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gonflement avait gagné toute la région sus-hyoidienne, en déterminant une gêne considérable de la déglutition, facies pale, grande anxiété ; fièvre intense ; inappétence absolue.
Constriction des mächoires, d’où impossibilité d'examiner la bouche. On peut cependant se rendre compte, par l’intervalle dentaire, que la langue a acquis un volume énorme et qu'elle est collée contre la voûte palatine.
Dans la région sus-hyoidienne, on constate un gonflement dur, profond, étendu d’un sterno-mastoïdien à l'autre, sans altération notable de la peau ; mais pas de signes de collection purulente limitée. |
Le diagnostic de phlegmon profond de la région sushyoïdienne fut porté.
Ce jour même, en présence d'accidents respiratoires fort graves, dus à la pression des voies aériennes, on pratique la trachéotomie, Après une demi-heure de respiration artificielle, le malade revint à lui.
Le lendemain avec le thermo-cautère, surla ligne médiane, incision antéro-postérieure allant du menton à l'os hyoide ;il
fallut sectionner le musele mylo-hyoïdien, à une profondeur de4 à 5 centimètres, on trouva une collection purulente du volume d’une noisette, d'où s’écoulèrent à peine quelques gouttes d'un pus séreux, mal lié et très fétide.
Tous les accidents allèrent en s'atténuant- Le gonflement de la région sus-hyoïdienne diminua insensiblement, et la guérison fut complète au bout de trois semaines. L’extraction de la dent de sagesse fit cesser immédiatement la constriction de la mâchoire.
SR Ed ; - #1 à £ on 2: ans, marchand de Vins ; alcoolique, fut pris = d'un léger mal de gorge auquel il ne préta aucune attention. +R, rapidement, en l'espace de 48 heures, les symptômes | iggravèrent il se produisit un ‘gonflement considérable dans la région située au-dessous de la mâchoire inférieure ;
É mème temps l'état. général empira ct la respiration de- : nent difficile que l'asphyxie était iminento et | songea à faire la trachéotomie. ÿ
f l'examen, on constata les faits suivants : Fes onsidére le du “plancher de la bouche etdu cou, qui fait que L e cou : se continuent presque en ligne droite et inc it au masque une physionomie toute spéciale. La peau
rep à
net de changée ge couleur, la palpation n est pas doulou-
aucune trace de féduntioi, Il est très dificilear au patieñl de desserrer les mächoires ; toutefois, il peut le faire suflisamment pour que l'on puisse voir que le plancher rouge violacé etla langue sont refoulés vers la voûte palatine et masquent l'arrière-gorge ; quand on déprime la langue on peut voir les amygdales rouges foncées, peu tuméfiées, sans aucune fausse . membrane. La respiration est très embarrassée surtout quand le malade essaie de s'étendre dans son lit, il y a un bruit de
cornage manifeste avec tirage épigastrique à l'inspiration : il y a relativement peu de dysphagie.
La fièvre est vive, le pouls fréquent ct petit. Des qu'on laisse le malade à lui-même, il a des hallucinations ; son délire à toutes les allures du délire alcoolique. Pas d’albumine dans les urines, ni de sucré,
On posa le diagnostic de phlegmon infectieux du plancher de la bouche, et l'on institua aussitôt le traitement suivant: grandes incisions, profondes de 6 à 7 centimètres environ, longues de 4 à 5, des deux côtés, dans la région tuméfiée ; puis, cautérisation profonde, avec la lame rougie du thermocautère ; cela fait, injection et lavages avec de la liqueur de Van Swicten et enveloppement humide. L'on fut frappé, pendant les incisions, de la dureté ligneuse du gonflement; ce ne fut que érès profondément que l'on tomba dans une cavité située à peu près sur la ligne médiane et pleine d'un liquide gris noirâtre infect, qui s’écoula par les plaies.
A l’intérieur, alcooi et sulfate de quinine à hautes doses. Malgré tout, l’état empira le jour suivant, la dyspnée diminua, mais le malade succombait 48 heures après.