Pourquoi Tacite , devançant le style de nos théologiens , nous parle-t-il de cette vénérable Occia qui avait présidé le collège des vestales pendant cinquante-sept ans , avec une éminente sainteté 1 ?

Et d’où venait cette persuasion générale chez les Romains, que « si une vestale usait de la permission que « lui donnait la loi de se marier après trente ans d’exer- « cice , ces sortes de mariages n’étaient jamais heureux "?»

Si de Rome la pensée se transporte à la Chine, elle y

I. Carli, Lett. Amer., t. I, lett. V1U. — Le traducteur de Carli assure que la puuitiou des vestales à Rome n'était que fictive, et que pas une ne demeurait dans ie caveau. (T. I, lett. IX, p. 114, note.) Hais il ne cite aucune autorité.

î. Carli, Ibid., t. I, lett. IX.

3. Lois de Menou, ch. VIII, n° 226; Œuvres du chev. Jones, t, III.

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