‹ Du plaisir et de la douleur (volume 2)Chapitre 28 sur 30 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Chapitre premier. — Sujet de l'ouvrage. — De la place du plaisir et de la douleur dans les théories psychologiques des anciens et des modernes. — Pourquoi les faits affectifs ont été confondus avec des faits d'une autre nature. — Prédominance de la division des facultés de l'âme en deux grandes classes, dans l'antiquité, dans le moyen âge et dans les temps modernes.

— Ce qui en est résulté pour la faculté d'éprouver du plaisir et de la douleur. — Équivoques des mots sens, sensation, sensibilité dans la langue philosophique du xvn°, du xvme siècle et de la psychologie contemporaine. — Abus du mot sensibilité par les physiologistes 1

Chapitre II. — Nulle idée ne peut être enlevée à la faculté de connaître au profit de la sensibilité. — Caractère essbntiel de distinction entre les faits affectifs et les faits intellectuels.

— Objectivité de tout fait intellectuel, subjectivité de tout fait affectif. — Caractères secondaires. — Instabilité des faits affectifs, fixité des idées. — Diversité dans la façon dont la mémoire agit sur les uns et sur les autres. — Effets contraires de l'habitude. — De la manière dont les faits affectifs se comportent à l'égard les uns des autres, en opposition aux idées. — Distinction des faits affectifs d'avec les faits volon-

taires. — Sentir ne dépend pas de nous. — Définition de la sensibilité 13

Chapitre III. — Principe de la sensibilité dans l'essence môme de notre nature. — Incompatibilité de Ja sensibilité et d'une nature inerte. — Conditions de l'existence de la sensibilité, activité, conscience, détermination ou fin. — L'amour de l'être, fin universelle des êtres vivants, principe de tout plaisir et de toute douleur. — Impossibilité de définir en eux-mêmes le plaisir et la douleur. — Définition par leur cause, c'est-à-dire par l'activité de l'âme. — Le plaisir et la douleur, phénomènes concomitants de chacune de nos énergies. — Du degré de perfection d'une de nos énergies dépend la mesure du plaisir ; du degré de son imperfection, la mesure de la douleur. — Quand l'exercice de l'activité devient une peine. — En combien de façons une énergie peut être défectueuse 27

Chapitre IV. — Explication de nos diverses sortes de plaisirs. — Plaisirs des sens. — Plaisirs de l'esprit. — Du plaisir de la rêverie. — En quoi consiste le plaisir du rire. — Diverses théories anciennes et modernes sur le rire. — Définition de l'objet risible. — M. Dumont et M. Lévêque. — Des plaisirs les plus élevés de l'intelligence. — Pourquoi certains plaisirs laissent le mécontentement dans l'âme. — Des plaisirs que suit le contentement intérieur. — Définition de la joie et de la tristesse par Descartes, Spinoza, Malebranche, Leibniz. — Phénomènes corporels qui correspondent aux phénomènes psychologiques du plaisir et de la douleur 39

Chapitre V. — Objection des plaisirs de l'oisiveté. — Analyse de l'oisiveté prétendue où les hommes se plaisent. — Différence de

l'oisiveté et du désœuvrement. — Aucun bien fixe et immobile ne peut satisfaire l'homme. — Plaisirs du jeu d'autant plus vifs qu'ils exigent un plus grand travail du corps ou de l'esprit. — On aime d'autant plus un bien qu'il a coûté plus de peine. — Attrait des jeux de combinaison. — Attrait des jeux de hasard. — Contraste des effets de l'inaction. — Du tourment de l'ennui. — Divers témoignages en faveur de l'amour naturel de l'homme pour l'action 52

Chapitre VI. — Du plaisir au sein de la douleur. — Divers témoignages des anciens et des modernes en faveur de cette alliance de la douleur avec le plaisir. — Plaisir dans les larmes que nous versons sur nous-mêmes. — Plaisir dans les larmes que nous versons sur les autres. — Comparaison entre le plaisir de la tragédie et celui de la comédie. — Attrait exercé par le spectacle de la souffrance. — Fascination produite par les jeux sanglants du cirque, par les supplices. — Histoire d'Alypius, racontée par saint Augustin. — Raison de cette contradiction du cœur humain. — Conscience delà convenaneedu sentiment éprouvé avec l'état où nous sommes. — Surcroît extraordinaire d'activité causé par les spectacles tragiques. — Nouvelle confirmation du principe auquel la sensibilité tout entière a été rattachée 63

Chapitre VII. — Des plaisirs de la sympathie. — Retentissement dans notre cœur de ce qui se passe dans le cœur des autres. — Multiplicité infinie des causes de nos plaisirs et de nos douleurs. — Comment les plaisirs de la sympathie se ramènent à la loi générale de la sensibilité. — Analyse de la sympathie par Jouffroy. — On n'aime en dehors de soi que ce qu'on aime en soi. — L'analogie de nature principe de la sympathie. — Différences et rapports des affections sympathiques avec les affections

personnelles. — Plaisir inhérent à tout état sympathique. — Divers éléments de ce plaisir. — L'activité cause indirecte de toutes les affections sympathiques. 73

Chapitre VIII. — La sensibilité est-elle continue ou intermittente? — Opinions de divers psychologues en faveur d'un état d'indifférence, intermédiaire entre le plaisir et la douleur, — Examen de cette prétendue indifférence. — Les petits plaisirs et les petites douleurs. — Des diverses causes qui tiennent continuellement notre sensibilité en acte. — Influence des organes, de la santé, des perceptions des sens, des lieux, de la température. — Influence des pensées qui se succèdent dans notre esprit. — Influence de la sympathie. — De l'anesthésie.

— L'indifférence n'est qu'un état relatif et non absolu. ... 82

Chapitre IX. — Du rôle et des relations réciproques du plaisir et de la douleur. — Apologie du plaisir inséparable de celle de la douleur. — Connexion nécessaire de l'un , avec l'autre. Apologue de Socrate dans le Phédon. — Le plaisir est- il la condition de la douleur ou la douleur la condition du plaisir?

— Sentiments de Platon et d'Aristote sur la nature du plaisir.

— Doctrine faussement attribuée à Platon par Aristote. — Partisans chez les modernes de celte prétendue doctrine platonicienne. — Si la cessation de la douleur engendre le plaisir. — Si le plaisir est l'antécédent de la douleur ou la douleur du plaisir. — Le plaisir, première manifestation de l'instinct 93

Chapitre X. — Péril continuel où serait l'être vivant sans l'avertissement de la douleur. — Examen de diverses hypothèses de Bayle en faveur de la substitution d'un autre avertissement

de ce qui peut nous nuire. — Idée claire du péril. — Ordre de la raison. — Plaisir croissant à mesure qu'on s'éloigne du péril. — Critique de Leibniz. — Vains efforts de Malebranche pour exempter de la douleur Adam avant la chute. — Pourquoi le sentiment de la douleur est plus vif et plus durable que celui du bien. — Comparaison de la somme des peines et des plaisirs dans cette vie. — De la douleur dans ses rapports avec la vie intellectuelle et morale. — Parallèle du plaisir et de la douleur dans les animaux et dans l'homme. — Plus la sensibilité est parfaite pour le plaisir et plus elle est grande pour la douleur r 104

Chapitre XI. — De la place qui appartient à la sensibilité dans l'étude des facultés de l'âme. — Deux points de vue différents d'après lesquels 1ns faits affectifs peuvent se classer. — Des faits affectifs considérés en eux-mêmes ou dans leurs rapports avec leur cause. — Insuffisance du premier point de vue pour une classification. — Des douleurs et des plaisirs pris en eux-mêmes. — De la distinction des vrais et des faux plaisirs.

— Classification des plaisirs et des douleurs d'après les divers modes d'activité qui les produisent. — Concordance de cette division avec celle des moralistes et de la conscience universelle 420

Chapitre XII. — Plaisirs et peines de l'activité instinctive. — Essence de l'instinct dans le plaisir ou la douleur. — Pourquoi l'étude des instincts rentre dans la théorie de la sensibilité.

— Caractère particulier des plaisirs de l'activité instinctive. — Plaisirs prévenants, primitifs, indélibérés. — Explication de chacun de ces caractères. — Caractères opposés des plaisirs de l'intelligence et de la volonté. — Deux sortes d'offices de la sensibilité. — Rôle préventif — Rôle rémunérateur et répressif.

— Subdivisions de l'activité instinctive. — Classification des instincts ou plaisirs prévenants. — Instinct principal préposé à chacune des grandes puissances de l'âme. — Instinct de la vie. — Instinct de la connaissance. — Instinct de la personnalité 130

Page 1