‹ Du perfectionnement moral, ou De l'éducation de soi-même, Volume 2Chapitre 32 sur 150 · LXV. 11. SBGT. III. GHAP. YI · texte numérisé non relu

LXV. 11. SBGT. III. GHAP. YI

héritent yolontairement et de plein gré de ses bienfaits, c'est lorsqi^les passons dominantes redoutent ses importunités, veulent se soustraire à ses arrêts; elle na d*enneini véritable que Fimmoralité et la corruption. Il faut en quelque sorte , pour qu'un divorce aussi funeste soit prononcé , il faut que l'homme dégradé j dégénéré , ait abdiqué déjà lui-même les plus éminentes prérogatives de sa nature.

Vous donc qui, à votre entrée dans la vie, voulez soumettre à une conviction raisonnée les opinions les plus importantes pour votre bonheur , exercez-vous , avant toutes choses, à obtenir un esprit droit et sain, à aimer le vrai , à désirer le meilleur ! écartez de votre esprit toutes les préventions , de votre âme toutes les souillures ! ne vous inquiétez point ensuite des incertitudes passagères qui sont l'enfantement, presque nécessaire , des convictions profondes ! Si votre cœur est pur, si vos facultés sont saines; il suffira de^vous interroger de bonne foi. Vous écouterez, dans le calme, la voix de la raison , celle de la conscience ; vous les trouverez en accord : elles vous diront ce que vous avez besoin de savoir.

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