‹ Du Pape (volume 2)Chapitre 209 sur 295 · Ibid., ch. LXVI, v · texte numérisé non relu

Ibid., ch. LXVI, v

6. Virijinitate aliisque caremoniis renerabiles ac sanctas fecil. (Tit.-Llv., I, 29.)

7. Occia, quæ sfptem et quinquaginta per annos summa sanctimonia resta libus sacris præsederat. (Tac., Ann., 11, 86.)

8. Etsi antiquitus obsereatum infaustas fere et p arum lælabiles tas nuptiaa fuisse. (Just.-Lips. , Syntagma de Vest,, cap. ri.) U est bon d'observer que Juste- Lipse raconte ici sans douter.

trouve des religieuses assujetties de môme à la virginité- Leurs maisons sont ornées d’inscriptions qu’elles tiennent de l’empereur lui-même , lequel n’accorde cette prérogative qu’à celles qui sont restées vierges depuis quarante ans

11 y a des religieux et des religieuses à la Chine, et il y en a chez les Mexicains \ Quel accord entre des nations si différentes de mœurs, de caractère, de langue, de religion et de climat !

Après la virginité, c’est la viduité qui a joui partout du respect des hommes, et ce qu’il y a de bien remarquable, c’est que, dans les nombreux éloges accordés à cet état par toutes sortes d’écrivains, on ne trouve pas qu’il soit jamais question de l’intérêt des enfants, qui est néanmoins évident.

On connaît l’opinion générale des Hébreux sur l’importance du mariage, et sur l’ignominie attachée à la stérilité ; on sait que, dans leurs idées, la première bénédiction était celle de la perpétuité des familles. Pourquoi donc, par exemple, ces grands éloges accordés à Judith, pour avoir joint la chasteté à la force, et passé cent cinq ans dans la tnaison de Manassé, son époux , sans lui avoir donné de successeur ? Tout le peuple qu’elle a sauvé lui chante en chœur : « Vous ôtes la joie et l’hon- « neur de notre nation ; car vous avez agi avec un cou- « rage mâle, et votre cœur s’est affermi, parce que vous « avez aimé la chasteté, et qu’après avoir perdu votre « mari, vous n’avez point voulu en épouser un autre’.»

Quoi donc ! la femme qui se remarie pèche-t-elle contre la chasteté? Non, sans doute ; mais si elle préfère la viduité, elle en sera louée à tous les moments de la durée et sur tous les points du globe, en dépit de tous les préjugés contraires.

1 . M. de Guignes, Voyage à Pékin, elc., in-8. ». II, p. 279.

2. ld., ibid., p. 367, 368. — M. de Uumboldt, Vue de» Cordillères, etc., in-8, Paris, 1816, t I, p. 237, 238.

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