Compte rendu aux : ctionnaires du 13 juillet
DE LA BANQUE DE FRANCE
Vis-à-vis de l’Etat, nous comprenions la nécessité absolue, le patriotique devoir de ne pas l’abandonner aux jours de détresse et de danger. Il fallait, par des secours puissants, contribuer au rétablissement de l’ordre et à la sécurité du pays. La Banque n’a point failli à cette grande tâche de salut public, tout en sachant bien qu’elle s’exposait à de très grandes éventualités h »
Tel est, tracé à grands traits, le tableau de l’œuvre de préservation sociale accomplie par la Banque de France durant les années 1870-1871. Elle a fourni à l’Etat, à la ville de Paris, aux grands établissements publics des ressources immenses, à des conditions extrêmement avantageuses. C’est ainsi qu’elle a avancé à l’Etat 1,530 millions, moyennant 3 p. 100 d’abord, puis 1 p. 100 d’intérêts. Grâce au dévouement et à la fidélité de ses employés, organisés en compagnies spéciales pour garder la Banque et veiller à sa sécurité, grâce à la prudence et à la fermeté de ses directeurs, parmi lesquels il nous suffira de nommer M. le marquis de Plœuc, elle a défendu contre d’ardentes convoitises les dépôts confiés à sa garde. Par des mesures larges et bienveillantes , elle a facilité au commerce français la liquidation des affaires engagées; par son attitude calme et confiante, elle a rafi’ermi le crédit public et privé et donné à la nation le temps de se reconnaître. — Voici, maintenant, un aperçu de ses opérations durant cette période.
Pour l’année 1870, les opérations effectuées, tant à