‹ Du pape (volume 4)Chapitre 22 sur 52 · SUR QUELQUES TEXTES DE BOSSUET · texte numérisé non relu

SUR QUELQUES TEXTES DE BOSSUET

Des raisonnemens aussi décisifs , des témoignages aussi précis , ne pouvoient échapper à l'excellent esprit de Bossuet ; mais il avoit des ménagemens à garder ; et pour accorder ce qu'il devoit à sa conscience avec ce qu'il croyoit devoir à d'autre^ considérations, il s'attacha de toutes ses forces à la célèbre et vaine distinction du siège et de la personne.

Tous les Pontifes romains ensemble , dit-il y doù^efit être considérés commue la seule personne de 5* Pierre , continuée , dans laquelle la foi ne sauroit jamais manquer ; que si elle çient à trébuchpr ou à tomber même chez quelques-uns {\)yOnne sauroit dire néanmoins qu'elle tombe jamais ENTIÈREMENT {p)ypuis-

(i) Que veut dire çuelçues-uns , s'il n'y a qu'une personne? et comment de plusieurs personnes faillibles peut-ii résulter une seule personne infaillible f

(a) Accipiendi romani Pontifices tanquam una per'^ sona Pétri , in quà NUlfqUAMjides Pétri d^idat^atque

( loi ) ' t/u'elle doit se rélever bientôt ; et nous croyons fermement que jamais H n'en arriçera autre-ment dans toute la suite des Soui^erains Pontifes , et jusqtCà îa consommation des siècles.

Quelles toiles d'araignées ! quelles subtUités indignes de Bossuet ! Cest à peu près comme s'il avoit dît que tous tes empereurs romains doiifent être ^considérés comme la personne d Auguste j continuée ; que si la sagesse et F humanité ont paru quelquefois trébucher sur ce trône dans les personnes de quelques-uns , tels que Tilbère , Néron , Caligula , etc. on ne scuiroit dire néanmoins quelles aient jamais manqué ENTÏÈBEMEKT, puisqu'elles déi^oient ressusciter bientôt dans celles des Antonin , des Trajan , etc^

Bossuet, cependant, av(Mt trop de génie et de droiture , pour ignorer cette relation d'essence , qui rattache l'idée de souveraineté

i^"pi

Vf in ALiqvïBVS vaciUet ont concîdat^ non tamen déficit MN TOTUM quœ stgtim reinetura sit , nec porr^ aliter ad consummationem usque sœculi in totà Péntijicum succèssione e^enturum esse certéjide cfédimus.' (^ Bossuet , Defensio , etc. tom. 11 , p. 191. )

Il n y a pas un mot ^ dans toutes ces phrases de Bossuet, qui exprime quelqi»e chose de prëcis. Qu^ signifie trébucher ? Que signifie quelques-uns ? Que signifie entièrement ? Que signifie bientôt ?

à ccUe d'unité , et pour ne pas sentir qu'il est impossible de déplacer rinfspUibililé sans l'anéantir. Il se voyoife donc obUgé de recourir, à la suite de Vigor , de Dupin , de Noël Alexandre et d'autres^ à la distinction du ^lé^e et 4^ l^ personne y ^t de* soutenir Vindèfecti'' hilUé en niant VinfaiLUbOUé (i). C'est l'idée qu'il avoit déjà présentée avec tant d'habileté^ dans son immortel sermon sur l'unité (2).

C'est tout ce qu'on peut dire sans doute , mai$ la conscience seule avec elle-môipe repousse ces subtilités , ou plutôt elle n'y comprend rien«

(i)«Quecontre la coutume de tousleurs prëdëcesaeurs, » un ou deux Souverains Pontifes ^ ou par violence ou » par surprise , n*aifitit pas aMfzconstamment soutenu, »» ou asez pleineinent expliqué la doctrine de la fbi..... » Un vaisseau qui fend les eaux , n*y laisse pas moins de u vestiges de son passage.^ (Serpi. sur lunitë ^ l.^' point) — O grand homme ! par que! texte, par quel exemple,' par quel rai«oiinf ment litablissez-vou^ ces subtiles dis-> tinctions ? La foi n'^ pas ta|il d'esprit La vérité est simple , et d'éthard on h sent*

(a) D^ là vient ^opore que dans tout ce sermon , il évite constamment de nommer le Pape ou le Souveraia Pontife. Cest tou)0^rs le Saint Siige ,, U Siège de saint Pierre^ VEgli^e romaine* Rien de tout cela n'est visible s et néanmoins , toute souveraineté qui n'est pas visible, n'existe pas. C'est un être de n^ison.

Un aiiteur .^c^^lési^'vrtiqw , qui a rafi^emMé avec beaucou|> (de. science', de travail et de goût, une fuu^e de passager précieux relatiJEs à la sainte tradition , a r,en)arqué fort à propos que la distinction entre les différente^ manières d indiquer le chef de r église , n'est quu,n ^a^^ terfuge imaginé par les novateurs , en i^ue ^e séparer Vépome d!ç rfépo^s.^f...* Les partisans d^ schisme et.de l'erreur ^^,f.» onf i^uli^ donner le .chqng4 en transportant çp (ji^i regarde leur fugei et le centre visible de ïun({é à des npn}^ abstraits , etç^ (i)

Cert Lç bpij ^sena en personne cpii s*exprinie ainfsi ; nKUS , à ç'e^ teqîr « méoxe à Vidée de Bosquet , je ypudfx);? lui /airjç un Argunpen|: adhomi^emf,]!^ ],ui.4iroi$ : Si]^ Po^tife abstraijt est infaillible , et s'il np peut brpncher dans la personne dun incUi^içlu , sans ^se relever avec une telle prestesse^ çu]çfi ne sofiroU dire qu'i^ e^t tombé ji pourquoi ce t grand appareil^ de cuncjle opcu^néi^qii^,, de corps épiscopal^^(/(p

(i) Principes 4^ la doctrine catholique ^iq 8.°, p. a35. L'estimable auteur qui n*est point anoByme pour moi , ëvite de nbtnmei- personne , à' caule sàn» doute de ifi puissance des noms et des préjugés qui fenviron* Doieut ; mais on voîT assez de qui il croyoil avoir à •e plaindre. . . ^

( io4 ') Gonsentemait de l*Ëglise ? Laissez relet^er le Pape, c'est r affaire d'une minute. S^Upouçoit se tromper pendant le temps seulement nécessaire pour contH)çuer un concile CBCuménique , ou pour s'cLSSurer du consentement de t Eglise uni-ver selle , la comparaison du vaisseau clocheroii uïipeu (i). *

La philosophie de notre siècle a souvent tourné en ridicule ces réalistes du XII.« siècle , qui soutenoieilt rexistence et Ua réalité Aë% imiçersaux , et qui ensanglantèrent plus à'iiïim fois l'école dans leurs conibats avec les nomi-naux , pour savoir si c'était Yhônimé oH Vhu' manité qui étudîoît la dialectique , et qui donnoit ou îrecevôit des goumïades : mais ces réalistes qui aécOrdoient l'existence aux universaux , avbient au moins Teickrêine bonté de ne pas Tôter aux individus. En soutenant, par exemple', la réalité de' ï éléphant abstrait , jamais ils ne l'ont chargé dé nous fournir Tî Voire ; toujours lU noite ont ' permis de la demander aux éléphant palpables», . que npMs avions, sous la main*

Les th^ologiefis réalistes dont je pf^rle sont plps.hoirdi^i ils 4^pouillent It^Jndividus des

(i) Sap. pag. loa, note i.

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attributs dont ils parent Yunwersel ; ils admettent la souveraineté d'une dynastie , dont aucun membre n'est souverain.

Rien cependant n'est plus contiraire que cette tliéorie au système divin ( s'il est permis de s'exprimer ainsi ) , qui et manifeste dans l'ensemble de la religion. Dieu qui nous a faits ce que nous sonuties , Dieu qui nous a soumis au temps et à la matière , né nous a pas livr^ aux idées d)straites et aux chinières de: Tima^ gination. H a rendu son Eglise visible , aBn que celui qui ne veut pas la voir , soit inexcusable ; sa grâce même , il fa attachée à des signes sensibles. Qu'y a-t-il de plus divin que la rémission des péchés ? Dieu , cependant, a voulu , pour ainsi dire , la mnJtétiak'ser en fit-* veur de Fhomme. Le fanatisme ou Terithousiasme ne sauroient se tromper eux-mêmes , en se fiant aux mouvemens înlérieuirs ; il Éaut au coupable un tribunal , un juge et dfés paroles. La clémence divine doit être sensible pour lui 5 comrne la justice d'un tribunal humain. '

G)mment donc pourroit-ori croire que sur le point fondamental Dieu ait dérogé à ses lois les plus évidentes , les plus générales , les plus humaines ? Il est bien aisé de dire : // a phi au Si' Esprit et à nous. Le quaker dit

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aussi qu'i/ a V esprit , et les puritains de Cromwel le disoient de même. Ceux qui parlent au nom de l'Esprit-Saint , doivput le montrer ; la colombe mystique ne vieqt point ^ reposer sur une pierre fantastique j ce n'est jms ce qu'elle nous a promis.

, Que si quelques grands homiqes ont con- ^nti à se placer dans les rangs des inventeurs d'uqe dangereuse chimère , nous pç dérogexons poii^t au respect qui leur est dû , en observant qu'ils ne peuvent déroger à la vérité.

Il y a d'ailleurs un caractère bien honorable pour eux , qui les discerne à jamais de leurs tristes collègues : c'est que ceux-ci ne * posent un principe faux qu'en favenr de la révolte ; au lieu que les autres , entraînés par des accidens humains , je ne saurois pas dire autrement , à soutenir le principe , refusent néaniïipins d'en tirer les conséquences , et ne savent pas désobéir.

Oi> ne sauront;, croire , du reste » dans quels embarras se jettent les partisans de la puissance abstraite ^ afin de lui dopner la réalité 4ont elle a besoin pour agir. Le mot à' Eglise pagure dans leurs, écrits , comme cejui de nation 4ans ceux des révolutionnaires français*

Jç laisse à part les l^omjtnes obscurs , dont

( 107 ) l'embcirras st^^mbarrâsse pas; mais qu'on lise , dans les nduveaux opuscules 6e Fleuiy , la conversation intéressante de Bossuet et de ' Févêque de Tournay ( Choiseul-Praslin ) , qui nous a été ^conservée par* Fénéion (i); on y verra eominent Févéque de Tournay pressoit Boçsuet ^ et le conduisoit par force de Vindéfectibilàé àïinfmUibUité. Mais le grand homme avoit résold de ne choquer personne , et c'est dans ce système invariablement suivi , que se trouve Korigine de ces angoisses pénibles ,. qui versèrent tant d'amertume sur ses derniers

)OUTS«.

Il faut avoir, le courage d'avouer qci'il est un peu fatigant avec ^i^ canons auxquels ii . «vient toujours.

Nos anciens docteurs , dît-il , ^nt tous reconnu dune même çoix dans la chaire de saint Pierre ( îl se garde bien de ^ire dans la personne du Souçerain Pontife ) la plénitude de la puissance apostolique. C'est un point. décidé et résolu. Fort bien , voilà le dogme* Mais , continue^t-il, ils demandent seulement qu^eUe soit réglée dans^'son exercice par les canons (2).

(1) Nouv; Opiiscde Fieuiry, Paris | 1807 , in^u^ pag. 1 46 el 199, (c) Strii}* siu: FunUë ,il.* polat ,> ....

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Mais premièrement , les docteurs de Paris n'ont pas plus4e droit que d'autres d'exiger telle ou telle chose du Pape ; ils sont sujets comme d'autres , et obligés comme d'autres de respecter ses décisions souveraines. Ils sont ce que sont tous les docteurs du monde catholique.

A qui en veut d'ailleurs Bossûet , et que signifie cette restriction, mais ils demandent ^ etc.? Depuis quand les Papes ont-ils prétendu gouverner sans lois ? Le plus frénétique ennemi du Saint Siège n'oseroit pas nier , l'histoire à la main , que sur aucun trdne de l'univers , il ait existé , compensation £aite y plus de sagesse , plus de vërtii et plus de science que sur celui des souverains Pontifes (i). Pourquoi donc n'auroît-K)n pas autant

(i) <« Le Pape est ordinairement un homme de gran4 » savoiret de grande vertu ^ parvenu à la maturité de » rage et de Texpërience , qui a rarement ou vanîtë oii » plaisir à satisfaire aux dépens de son peuple , et n'est » embarrassé ni de femme , ni d'enf^ns , nitle maîtresse.» ( Addisaon » Suppl. aux voyal^es de Aftissôn , p. 126* )

El Gibbon convient ^ avec la piéme bonne foi,, que <c si Ton calcule de sang froid les avantages et les défauts » du gouvernement ecclésiastique ;xm peut le louerdans n son état actuel ^ comme «ne administration douce , » décente et paisible , qui n'a pas à craindre les dangerai » d'une minorité ou la ft>ugue d'un jeune prince ; qui

( Ï09 ) tt plus de confiance en cette souveraineté qu'en toutes les autres , qui jamais n'ont prétendu gouverner sans lois ?

Mais 9 dira-t-on sans doute , si le Pape é^enoit à abuser de son pouwit ? Cest avec cette objection puérile qu'on embrouille la question et les consciences.

Et si la souveraineté temporelle aJkcsoit de son povpoir queferoit^^n ? Cest absolument la même question. On se crée àes monstres pour les combattre. Lorsque l'autorité commande 9 il n'y a que trois partis à prendre : l'obéissance , la représentation et la révolte , qui se nomme hérésie dans l'ordre spirituel ^ etréiH}lution dans l'ordre temporel. Une assez belle expérience vient de nous apprendre que les plus grands maux résultans de l'obéissance n'égalent pas la millième partie de ceux qui résultent de la révolte. Il y a d'ailleurs des raisons particulières en faveur du gouvernement à^ Papes. Comment veut-on que des hommes sages , prudens , réservés , expéri-

» D*esi point minée par le luxe , et qui est affranchie des » malheurs de la guerre. » ( De la Décad. tom. XllI , chap. LXX , p. aïo. ) Ces deux textes peuvent tenir lieu de tous les autres , et ne saûrt ient ébe contredits par aucun homme de bonne foi.

, ( *iû )

maitës par nature et par nécessité , abusent du pouvoir spirituel , au point de causer des maux incurables ? Les représentations sages et mesurées arrêteroient toujours les Papes qui auroient le malheur de se tromper. Nous venons d'entendre un protestant estimable avouer franchement qu'un recours juste, fait aux Papes , et cependant méprisé par eux , étoit un phénomène inconnu dans l'histoire.

Bossuet , proclamant la même vérité dans une occasion solennelle , confesse qu'il y a toujours eu quelque chose de paternel dans le Saint Siège (i).

Un peu plus haut il venoit de dire : Con^me p'a toujours été la coutume de t Eglise de France de proposer LES canons (2) ; c'a toujours été la coutume du Saint Siège d! écouter s?olontverÉ de tels discours.

Mais s'il y a toujours eu quelifue those de paternel dans le gom^emement du Saint Siège , et si c'a toujours été sa coutume âécowter i^olorUiers les Eglises particulières qui lui de^ mandent des canons , que signifient donc ces craintes , ces alarmes , ces restrictions , ce fatigant et intelrminable appel aua; canons ?

(i) Sermon sur Tunité^ II.* point.

(2) Cest une distraetidn , Hsez des casofts.

On ne comprendra jamais parfaîtetnent le sermon si justement célèbre sur V unité de r Eglise , si Ton ne se rappelle constamment le problème difficile que Bossuel s'étoit proposé dans ce discours. Il vouloil établir la doctrine catholique sur la suprématie romaine , sans choquer un auditoire exaspéré , qu'il estimoit très-peu , et qu'il crOyoit trop capable de quelque folie solennelle. On pourroit désirer quelquefois plus de franchise dans ses expressions , si Ton perdoit de vue un instant ce but général.

Que veUt-il dire , par exemple , loirsqu'îl nous dit (1I.« point) : La puissance qu* il Jcmt reconnotire dans le Saint Siège est si haute et si éminente , si chère dt si s^énérablc à tous les Jidèles , qu'Un* y a rien au-dessus que TOUTE t Eglise catholique ensemble ?

Voudroït-il nous dire par hasard , que TOUTE TËglise peut se trouver là où le Souverain Pontife ne se trouve pas ? 11 auroit avancé dans ce cas xme théorie que son grand nom ne pourroit excuser. Admettez cette proposition insensée , et bientôt Vous Terrez disparoître Tunité en vertu du sermon: Sur Funité. Ce mot di Eglise séparée de son chef n'a point de sens» C'est le parlement d'Angleterre moins le roi.

Ce qu'on lit d^abofd aprè^ sur le saint

concile de Pise et sur le saint concile de Constance , explique trop clairement ce qUî précède. C'est un grand malheur que tant de théologiens français se soient attachés à ce concile de Constance , pour embrouiller les idées les plus claires. Les jurisconsultes romains ont fort bien dit : Les lois ne s* embarrassent tfue de ce qui arrive souvent , et non de ce qui arrive une J'ois. Un événement unique dans l'histoire de l'Eglise rendit son chef douteux pendant 4o ans. On dut faire ce qu'on n'avoit jamais fait et ce que peut-être on ne fera jamais. L'empereur assembla les évêques au nombre de deux cents environ. C'éloit un conseil et non un concile. L'assemblée chercha à se donner l'autorité qui lui manquoit , en levant toute incertitude sur la personne du Pape. Elle statua sur la foi : et pourquoi pas ? Un concile de province peut statuer sur le dogme; et si le Saint Siège l'approuve, la décision est inébranlable. C'est ce qui est arrivé aux décisions du concile de Constance sur la foi. On a beaucoup répété que le Pape les avoit approuvées : et pourquoi pas encore , si elles étoient justes ? Les pères de Constance , quokju'ils ne formassent point du tout un concile, n'en étoient pas nK)ins une assemblée infiniment respectable , par le nombre et la

qualité

(ii3) qualité des personnes ; mais dans tout ce qu'ils purent faire sans l'intervention du Pape , eî même sans qu'il existât un Pape incontesta** blement reconnu , un curé de campagne ^ ou son sacristain même , ëtoient théologiquement aussi infaillibles qu'eux : ce qui n'empéchoit point Martin Y d'approuver, comme il le fit, tout ce qu'ils avoient fait conciliairetnent ; t\ par là, le concile de G)nstance devint oecum^ nique, comtne l'étoient devenus ^mciennemientf le second et le cinquième concile général, par l'adhésion des Papes , qui n'y avôierit assisté ni par eux ni par leurs légats.

n faut donc que les personnes qui né sont pas assez versées dans ces sortes de matière^ prennent bien garde à ce qu^elles lisent, lorsqu'on leur ÊEÛt lire que les Papes ont appnùçi les décisions du concile de Constance. Saîtf doute ils ont approuvé les décisions portées €lans cette assemblée contre les erreurs de Wicleff et de Jean Hus ; mais que le coi^pk épiscopal séparé du Pape et même en opposition âvec^e Pape, puisse fi^re des lois qui ûbb'gent le Saint Siège, et prononcer sur le dogniue d'une manière divinement infaillible ^ cette proposition est un prodige , pour parler la langue de Bossuet, moins contraire peutêtre à la saine théologie qu'à la saine logique* TOM, I. * 8

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