CHAPITRE I
aVT ET CABACTBtE DB Ll CHARITE.
li^HOMME frivole ne voit dans Finégalité des conditions de la yie humaine , qu^une sorte de jeu du hasard , favorable aux. uns , fatal aux autres. Le demi-philosophe y voit un désordre qui accuse la Providence. Le vrai sage s'élève à de plus hautes et plus justes pensées : il voit , dans cette inégalité même , une des vues de la Providence , dans la direction du monde moral , 8ur le théâtre de préparation et d'épreuve pour un monde meilleur, où la vertu estappelée comme institutrice, pour présider à notre éducation terrestre. Trois ordres composent Téchelle de Tétat social : la condition de ceux qui jouissent de quelque superflu *j la condition où les ressources ba-
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tftiiceht à peu près les besoins de nécessité ; celle enfin où les besoins de première nécessité ne peuvent être entièrement satisfaits. La seconde a en quelque sorte sa carrière propre ; c'est le travail : et le travail a aussi sa moralité. Les deux autres sont appelées Tune vers Tautre par tftte sorte d'alliance qtii appartient à une moralité encore plus élevée.
De là deux grands principes d'action , qui mettent la société entière en mouvement.
Les efforts du travail et le commerce des échangés entretiennent l'énergie du caractère , l'activité de l'esprit , les forces physiques , excitent les progrès des sciences et des arts, étendent les lumières , unissent les hommes par le commerce , conservent la dignité individuelle par le sentiment dé l'indépendance , préservent des vices , en garantissant de l'oisiveté. Mais , si ce principe était unique , le calcul et les intérêts matériels pourraient prévaloir aussi presque exclusivement dans la société humaine , et l'ordre du monde pourrait n'être qu'on industrieux égoïsme. D'ailleurs , le fruit d'un travail heureux ou habile va se résoudre en richesses qui procurent le repos et donnent le siiper^ flu * l'impuissance du travail , causée par des accidens insurmontables , va se résoudre aussi dans une misère qui n'a plus de ressources propres.
Tontéfois , l'aisance et la misère sont k leur
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tour ramenées rane vers Taotre par an attrait wiblhnct , celui de la sainte humanité. Ju'udot^ tnné sent qu'il a besoin d'un appui; il court k son semblaUe, non plus pour opérer un échange où chacun dispute le tien et le mien , mais pour implorer et recevoir un bienfait volontaire; il s'adresse au cceur d'un ami , d'un frère , que IMeo lui a donné ; il reçoit; et précisément, parce qu'il reçoit un don , parce que le secours a été volontaire et gratuit , il s'élève à ce sentiment de la reconnaissance qui , dans ses émotions si pures et si douces , a aussi sa dignité» Le riche se trouve heureusement arraché au sommeil léthargique qui allait être un sommeil de mort ; la céleste pitié vient lui révéler dans sa fortune un trésor inconnu , le seul trésor réel pour l'être ÎDUDortel. n goûte la volupté sublime de la générosité ; plus il la goûte , plus il veut la goûter : pour la recueillir entière , il se dérobe même à la gratitude; le voile brillant et trompeur, qui loi cachait l'austère condition de notre fragile existence, est entr'ouvert, s'il n'est pas déchiré ; la sjrmpathie , qui le fait souffrir avec autrui , dans autmi , lui rend aussi la leçon du malheur -profitable. Lui-même , un jour, ne connaitra-til pas les tourmens de la douleur , des peines plus cruelles peut-être que la pauvreté ; et , du sein de l'opulence , n*invoquera-t-il pas la compasflon , dans quelque heure terrible ? Ainsi rbanMoie se rétablit, et elle se rétablit, comme
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H doit àitît%ir Salis le monâè ibôrat, )iar une hmatt action. -Cent èrmsi qtrè , dans Tortîrfe phjr- À<|tM, lé ciel vient , paf Va rosée , i^endré k là t»vtt Teâu (^u^inar aVàit'cmpnintée. te ricbe et i^infoktuné , comm^ dleax coiicifoyén^ qui âc i«trotiyëfft dans «ne contrée lointaine , se re- MHffiai»9eât et s'enibrasàèht Pâiïefe-y bien attention ? c'iést le ihômé prthfcip^ qtti apjlcîîe Tâ^ mm* k hr protection de FeHfance, et place Tcn fance ioat la protection de Tâge mnr ^ c^est le m^ine principe encore tfùv a pHpàré entre les deux fesestoùt le eharmè de cesHenspai' lesqneh Ttlti debiaiide l'appui «le la fdftë, et Fantre lés doncebrs de la tendresse. Nous le retrouverions jutqtie dans rhéroïsMè milîtairt : c'est se dbnnvk* tout eiltier K soti pë js , qtiè de lui déroner •a vîë. Le bonbour de donner et de reberoîr eat le secret et la rie dn inonde moral.
Qvamd niras supposons , entre !es deux coAdHîons. extrdmeè , une eoiiditiôil moyenne qui possède le itécéssaîre Sans superflu , on ùotoprcmd qae , dans la résIKté , ces di^finctfonï lie se préseatent pars avec «ne préeistoïi rigoiihrètise. 11 ti^y a pas d'état absolu ; tbus ^ même le plus rtcbe , peuvent encore recevoir ; même le plffs pauvre , peuvent encore donner ; et il fallait que cela fât ainsi ^ ^e chacun , dans des propovtiotis diveries, participât an commerce des bienfaits , p«squ*ii est un moyen de notre per-* Cecticaiiienient: Noas voiiloAs dii'e seulement ^e
ççnçide wamesçp d^ bienf^jt» et 4e U m^omt naissance ^e fait plu» s^s^\>\pmç^% af^frcer^W entre Ips conditions extrên^^. Il y «^ e^aç^tâellement trois rapports principaux entrjB la* hoiQ" n^es : dganer , recevoir, édiangerj le permet suppose l'égalité ou rindépepdi^nce réciproque de ceux qui transigent j leiB deuj^ autres cnppo» sent l'inégalité , Ip besoin d'mx cdté , et le superflu dp Tautre. La justice régit le dei^iiisr genre de rapports j la générosité les deuj. autres. IJa|i8 ce|^i-ci 5 les boiQmes apprewxent à se respecter : fiions ceu^^rlà 4 se chérir.
L'harmoivie eû^ été détruite si le travail -et les échanges eussent s^uls. été çl^urgés sur la teire 4e s^tisf^ire k nps besoins , ^ rabôndance et l'i^gence se fqssçnt trouvées en prétseoce « Tune et Tautre privée^ de rappcMrts «iuteiel^. h9, pitié est descendue du ciel pqur établir entre elles un lien sublime ^ la clû^'œ esft reoonée. Sf^fts doute son mouyement est vplontaire et libr« ; il dev^H l'être poup être moral, et c'est en. cela «|ue }a Prov^de^ce se manifeste. Il fallait qu'on put refuser , pour que le dan fût un mé^ rite i dès lors il était inévitable qu'il se trouva^ des c<¥ur8 purs , persévérant dans le refus , à côté des âmes généreuses. La plus pure image rie la Divixûté sur la terre , la bonté , fait jaillir d'un désordre apparent , un admirable et tour chant accord ; et , en efiet , en toutes choses 9 l'harm/^oie esXérieure de l'ordre social , l'haroo-
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laê in teneurs oc notre âme « connnent ie nauir lîent*«lle , ii ce n*cf fc par la rertu ?
li'infditane est une grande , difficile et passagère éducation. La richesse est une grande responsabilité. La rertu apparaît , guidée par la pitié ; rédncation trouve un guide ; la respon- •abilîté se coorertit en mérite.
Et qu'on ne dise pas que c*est ici une raine théorie , une spéculation mystique ! J^en appelle à tous ceux qui, pendant le cours de nos longues tourmentes 4 ont été atteints par Tadrersité ! Quel est celui d*entre nous qui n*a connu la souf* france et la pauvreté ? Qui alors n*a trouvé un asile , un appui peut-être auprès de personnes •U3u{nelles il était étranger ? Nous avons été secooras par des gens de bien, qui sourcnt avaient ^ peine le nécessaire ; nous avons reçu Thospi* talité sous le chaume ; nous avons vu s'attendrir les ccnirs de ceoi^-là même que peut-être dédaignait autrefois notre frivole vanité , comme appartenant k une condition inférieure ! Alors nous avons Compris (et malheur k qui ne Tanrait pas compris ! ) , nous avons compris le lien sacré qni se forme entre l'infortune et la générosité; nous avons expérimenté la consolation céleste que verse dans un cœur affligé un regard tendre et compatissant. A notre tour aussi , nous aronf pleuré sur d'augustes infortunes. A notre tour , nous avons pu soulager , sauver un malheureos , on partager avec lui ; et , dans cette grande et
IfiBJIijle école ^ a été oaTe^te pour «opis, nom
avons dn 4ey€nir m^illç^rs ; çqvs le aon^me^ 4f>venUs 9 si hqqs n^ayons pas xe|K>ussé oes h^iitea instructions , par la légèreté la plus coupable.
£i^ Tain rélo<|uent auteur d'j&ii»iZr,nous oppf>sera^t-il le tableau de ces pec^^es qui , pmés de nos arts et exempts de notre Jiuxe, tronrent di^# la simplicité de leurs çiœii^s le principe de régalité sociale.. Il faut voir ces peuples , non dans de^ peif^t^res rqmaijitiques , n^is dans Thistoire et les réciU des voyageurs. Précisément ||a|>ce que leur çayilisation e^ in^parfaite , leur jf^ora^iip ea^t moins déyelpppée , lëfir sensibiUté niaii|$ vive et moins épurée* L'harmonie socialfi j repose sur vm autre principe , plus simple , niais moins élevé. Il y a mpin^ de soufira^ces 9 pfifice qu'il y aurait moins 4e secours. Le? concÙliops sont uniformes 9 pai^ce qjife les. inspiratÎQHS de 1^ syifipathie ne ^Hf^rs^eiït pjis pour attac)ier Ti^ie à Tautre les cox^litiôns êxtr^ea* Mais , récpiiomie sociale fait de nouveaux pas ; riiniformité di^parait , régalité sç rompt : peodai|t ce temps , les lumières croissent et se rér pandent, le^ sentiment nioraqj^ prennent un Dp.uv<l e^ço^ 9 les ajl^npies de )a n^isère se sopt ouvei:ts.; la charité est apparuepopr les coijobleir» O toi que la rue spéculative des maux de tou «emblabi/e porte k apcviçer la Providence , laissetoi attendrir , ya consoler » soutiens cet infprmné ! que son reg%rd et ton regard se ceneop-
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trent !... et la Providence est justifiée ! ta Taccasais de ton propre tort : elle s'était confiée à toi pour raccomplissement de ses desseins , et ta trompais son attente !
L'alliance entre les égaux , premier état de la société , a sans doute sa moralité , quoique res* treinte et limitée ; l'équilibre des intérêts y repose sur la garantie des droits. L'alliance entre le fort et le faible , exprime une moralité plus parfaite , parce qu'elle est entièrement désintéressée. La première est digne et fière , la seconde est sublime et tendre ; la première satisfait à rétat présent de l'homme , la seconde révèle son avenir. Donner , c^est aimer. Recevoir , c'est apprendre à aimer; dans les âmes délicates, c'est aimer déjà , et beaucoup.
L'intention de la Providence est donc mani-* feste : elle a voulu que la plus aimable , comme la plus noble des vertus , présidât k cette seconde alliance ; que le malheur fût placé sous la tutelle, sous le patronage de la prospérité. Elle a voulu que la société fût constituée moralement comme la famille ; que , dans Tune comme dans l'autre , le faible appartint au fort à titre d-adoption , avec la seule différence que , dans la première , la paternité est libre et volontaire. La pauvreté est à la richesse ce que l'enfance est a Tâge mûr. Riches • connaissez la dignité dont vous êtes investis! Mais , comprenez-le bien , ce n'est pas \ un patronage vague , indéfini , que vows
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êtes appelés; tous les enfansnesontpas donaéi ÎAdistinctement et confusément à toas les pères; FOUS avez à exercer un patronage personnel » individuel , direct , immédiat ; chaque enfant attend son përe. Riches, encore un coup , comprenez votre véritable dignité ! Ce ne sont pas seulement vqs libéralités qu*on demande ; vous êtes appelés k une tutelle , à une tutelle libre et de votre choix , mais réelle et active. Ce n'est pas assez de vos dons , c'est votre personne qu^on invoque, c'est une touchante magistrature qu'on TOUS confère ! Ne Pavez-vous point comprise ? £hbien! venez, suivez-moi, venez sur la place' publique; voyez cet échafaud!... voyez le misérable qui y monte , qui est votre frère , qui eût pu être un homme de bien ! Il était pauvre ; peut-être vos indolentes largesses tombèrent par hasard sur lui ; mais , personne ne veilla à son instruction , à ses mœurs, ne Texcita au travail : il conçut un moyen plus facile que le travail pour s^eni'ichir sans effort; cet argent même que vous lui aviez jeté le corrompit; peut-être l'employat-il à acheter un poignard; il était vicieux: il devint criminel ; il frappa celui qu'il voulait dépouiller ; il vous eût frappé vous-mêmes si vous vous fussiez offerts à ses coups !... Ahl il y aune indigence de Tàme et de la raison , plus fatale encore que la faim. Ce n'est pas Faumône seule que la misère sollicite , c'est une consolation , un guide) un appui! Que fera l'aveugle, le pa«
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rftiytiqae y de pië«ei de monnaie , B*â i«8te seul , tifeflnddniié ? £h bien , la plupart des infortunés sont ayeogléB aussi. La chaiité la moins digne de ce nom est ce^ qui ite donne que de l'or.
DisoBs^e d<mc ; ce n^est pai proprenaent IVn^ tnàne, c^est la ckartté qui est le but dès desseins delà Providence, la rocation de Thomme aisé , ie complément de lliarmome du nonidte miorai. L'aumône n^est qili^un de ses in«tFuméns ; il n'est pas le seul'; il n'est f^as toujours le plus efficace; il contrarie même et détruit quelquefois les effets de la charité , s'il n'est pas dirigé par elle. Or , la charité est tout individuelle. Une largpesse faite en général , ou jetée ayec dédain pour échapper à l'importuilité , inscrite et publiée pour noutrir FoTgueil par ros1;entation d'une fausM yerta , n'est point ce lien' direct et sacré qui doit réunir le firère k son frère. Souvent Taumône n'est qu'une manière de se soustraire k la pitié ^ l'effet d'un lâche et égoïste effroi à la vue du malheur ; j'allMs presque dire qu'une telle aumône est une insulte au malheur. La charité seule opère le bien réel ; sa sollicitude est éclairée , préyo;f ante comme eue est tendre et affectueuse ; elle eauimine ayant d'agir ; elle surveille , elle étend ses regards sur l'avenir ; elle remonte aux causes ; elle embrasse toutes les circonstances ; elle feint au don les soins , les consolations , les conseils , et même des réprimandes paternelles. Admirable
inspiration qui révèle et fournit aux hommes placés dans les conditions les moins fortunées , les moyens de s'associer aussi aux œuvres de la bienfaisance , d'en accepter l'office le plus noble, le plus difficile , le plus utile 9 qui lui permet de devenir riche de bonnes actions !
Les lois civiles qui ne sont qu'une expression , une application positive des lois morales , dans leurs dispositions nécessaires et rigoureuses , ont exigé que la tutelle fût assurée k la minorité , que la tutelle fut obligatoire *. Remontez a la loi morale elle-même ! Contemplez-la dans son principe , embrassez-4a dans son étendue ! L'in» fortune est une minorité. Qui lui nommera son tuteur? La charité.
Or , cette grande vue de la Providence , cette inspiration vertueuse par laquelle elle se produit au sein de la société humaine , en même temps qu*elle nous enseigne ^ non-seulement k faire le bien , mais aussi , ce qui n'est pas moins important, la manière de le bien faire , enseigne k l'administratimi les vrais moyens de remédier k la misère publique. L'art de créer, d'organiser .cette tutelle volontaire , individuelle , immédiate , que la prospérité doit exercer sur la misère , est Fessence d'une bonne administration des secours publics , comme l'exercice de celte tutelle est le ressort le plus efficace dans l'application des se-
* Art. 4'*t 4*3 1 4^' ^^ Code civil.
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cours privés. C'est ainsi qae tout se tient et se lie 5 le monde social n'est qu'un relief du monde moraL Plaignons ceux qui ne voient Tadminis. tration que dans les chiffres ! Son génie habite dans une plus haute sphère. Ceux<-lk seuls entendront son but et sa force , se pénétreront de son esprit , opéreront des choses grandes et utiles 9 dont les méditations profondes se seront éclairées au flambeau de la morale sur les destinées de rhumanité. Si la puissance vient de Dieu , c'est à la condition de lui servir de ministre sur la terre.
Le développement rapide de cette considération fondamentale est Tobjet du présent Mémoire. Placés dans ce point de vue , nous apercevrons naître de la tutelle volontaire , individuelle , immédiate , les moyens de reconnaître et de discerner la vraie indigence, ceux de la soulager , ceux de rendre Taumône utile k son «uteur. Ce principe est éminemment fécond ; les applications se dérouleront d'elles-mêmes. En montrant comment cette tutelle peut être instituée , nous ne proposons point une chimëre ; nous invoquons Texpérience; nous la prenons pour guide ; les vues que nous essayons de présenter , ne sont qu'un résumé fidèle des instructions que l'expérience nous a fournies ; nous les avons puisées atiprès des personnes qui ont dévoué leur vie k Texercice de la charité ; ce sont leurs observations que nous allons recueillir ^
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Wr féawfgiiage que non» alloiu fiiîre entendre ; oam§m*ainm»tfaeie bonheardenoos rendre ienr interprète. Heureux d'ay<Mr]>o être admis à leor écote, 1MNI9 le wenam douHement) si nous poavionsicnr procurer des imitateiirs.
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