CHAPITRE VI
Faux raisonnement des Ëglises séparées, et réflexions sur les préjugés religieux et nationaux.
Les Églises séparées sentent bien que l’unité leur manque, qu’elles n’ont plus de gouvernement, de conseil, ni de lien commun. Une objection surtout se présente en première ligne et frappe tous les esprits. S’il s’élevait des difficultés dans l’Église, si quelque dogme était attaqué, où serait le tribunal qui déciderait la question, n’y ayant plus de chef commun pour ces Eglises, ni de concile œcuménique possible, puisqu’il ne peut être convoqué, que je sache, ni par le sultan, ni par aucun évêque particulier? On a pris, dans les pays soumis au schisme, le parti le plus extraordinaire
mencé, et même fort avancé. Je veux l’ignorer, et peu m'importe. Il me suffit de savoir que la chose ne peut aller autrement.
f. Parmi les Églises photiennes, aucune ne doit nous iuléresser autant que l’Église russe, qui est devenue entièrement européenue depuis que la suprématie exclusive de son auguste chef l’a très-heureusement séparée pour toujours des faubourgs de Constantinople.