‹ Du Phlegmon Sublingual dit Angine de LudwigChapitre 18 sur 32 · PRINT · texte numérisé non relu

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Poe

Détente au point de vue de l’état général et des mouvements de la langue et de la déglutition, mais la température reste élevée à 39° le soir et dans la nuit du 14 au 19, soit 48 heures après l'incision, le malade éprouve une difficulté extrême de la déglutition, la sensation d'un manque absolu d'air, de gonflement de la langue et de l’arrière-gorge. Le médecin de garde est appelé sur le champ, il fait prendre un ipéca ; dans les efforts de vomissements faits par le malade, une poche profonde s’ouvrit-elle dans le pharynx ou bien le pus s’échappa-t-il par l’incision ? Toujours est-il que le malade éprouva un soulagement rapide.

Du 15 au 20 avril, le gonflement de la face diminue, la compression exercée sur les tissus au-dessus de l’incision fait sourdre du pus en quantité notable; le gonflement dur de la région sus-hyoïdienne se circonscrit, la déglutition est plus facile, les mouvements de la langue moins génés, l’écoulement du pus par le drain nul et la température, le soir, ne dépasse pas 38°, 38,5°.

Le 20 avril au soir, sept jours après l'incision, onze après le début des accidents, la température remonte à 39°, les mouvements de la langue redeviennent difficiles, la déglutition gênée, et le lendemain, on constate que la région sushyoidienne gauche présente un gonflement presque aussi considérable que la droite, sans qu'il y ait cependant d’'oœdème de la face. Rougeur légère des téguments. Le malade fait remarquer que, de ce côté, le gonflement à paru sans avoir été précédé de l'apparition d’une nodosité sous-maxillaire.

Même éncision au niveau de la glande sous-marillaire,

absence de pus, malgré le dégagement de la glande et des

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