Zaccaria, Anti-Febronius, t. II, in-8, cap. xi, u
3. Liberal. In Breviar. de causa Aest. et Eutycb. Paris, 1675, m-8, c. xxii, p. 775.
4. In oamiaus ht per oxria. S. Maxime, abbé de Chrysophe, était né à C. I\, en 480. K jus op. gr.xce et latine. Paris, 1575, 1 vol. iil-fol. — Diblioth. PP., ton). XI, p. 76. — Fleury, après avoir promis de donner un extrait de ce qu'il y a de remarquable dans l’ouvrage de S. Maxime qui a fourni cette citation, passe en entier sous silence tout le passage qu’on vient de lire. Le docteur Marchetti le lui reproche justement. [Critica, etc., tom. I, cap. u, p. 107.)
5. Antiquis regulis sancitum est, ut quidquid, quamvis in remotis vel in longinquis agatur provinciis, non prius tractandum vel accipiendum sit, niai ad notitiam almæ Sedis vestrx fuissel deductum. Fleury traduit ; • Les •> trois primats écrivirent en commun une lettre synodale au pape Théodore,
LiVrë i, chapitre VI. 47
A la fia du même siècle, les Pères du sixième concile générale (troisième de C. P.) reçoivent, dans la quatrième session, la lettre du pape Agathon, qui dit au concile : « Jamais l’Église apostolique ne s’est écartée « en rien du chemin de la vérité. Toute l’Église catho- « lique, tous les conciles œcuméniques, ont toujours « embrassé sa doctrine comme celle du Prince des « apôtres. »
Et les Pères répondent : Oui! telle est la véritable règle de la foi, la religion est toujours demeurée inaltérable dans le siège apostolique. Nous promettons de séparer à l’avenir de la communion catholique tous ceux qui oseront n’élre pas d’accord avec cette h' g lise. Le patriarche de C. P.
ajoute : J’ai souscrit cette profession de ma propre main'.
Saint Théodore Studite disait au pape Léon III, au commencement du neuvième siècle : Ils n’ ont pas craint de tenir un concile hérétique de leur autorité, sans votre permission, tandis qu’ils ne pouvaient en tenir un, même orthodoxe, à votre insu, suivant l’ancienne coutume’.
Weitstein a fait, à l’égard des Églises orientales en général, une observation que Gibbon regarde justement comme très-importante : « Si nous consultons l’histoire « ecclésiastique, nous verrons que dès le quatrième « siècle3, lorsqu’il s’élevait quelque controverse parmi « les évêques de la Grèce, le parti qui avait envie de
« au nom de tous les évoques de leurs provinces, où, après avoir reconnu • l’autorité du Saint-Siège, ils se plaignent de la nouveauté qui a paru à « C. P. » ( Uist ec cl., liv. XXXVIII, u” 41.) La traduction ne sera pas trouvée servile.
1. lluic professioni subscripsi mea manu, etc. Joh. episc. C. P. (Voyes le tome V des conc., édit, de Cotetti, col. 622.) Bossuet appelle cette déclaration du VI* concile général, un formulaire approuvé par toute l’Eglise catholique. (Formulant tota Ecclesia comprabatam ; le Saint-Siège, en vertu des promesses de son divin Fondateur, ne pouvant jamais faillir. ^Defensiu cleri galiicaui, lib. XV, cap. vu.)
î. Fleury, Histeccl., tonte X, liv. XLV, n° 47.
3. C’est-à-dire depuis l'origine de l’Église; car c’est depuis cette époque seulement qu’on la voit agir extérieurement comme une société publiquement constituée, ayant sa hiérarchie, ses lois, ses usages, etc. Avant son émancipation, le christianisme était trop géné pour admettre le oours ordinaire des appels. Tout t'y trouve cependant, mais seulement en germe,
nu pape.
« vaincre courait à Rome pour y faire sa cour à la ma- « jesté du Pontife, et mettre de son côté le Pape et « l’épiscopat latin... C’est ainsi qu’Athanase se rendit « à Rome bien accompagné , et y demeura plusieurs « années'. »
Passons h une plume protestante, le parti qui avait envie de vaincre : le fait de la suprématie pontificale n’eu est pas moins clairement avoué. Jamais l’Église orientale n’a cessé de la reconnaître. Pourquoi ces recours continuels à Rome? Pourquoi cette importance décisive attachée à ses décisions? Pourquoi ces caresses à la majesté du Pontife? Pourquoi voyons-nous en particulier ce fameux Athanase venir. à Rome, y passer plusieurs années, apprendre la langue latine avec une peine extrême, pour y défendre sa cause? A-t-on jamais vu le parti qui voulait vaincre * faire sa cour de même à la majesté des autres patriarches? Il n’y a rien de si évident que la suprématie romaine, et les évêques orientaux n’ont cessé de la confesser par leurs actions autant que par leurs écrits.
Il serait superflu d’accumuler les autorités tirées de l’Église latine. Pour nous, la primatie du Souverain Pontife est précisément ce que le système de Copernic est pour les astronomes. C’est un point fixe dont nous partons: qui balance sur ce point n’entend rien au christianisme.
Point d’unité d’ Eglise, disait saint Thomas, sans unité de foi... mais point d’unité de foi sans un chef suprême *,
Le pape et l’église c’est tout un ! Saint François de Sales l’a dit3, et Bcllarmin l’avait déjà dit avec une sa-
I. Wetstein, Proleg. in Nov. Test., p. 19, cité par Gibbon, Hist. de la di- Cad., etc., in-8, t. IV, c. xxi.
I. Comme ai tout parti ne voulait pas vaincre! Mail ce que Wetstein ne dit paa, et ce qui est cependant trèt-clair, c'eat que le parti de l'orthodoxie, qui était sûr de Rome, s'empressait d’y accourir; tandis que le parti de l'erreur, qui aurait bien voulu vaincre, mais que sa conscience éclairait suffisamment sur ce qu'il devait attendre de Rome, n'osait pas trop s'y présenter.