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poivlle (Je la Providence : Que non-seulement tout homme n’est pus né /tour se marier, mais que dans tout Etat bien ordonné, il faut qu’il y ait une loi, un principe, une force quelconque qui s'oppose à la multiplication, des mariages. M. Mallhus observe que l’accroissement des moyens de subsistance, dans la supposition la plus favorable, étant inférieur à celui de la population dans l’énorme proportion respective des deux progressions, l'une arithmétique et l’autre géométrique, il s’ensuit que l’État, en vertu de cette disproportion, est tenu dans un danger continuel si la population est abandonnée à elle-même; ce qui nécessite la force réprimante dont je viens de • parler.
Mais le nombre des mariages ne peut être restreint dans l’État qu’en trois manières : par le vice, par la violence ou par la morale. Les deux premiers moyens ne pouvant se présenter à l’esprit d’un législateur, il ne reste donc que le troisième, c’est-à-dire qu’î/ faut qu’il y ait dans l'Etat un principe moral qui tende constamment à restreindre le nombre des mariages.
Et voilà le problème difficile que l’Église, c’est-à-dire le Souverain Pontife, a, par sa loi du célibat ecclésiastique, résolu avec toute la perfection que les choses humaines peuvent comporter, puisque la restreinte catholique est non-seulement morale, mais divine , et que l’Église l’appuie sur des motifs si sublimes , sur des moyens si efficaces, sur des menaces si terribles, qu’il n’est pas au pouvoir de l’esprit humain d’imaginer rien d’égal ou d’approchant.
Salut et honneur éternel à saint Grégoire Vil et à ses successeurs qui ont maintenu l’intégrité du sacerdoce contre tous les sophismes de lauatme, de l’exemple et de l’hérésie !