LIVRE I, CUÀPITRE Vil
des députés sur celle que j'examine maintenant, fut très-remarquable.
Un conèile général, disent les députés, ne peut se tenir sans le chef de l'Eglise , autrement il ne représenrteraitpas V Église universelle, Fleury le dit expressément (1) ; V autorité du Pape a toujours été nécessaire pour les conciles généraux (2).
A la vérité, une certaine routine française conduit les députés à dire , dans le courant de la discussion , que le concile général est la seule autorité dans V Eglise qui soit au-dessus du Pape ; mais bientôt ils se mettent d'accord avec eux-mêmes, en ajoutant tout de suite : Mais il pourrait arriver que le recours (au concile) devînt impossible, soit parce que le Pape refuserait de reconnaître le concile général , soit , etc.
En un mot, depuis l'aurore du christianisme jusqu'à nos jours , on ne trouvera pas que l'usage ait varié. Toujours les Papes se sont regardés comme les chefs suprêmes de l'Église , et toujours ils en ont déployé les pouvoirs.
(4) IVe dise, sur l'Hisl. eccl.— Qu'importe que Fleury l'ait dit ou ne l'ait pas dit? Mais Fleury est une idole du Panthéon Trançais. En vain mille plumes démontreraient qu'il n'y a pas d'historien moins Tait pour servir d'autorité, bien des Français n'en reviendront jamais. Flburt l'a dit.
(2) Voyez les fragments relatifs à l'Hist. eccléa. des premières années du dix-neuvième siècle. Paris, 1814, in-8o, p. 115.
Je n'examine poinUici ce que l'une ou l'autre puissance peut avoir à démêler avec tel ou tel membre de cette commission. Tout homme d'honneur doit de sincères applaudissements à la noble et catholique intrépidité qui a dicté ces réponses.