TL GET
tion de quatre cas, dont trois se sont terminés par la mort ; cctte affection, dont l’auteur essaie d'expliquer la nature ct qu'il n’a trouvée décrite nulle part, forme d’après lui, par l’ensemble de ses symptômes, un tout bien caractéristique, une véritable entité morbide; il propose de lui donner le - nom « d'éduration gangréneuse du cou. » Aussitôt plusieurs médecins du Wurtemberg en publièrent successivement dans le même journal des cas analogues : Theurer, Bosch, Hæring et Leube ; la description qu’ils çn faisaient était entièrement conforme à celle donnée par le médecin de Stuttgard.
L'année suivante, nous voyons Camerer donner à cette affection le nom de « Angina Ludiwigü », qu’elle conservera à côté de celui de « Cynanche sublingqualis rheumaticotyphoides » que veut lui attribuer Leube.
Depuis cette époque on trouve çà et là, éparses dans les feuilles médicales, quelques rares observations dont nous avons relevé les plus caractéristiques, et quelques thèses et monographies françaises où certains auteurs refusaient de reconnaître l’angine de Ludwig comme une affection spéciale.
Dernièrement (1), la question est revenue à l’ordre du jour à propos d’une observation du phlegmon sus-hyoidien communiquée à la Société de chirurgie par M. le docteur Linon, médecin-major de 1° classe, à l'hôpital militaire de Versailles ; frappé par la gravité des acadents, il se deman-
dait s’il n'avait pas eu affaire à une angine de Ludwig.
(1) Société de chirurgie. Séances des 29 juin, 6, 18, 20 et 27 juillet 1892.
… EE AN eg! 73 A
#4 = Fr ra di lire un rapport sur cette com- 2 e eue inication, fit adopter, après discussion, par la majorité de 5e RE ses + collègues, des conclusions tendant à faire disparaitre le + d'angine de Ludwig, et par suite cette affection du nosologique. A la séance RON M. Ro ap-
| Ga aie. à laquelle la Société de chirurgie | consacra plusieurs séances, est actuellement la dernière | page de Fe du phlegmon sublingual, dit angine de