‹ Du placement des capitaux en valeurs de BourseChapitre 120 sur 135 · Voy VÉconomiste finançais, n° du 16 octobre · texte numérisé non relu

Voy VÉconomiste finançais, n° du 16 octobre

DE LA BANQUE DE FRANCE

Parmi les faits qui donnent lieu à l’exportation de notre or, M. Leroy-Beaulieu signale les immenses achats faits à l’étranger, principalement en Amérique, de grains et de denrées alimentaires, ainsi que les énormes placements faits par les Français en valeurs mobilières étrangères. — Mais il ajoute que ces faits n’auraient pas eu beaucoup d’importance, parce que l’or abonde en France, parce que nos placements en valeurs étrangères le font rentrer chez nous sous forme de dividendes et d’intérêts, si la Banque de France, au lieu de retirer de la circulation les petites coupures des billets de 50 francs et de 100 francs, les avait, au contraire, multipliées. Que la Banque de France, dit-il, se décide à multiplier ses billets de 500 francs et de 50 francs, le public de province les prendra avec reconnaissance en échange de ses pièces de 20 francs; l’or affluera aux succursales, et la Banque, sans relever le taux de son escompte, sans que le commerce éprouve aucun trouble, sans que son approvisionnement d’or diminue sensiblement, pourra payer à l’étranger en ce métal 150 ou 200 millions, même 250 ou 300. En résumé, il attribue à nos difficultés monétaires les causes suivantes : 1° comme cause principale, le régime du double étalon; 2*^ comme causes occasionnelles, les grands achats de denrées alimentaires et les énormes placements faits par les Français en valeurs mobilières étrangères; 3® comme cause aggravante, le retrait des petites coupures des billets de 50 francs et de 100 francs h

Hâtons-nous de dire que la Banque de France a donné

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