‹ Du pape (volume 3)Chapitre 184 sur 208 · LIVRE IV, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CHAPITRE IV

par celui des nations qui reçurent la prétendue réforme, en plus ou en moins, ou par quelque symptôme particulier de la maladie générale, de manière que nous disons : il est calviniste, il est luthérien^ il est anglican, il est méthodiste 9 il est baptiste, etc.; il faut aussi qu'une dénomination particulière distingue les Églises qui ont protesté dans le XP siècle, et certes on ne trouvera pas de nom plus juste que celui qui se tire de Tauteur même du schisme. Il est de toute justice que ce funeste personnage donne son nom aux Églises qu'il a égarées. Elles sont donc|>Aorienne^ comme celle de Genève est calviniste , comme celle de Wittemberg est luthérienne. Je sais que ces dénominations particulières leur déplaisent (1), parce que la conscience leur dit que toute religion qui porte le nom d'un homme ou d'un peuple est nécessairement fausse. Or, que chaque Église séparée se donne chez elle les plus beaux noms possibles, c'est le privilège de l'orgueil national ou particuher : qui pourrait le lui disputer ?

Orbis me sibilat, at mihi plaudo

Ipsa domi

Mais toutes ces délicatesses de l'orgueil en souffrance nous sont étrangères, et ne doivent point être respectées par nous : c'est un devoir, au contraire, de tous les écrivains catholiques de ne jamais donner dans leurs écrit», aux Églises séparées par Photius, d'autre

(1 ) Quant au terme de calviniste, je tait qu'il en ett parmi eux qui t'offentent quand on let appelle de ce nom. (Perpéiuilé de la foi, Xl, 2.) Let évangéliques, que Tolland appelle luthériens, quoique plutieurs d'entre eux rejettent cette dénomination. (Leibnilz, Œuvres, lom. V, p. 442.) On nomme préfêrablement évangéliques en Allemagne ^ ceux que plutieurt appellent luthériens mal ▲ propos. (Le même, nouv. Estais sur l'entendement^ humain., p. 4C1.) Lisez très

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