‹ Du perfectionnement moral, ou de l'éducation de soi-même (volume 2)Chapitre 3 sur 21 · SUITE INÉDITE · texte numérisé non relu

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mandé et auquel on D»*a?ait averti de détoiander conseil sur la conduite que j*auiiiift à tenir. U ne fut pas d'avis de se plaindre immédiatement au gouvernement , et pensa qu'il fallait d'abord s'adresser personnellemeni aux propriétaires , que peut-être on amènerait-, par la médiation et les instances de quelques amk particuliers, k arranger les choses à l'amiable.

J*allai ensuite chez mon ancien ani et correspendant M. Pierre CoUinson, Je sus de lui que John Hanbury , jiégociant considérable de la Virginie , avait demandé à être informé de mon arrivée , et qu'il pourrait me conduire chei lord Granvtlle , alors président du oOiiseil,qui désirait me voir le plus tôt possible; je convins de Taccompi^er dans la matinée suivante. M. Hanbory vint en conséquence me prendre, et me conduisit dans sa voiture chez le noble lord , qui me reçut avec beaucoup de politesse , et qui , après plusieurs questions sur l'état présent des affaires en Amérique, et quelques mots de conversation, me dit : « Vous autres Amé- « ricains , vous avez de fausses idées sur la na- * ture de votre constitution : vous prétendez que «les instructions du roi à ses gouverneurs ne sont « pas des lois , et vous vous croyez les maîtres d*y « avoir égard ou non , suivant que vous le jugez « convenable. Cependant ce ne sont pas là de ces

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