A PROPOS
nom que celui de photienne»; non par un esprit de haine et de ressentiment (Dieu nous préserve de pareilles bassesses ! ) , mais, au contraire, par un esprit de justice, d*amour, de bienveillance universelle; afin que ces Eglises, continuellement rappelées à leur origine, y lisent constamment leur nullité.
Le devoir dont je parle est surtout impérieusement prescrit aux écrivains français,
Quos penès arbitrium est et Jus et norma loquendi ;
réminente prérogative de nommer les choses en Europe leur étant visiblement confiée comme représentants de la nation dont ils sont les organes. Qu'ils se gardent bien de donner aux Églises photiennes les noms d'Eglise grecque ou orientale : il n'y a rien de si faux que ces dénominations. Elles étaient justes avant la scission , parce qu'alors elles ne signifiaient que les différences géographiques de plusieurs Églises réunies dans l'unité d'une même puissance suprême; mais depuis que ces dénominations ont exprimé une existence indépendante, elles ne sont pas tolérables et ne doivent plus être employées.