‹ Du perfectionnement moral, ou De l'éducation de soi-mêmeChapitre 3 sur 29 · SUR CETTE NOUVELLE ÉDITION · texte numérisé non relu

SUR CETTE NOUVELLE ÉDITION

UAcADÈMn de L jon ^vait propose , il y a SIX ai» , la question suivante :

Indiquer les moyens de reccmnaUre la vériiiMe indigence ^ et de rendre t aumône utile à ceux qui la donnent comme à ceux qui la reçoipenl»

Ce Visiteur du Pauvre îxA composa

dans le dësir d'j répondre ; mais le temps

mancyna ^ Taotear ; il ne pot qu'esqnisser à

la bâÂe quelques mes sur cet intéressant

soîef , L'accueil bienreillant que cet ëcrit a

cependant obtenu, a fait un devoir à l'auteur

de dbereher à le rendre plus digne du suf^

fnKffi des gens de bien , en le rendant plus

utile, n a recueilli avec reconnaissance les

otiMi valions de plusieurs personnes con-

9CftMBée» dans Y exercice du grand art de la

eharîHé , et il a eêsajé d'y satb&îre. On Ta

ij AYBRTISSEMEirT.

engage à réunir , pour l'usage de ceux qui s'occupent du souli|gempi|t 4e$ i|i^eureux^ toutes les indications relatives aux divers modes d'assist^ncp, à l'aide $le^(}i:iç^Qp{^€^ les servir et mettre les secours dans le rapport le plus parfait avec les besoins : il s'est donc attache à suivre le pauvre dans toutes les situations , et à passer en revue tous tes remMes qui p^qv^ntêtr^ apportes aux maux qui T^cc^blent.

Daps sa forme primitive, le VUiUur.du Pausfre n'était acjresséqu'à \d^ ville de Lyoa; il n'ét£^it point destine à être imprimé; use circonstance imprévue en amena la publi-. cation. Aujouf-d'hui, p^iisqu'on a p^nçé qu'il pouvait avoir une utilité gc^érale , l'auteur devait s'attacher à pr^$enter des vues a|ipli* cables à la Franop entière ; il ^ cru ne pioiivoir mieux faire qu'en exposant avec quel^ ques détails le tableau du système des secours publics , tel qu'il est 9i^ii»tenaiiil ea vigueur dans la capitale , et spécialement du régiii[ie des secours à domicile , tel qu'il a été institué par l'ordoQiiaiice royale do 2 juillet 1816.

Une sQj'tç de scepticisicae systéipiitique

MBd4e ft'ëlêter , depuis qaelqotes Années , sur les ^entiers principes qra jnsqti'alors ayaiént présidé à la crësttioii et à lâ dirfeetion des ébbliésenieiis d'huiiianif é. L'école feraiée par les éerits de Maltkns a parti- ^utièrement âeyé dés doutes sur Totilité dece genre d*établissemens ; elle s*est trouvée conduite par k*s conséquences du célèbre principe de la population , à indiquer ^ peor la paurreté, d'autres causes et d'autres remèdes que ceux qtii semblaient géliéralement recoimus. Quoique la base fondamentale de ce sjstèine ait été contestée avec avantage par d'excellens esprits , le système kd-meme continue à faire effort ponr s'étendre et s'accréditer ; il a des partisans fort distingués en Angleterre*; il ehercfae à en acquérir en France. On se demande si la charité , telle qu'elle s'exer-^ çait pisqu'à ce iôur , ne va pas contre soii propre but ; si , en s'étudiant à soulager le malheur , elle n'accroît pas indéfinimaat le nombre de ceux qui le subissent. Oh entend quelquefois reléguer avec dédain parmi les rêves philanthropiques , le régime de secours qui avait paru le plus sage

VJ iVEETISSEMEKT.

minktraiîon publique à invoquer Tassistance du Visiteur du Pauvre , et les sim* pies particuliers à fiûre , de la visite du pauvre , la conditbn essentielle du bon emploi de leurs aumônes.

On s'occupe en même temps de prêter à cette charité active lés directions qui peuvent lui être utiles ; on la suit dans ses fonctions auprès de Tindigence ; on la met en présence des divers établissemens publics ; on appelle son concours pour ramener ces établissemens à leur destination véritable ; on la met en rapport avec les associations volontaires de bien public.

C'est la vie du Visiteur du Pauvre qu'on a voulu tracer , telle qu'elle peut convenir cependant aux gens du monde. On a décrit Bes études , ses travaux ; on a rcviieilli ses observations et le fruit de son expérience. Le plan de l'ouvrage s'esttrouvé ainsi tracé de lui-même ; il s'est développé naturellement dans les nouvelles recherches aaxqueiies l'auteur s'est livré, recherches qui, sans en changer le but ni le cadre , en ont fait , pour les détails , un ouvrage presqu'entièrement nouveau.

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