Tome II
2,500 fr. versés, soit 18 p. 100. En 1865, elle se rendit acquéreur du matériel de la Compagnie Impériale , qui était chargée, moyennant une subvention de l’Etat, du service de Marseilleù Alger. L’année suivante, elle convertit ses actions de 5,000 fr. en actions de 500 fr., à raison de 10 nouvelles actions pour une ancienne. Par décret du 18 juillet 1855, le capital de la Compagnie fut porté à 50 millions. Quelques années après, un autre décret, du 1 1 décembre 1861, l’éleva définitivement à 96 millions. Durant cet intervalle, la Compagnie des Messageries Maritimes a pris dôt grands développements et a entrepris de nouveaux services de navigation qu’on verra tout à l’heure.
II. Notions générales. — La Compagnie des Messageries Maritimes a été constituée en 1852 pour une durée de 50 ans, du 22 janvier 1852 au 31 décembre 1901. Elle a pour objet l’exploitation des services maritimes de la Méditerranée, du Brésil, de la Plata et de l’Océan indien.
Le siège social esta Paris, rue Vignon, 1, près du boulevard de la Madeleine. La Compagnie a, en outre, des bureaux à Marseille, 2 quai de la Joliette, etàBordeaux, 19, rue Bacalan.
Le capital social est de 98 millions, divisé en 192,000 actions de 500 fr., sur lesquelles 120,000 seulement ont été émises. — Ces actions sont libérées, au porteur ou nominatives ; les intérêts et dividendes sontpayables les 1er juin et 1er décembre.
L’inventaire a lieu au 31 décembre. L’assemblée gé-
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nérale annuelle se réunit dans le courant du mois de mai.
Le Conseil d’administration de la Compagnie est composé de MM : Armand Béhic, président ; — Dupuy de Lomé, vice-président ; — Alfred André ; — Coullet ;
— Edouard Delessert ; — Denion du Pin ; — Girette ; — Lacroix Saint Pierre ; — Musnier ; — Albert Rostand ;
— Simons ;
Administrateurs-adjoints : — MM. Lefebvre-Desvallières ; — Charles Tranchant.
Secrétaire général de la Compagnie : M. Quéquet. Les divers services denavigationà vapeur postale exécutés par la Compagnie des Messageries comprennent : Le service de la Méditerranée ;
Le service de l’Océan Atlantique, ou du Brésil et de la PI ata ;
Le service de l’Océan indien ;
Le service de Marseille à l’Australie et à la Nouvelle- Calédonie ;
Le service colonial de la Cochinchine.
La Compagnie des Messageries Maritimes a, en outre, un service hebdomadaire de Marseille à Alger, et d’autres services facultatifs qui se sont élevés à 128,312 lieues marines en 1881. — Elle reçoit une subvention annuelle de 4,382,273 fr., pour les services de la Méditerranée et ceux du Brésil et de la Plata ; une subvention de 8,574,024 fr, pour la ligne de lTndo-Chine ; une subvention de 32 fr. par lieue marine, pour la ligne de l’Australie à la Nouvelle-Calédonie; enfin une subvention de 18 fr. par lieue, pour la ligne de Cochinchine.
III. Des emprunts par obligations de la compagnie. — La Compagnie des Messageries Maritimes a contracté successivement trois emprunts par obligations. Le premier, contracté en 1861, comprenait 20,000 obligations 6 p. 100, remboursables à 500 fr. en 20 années et rapportant 30 francs d’intérêt annuel. — Le second, contracté en 1866, comprenait 20,000 obligations 5 p. 100, remboursables à 500 fr. en 30 ans, de 1888 à 1897, et rapportant 25 francs d’intérêt annuel. — Le troisième, contracté en 1868, comprenait 22,000 obligations 5 p. 100, remboursables à 500 fr. en 28 ans, de 1870 à 1897, et rapportant 25 francs d’intérêt annuel.
Le premier emprunt a été remboursé, et les deux autres ont été confondus et figurent sous la même dénomination à la cote officielle.
Il n’existe donc plus qu’une sorte d’obligations, savoir : 42,000 obligations 5 p. 100, émises en 1866 et 1868, remboursables à 500 fr., de 1868 à 1897, au moyen d’un tirage au sort qui a lieu en septembre. — Ces obligations produisent, comme on l’a vu, un intérêt de 25 fr., payable les 1er avril et 1er octobre.
IV. Situation financière de la compagnie. — Les recettes de toute nature de l’exercice de 1881 se sont élevées à 48,146,014,84, et les dépenses à 42,315,864,66 ; d’où un excédent de recettes de 5,830,150 fr. Après prélèvement sur cet excédent d’une somme de 1,378,193 fr., pour le service des obligations, il est reste un solde disponible de 4,451,956 fr., qui a permis de distribuer un dividende de 35 fr. par action.
Pour l’exercice de 1882, le dividende a été également de 35 francs.
SECTION V