‹ Du pape (volume 3)Chapitre 31 sur 208 · ÉGARD SERONT DES BREBIS · texte numérisé non relu

ÉGARD SERONT DES BREBIS

Et dans son fameux sermon sur Tunité , il prononce sans balancer : « L'Église romaine ne connaît point

<( d'hérésie; TËglise romaine est toujours vierge

« Pierre demeure dans ses successeurs le fondement « des fidèles (2). »

Et son ami , le grand défenseur des maximes gallicanes, ne prononce pas moins affirmativement : l'église romaine n'a jamais erré... Nous espérons que Dieu ne permettra jamais à Verrsur de prévaloir dans le Saint-Siège de Rome , comme il est arrivé dans les autres sièges apostoliques d'Alexandrie , d'Antioche et Jérusalem , parce que Dieu a dit : J'ai prié pour vous, etc. (3).

Il convient ailleurs que le Pape n'est pas moins notre supérieur pour le spirituel que le roi pour le temporel, et les évêques mêmes qui venaient de souscrire les quatre articles de 1682, accordaient cependant au Pape, dans une lettre circulaire adressée à tous leurs collègues, la souveraine puissance ecclésiastique (4).

Les temps épouvantables qui viennent de finir ont encore présenté en France un hommage bien remarquable aux bons principes.

On sait qu'en Tannée 1810, Bonaparte chargea un conseil ecclésiastique de répondre à certaines questions de discipline fondamentale, très-délicates dans les circonstances où l'on se trouvait alors. La réponse

(1) Bossuet, Sermon sur la résurrect. II« partie.

(2) Ire partie.

(3) Fleury, dise, sur les libertés de l'Église gallicane.

(4) Nouv. opuse. de Fleury. Paris. 1807, iD-43, p. 441. Corrections et additions aux mêmes opuscules, p. 3S et 33, in-12.

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