‹ Du pneumothorax essentiel ou pneumothorax sans perforationChapitre 21 sur 25 · OBSERVATION XXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXI

Pneumolliorax guéri par la ponelion par M. Ferrari (1).

« Jeune homme de 16 ans. Il enleva d’un seul effort sa charge près de sa maison et la jeta par terre; aussitôt il sentit une douleur aiguë dans le côté droil, comme si un dard l’eût traversé, et porta la main sur le point douloureux, mais la douleur s’évanouit à l’instant; il rentra chez lui, se coucha, mais il fut réveillé dans la nuit par une violente douleur dans la poitrine et menace de suffocation ; position assise dans le lit, efforts de respiration, douleur au côté droit de la poitrine, congestion de la face, fièvre.

«Dans la cavité thoracique, respiration naturelle très-large à gauche, limitée, profonde et bronchiale à droite. Le lendemain, point de changement; la percussion donne à droite un son beaucoup plus clair.

« Le jour suivant, il est très-clair à droite, normal à gauche: à droite, thorax changé de forme, côtes écartées, espaces intercostaux soulevés, thorax plus élevé qu’à gauche et comme gibbeux; silence à droite, respiration naturelle à gauche. Diagnostic pneumothorax. Il y avait aussi du liquide dans la plèvre, attesté par la matité à la base et par le gargouillement perçu en auscultant et en secouant le malade. L’auteur se rend compte de cet état par une déchirure de quelques vésicules pulmonaires et de la plèvre dans l’effort fait par le sujet et par l’épanchement de l’air dans la cavité thoracique. On se décide pour la thoracentèse. L’opération est faite le lendemain.On introduit un trois-quarts fin au-dessous de la mamelle droite; de l’air sort par la canule et quelques gouttes de sérosité limpide. Peu après le malade dit qu’il respirait mieux. Dans la journée même, plus de gibbosité, respiration libre, circulation régulière. Au bout de quelques jours, guérison parfaite.»

(1) Gazette médic., 1856, p. 163.

OBSERVATION XXIi (1).

« Il y a quelques années que, m’entretenant avec M. Sidobre, de la Faculté de Montpellier et médecin consultant du Roi, le discours tomba sur la matière présente. Cet habile homme me raconta, avec sa franchise ordinaire, que son oncle, M. Berbeyrac, ce célèbre praticien dont le nom sera toujours précieux et vénérable à la médecine, fît faire un jour la ponction dans le côté à un malade qu’il croyait avoir un empyème purulent, que néanmoins il ne sortit pas une seule goutte de pus, mais seulement de l’air qui s’échappa avec bruit, et qu’en conséquence le malade fut entièrement guéri. »

Page 1