‹ Du pape (volume 4)Chapitre 18 sur 52 · GALLICANE · texte numérisé non relu

GALLICANE

IJans son assemblée générale de 1626^ le clei^é de France appeloit le Pape chef ^îhle de t Eglise unwerseUey i^icaire de Dieu an terre , éi^que deséçéques et des patriarches i en un moij successeur de S* Pierre y en qui JC apostolat et Tépiscopat ont ne commencement , et sur lequel Jésus-Christ a fondé son Eglise ^ en lui donnant les clefs du ciel ai^ec t infaillibilité de la foi , que fon a çu durer immuable en ses successeurs jusqiCà nos jours ( i )•

Vers la fin du même aècle , nous avons entendu Bossuet s'écrier , d'après les pères d^ Chalcédoine : Pierre est toujours iHinmi dùm son siège (2).

(i) Ce texte se trouve partout On peut le lire , si Tofi ift'a pomi 4es Mëmoir ea 4n ekrgé êoos 4* -main > dans les Remarques sur le sfitème gallicoUy ete* io-6** Mons, i8o3 , p. lyS et 174*

(a) Bossuet , sennon sur la résurrect IL* partie.

(64) U ajoute : « Paissez mon troupeau, et avec 3i> mon troupeau, paissez aussi les pasteurs,

» QUI A VOTRE ÉGARD SERWT DES BREBIS (l). »

Et dans son fameux sermon sur l'unité , il prononce sans balancer : « Lflglise romaine » ne connoît point d'hérésie ; l'Eglise romaine

» est toujours vierge Pierre demeure

Tf dans ses successeurs le fondement des » fidèles (2). »

Et son ami, le grand défenseur des maximes gaUîcane^ , ne prononce pas moins affirmati-* vement : L*Eglïse roMaïne n'a jamais erré.... Nous -espérons que Dieu ne permettra jamais à terreur de pré^alôù" dans le Saint Siège de Home , comme U est 'arrii^ dans tes autres sièges apostoliques d! Alexandrie , dAntioche et de Jérusalem y parée que Dieu adà : JTaiprié pour cous , etc* (3)

Il convient ailleurs que le Pape n'est pas moins noire supérieur pour le spirituel que le roi pour le temporel ^ et les évêques même qui venoient de souscrire les lY articles de 1682, accordoient cependant au Pape , dans une lettre circulaire adressée à tous leurs

(i) Bossoet, serm. sur la résurrect. 11.^ partie.

(2) I.'« partie.

(3) Fleury, dise, sur les libertés de TEglise gallicane.

^oUégues» la sowetainé puissante ecdésias-^ tique (i)*

Les temps épouvantables qui vienniuit de finir 9 ont encore préseï^ en Fkance uù hommage hîen remarquable aux bons prin^ cipes« •

On sait qu^én l^ânn^e lÔio, ^uonàparte chargea un conseil ecclésiastique de répondra à certaines questions de discipline fbndameti-» taie 9 très-délicates dans les circonstances oil Ton se trouvoit alors. La réponse des députés sur celle que j'examine maintenant^ fot très-» remarquable.

Un conçue générât ^ disent les députés , ne peut se tenir sans le chef de F Eglise^ butrp^' fnent il ne représaUéroU pas t Eglise unAnsr^ selUé Fleury le dit expressément (i) ; F autorité

(t) Nouy; opiucul. de Fleury. Paria» iSoy^in-^iai p. 1 1 1. Corrections et additions sus mêmes opuscules^ p.3a et 33, in-is.

(a) IV dise sar rHist. eecl.<i^Qù'impoiie que Fleury Tait dit bu ne Tait pas dit ? Mais Fleury est une idofts du Panthëon français. En vain miUe |)lumes démoil<treroient qn^ii n*y a pas d'historien moins &it pour servir d'autorité , bien des Français n'en levi^ndroot jamais. Flevkx l'a i>it«

TOM. h S

du Pape- a toujours été nécessaire pour les tonciles généraux (i).

' A ]sL vérité , une certaine routine française • conduit les députés à dire , dans le courant de la discussion , çue le concile général est la seule autorité dans V Eglise qui soit au-dessus du Pape; mais bientôt.ils se mettent d'accord avec eux-mêmes, en ajoutant tout de suite :

Mais il pourroit arriver çue le recours ( au concile ) devienne impossible , soit parce çue le Pape refuseroit de reconnottre le concile général^ soit y etc..

En un mot, depuis l'aurore du christia-

nisraev jusqu'à ilos jours, oh ne trouvera pas

-qile' l'usage ait varié. Toujours les Papes se

-mat vegardés con^me les chefs suprêmes de

t%gUse , et toujours ils en ont déployé les

pouvoirs.

(0 Voyez les fragmens relatifii à Thist. ecclés. des premièreâ années du XIX* aièole. Paris , i6i4 1 iD-8.<',

pag. Il 5.

Je nViamine point ici oe qne Fune ou l'autre puis-

lance peut avoir k démêler avec tel oa tel membre

é6 Dette commission. Tout homme d'honneur doit de

«incèret applavdksemens i la noble et catholique ia^

trépidttié qui a dicté ces réponses.

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